Bien que NVIDIA soit historiquement connu pour ses puces graphiques, la firme de Santa-Clara développe et conçoit depuis plusieurs années déjà des chipsets, ces jeux de composants indispensables à toute carte mère. Depuis le tout premier nForce dédié aux Processeurs Athlon, la division chipsets de NVIDIA a fait du chemin, à tel point que des acteurs pourtant historiques comme VIA ou SIS sont aujourd'hui relégués au rang d'outsiders sur ce marché très compétitif.
À l'origine, les chipsets nForce étaient exclusivement conçus pour les processeurs AMD, NVIDIA n'ayant jamais franchement été dans les petits papiers d'Intel. À force d'acharnement, la firme au caméléon a réussi à décrocher en 2005 sa licence auprès d'Intel, ce qui lui a permis de proposer des chipsets compatibles avec les processeurs du fondeur. Pour autant, les chipsets nForce pour processeurs Intel n'ont pour l'instant pas connu le succès de leurs augustes prédécesseurs destinés à la plate-forme AMD. Il faut se souvenir que le tout premier nForce 4 pour Intel était un désastre, car compatible avec trop peu de processeurs, alors que le lancement précipité du nForce 590i SLI pour coïncider avec l'arrivée du Core 2 Duo n'a pas été suivie d'effet, le chipset n'étant pas satisfaisant en matière d'overclocking.
Afin de remédier à cette situation peu glorieuse, NVIDIA a conçu le nForce 680i, un chipset lancé en toute fin d'année 2006. Hélas pour NVIDIA, celui-ci a connu divers problèmes à commencer par un bug au niveau du Serial-ATA, bug rapidement corrigé il est vrai, alors que le prix des
Cartes mères laissait rêveur puisqu'il fallait débourser près de 300 euros. La publicité ayant entouré le nForce 680i SLI n'a donc pas été des meilleures et NVIDIA profite de l'édition 2007 du CeBIT pour dévoiler le nForce 680i LT, une version légèrement écrémée qui devrait au final être commercialisée à un prix plus abordable. Nous nous proposons de faire le point sur ce nouveau chipset, mais également sur le nForce 650i, une variante il est vrai un peu moins prestigieuse du nForce 6 à destination des processeurs Intel qui n'en est pour autant pas moins dénuée d'intérêt.