// Quel appareil photo pour faire de la vidéo ?
Publié par Aurélien Audy le Lundi 6 Avril 2009
Sommaire
1. Introduction
Panasonic Lumix DMC-TZ5
De la même façon que Canon, Panasonic est fortement implanté sur le secteur des caméscopes numériques. Et comme le constructeur réalise également des appareils photo de qualité, avec entre autres un partenariat signé Leica pour ses objectifs, il y a de quoi attendre au tournant ses premiers APN avec vidéo HD. Faute d'avoir pu disposer du DMC-TZ7 (disponible fin mars), nous avons testé le plus abordable TZ5.Capacités en vidéo
Qualité d'image
Le TZ5 encode ses vidéos en Motion Jpeg avec un débit moyen d'environ 25 Mbps et encapsule le tout dans un fichier MOV. Question : les 4 Mbps de débit en moins par rapport à l'encodage choisi par Casio, aussi en Motion Jpeg, se voient-ils ? Oui. Enfin, ce n'est peut être pas qu'une question de débit puisque celui-ci varie selon les séquences. Mais l'image fourmille d'avantage et des artefacts de compression sont visibles, notamment lorsque l'on effectue un arrêt sur image. Toutefois Panasonic redresse la barre grâce au superbe piqué de l'objectif, qui délivre des contours nets et des micro-contrastes intenses. Et le traitement made in Panasonic, avec une netteté accentuée, restitue en règle générale une image toujours un peu flatteuse. Du coup, on s'accommode plus volontiers des défauts de compressions. Le TZ5 se place au-dessus du S2000HD en termes de qualité d'image. Lorsqu'on filme de nuit, le fourmillement s'accentue mais de façon modérée. La balance des blancs se laisse un peu piéger par l'éclairage public mais le piqué reste bien présent. En revanche, le TZ5 peine à capter la luminosité. En grand angle, c'est juste suffisant mais en téléobjectif c'est vraiment limite. Dans l'ensemble, le TZ5 produit des vidéos tout à fait satisfaisantes. L'utilisateur appréciera d'avoir accès à plusieurs réglages, comme les cinq styles de couleurs, le mode macro, la correction d'exposition, le mode autofocus ou encore la balance des blancs.Vidéos à télécharger :
Focus sur le zoom
Le TZ5, dans une enveloppe assez compacte, dissimule un zoom 10 X de conception Leica, couvrant la plage de focales 28 – 280 mm. Ce même zoom tant récompensé qui équipe la série TZ depuis le TZ2. Outre le piqué déjà évoqué, ce zoom présente l'avantage d'être équipé d'une vraie stabilisation optique, bien rodée par Panasonic. D'une efficacité redoutable ! On peut l'utiliser pendant qu'on filme, avec le zoom numérique en renfort au cas où. Les variations du zoom sont très, voire trop lentes mais cela comporte au moins deux intérêts : d'une, l'autofocus arrive à suivre plus facilement, même s'il tend à sortir de ses gonds lorsque le zoom arrive en bout de course, et de deux le bruit du moteur reste très faible. A ce stade du comparatif, c'est donc le seul appareil qui propose un zoom réellement utilisable, tant sur le plan de la stabilisation que de l'autofocus ou du silence de fonctionnement. Même de nuit, l'autofocus arrive à suivre convenablement les mouvements et les changements de plan. Avec parfois quelques pertes de focus mais il se situe bien au-dessus de la moyenne. Notez par contre que si l'optique Leica contient très bien les aberrations chromatiques, elle se montre sensible aux reflets lumineux : elle produit parfois des bandes violettes peu seyantes. Le problème reste toutefois moins important que sur le S2000HD de Fuji.Vidéos à télécharger :
Problème de bandes violettes
Audio
La partie audio est un peu le parent pauvre du TZ5 : le format PCM est encodé à 64 Kbps sur une fréquence d'échantillonnage de 8 KHz… c'est peu, et ça s'entend ! Le rendu est caverneux et crin crin. Bref, le minimum pour restituer l'ambiance sonore environnante mais c'est tout. L'avantage c'est qu'on n'entend quasiment pas les bruits du zoom.Deux mots sur le logiciel
C'est ArcSoft Software Suite qui accompagne le TZ5. MediaImpression permet d'éditer les vidéos et de faire des montages simples avec page d'introduction, de conclusion, des fondus et l'ajout d'une piste audio. Simple voire simpliste. En effet, MediaImpression s'avère assez limité : un seul fondu pour toutes les transitions, pas d'insertion de texte, pas d'effets, exportation limitée au 720 x 576, la signature ArfSoft obligatoire en page de conclusion… Mais le logiciel a tout de même le mérite d'exister et de proposer les fonctions de base en vidéo.Arcsoft MediaImpression
Et comme appareil photo ?
Ergonomie
Le TZ5 profite d'un gabarit intéressant : à la fois suffisamment compact pour se glisser dans une poche mais pas trop petit non plus, ce qui lui confère une bonne prise en main. Et permet aussi de loger son optique performante. Le boîtier métal est doté d'une poignée discrète, couverte d'un grip fin. Rien à voir avec la tenue d'un bridge mais c'est toujours mieux que rien. Les boutons sont bien disposés et pertinemment attribués. On apprécie particulièrement la commande Q.MENU (Q pour Quick) qui donne un accès sur l'écran à tous les réglages essentiels, disposés en bandeau : c'est bien plus rapide que d'aller farfouiller dans d'interminables menus. Autre atout majeur du TZ5 : son splendide écran de 3 pouces contenant 460 000 pixels. Lequel profite de différents modes d'affichage : luminosité automatique, accentuée ou angle supérieur. Tous les APN disposent de réglages de la luminosité d'écran, mais là c'est rapide car pré-réglé en fonction de besoins réels et disponible via la touche Q.MENU. Les menus complets sont clairs, un peu longs mais bien organisés. Dommage par contre qu'on ne puisse pas passer du mode visionnage au mode prise de vue en pressant le déclencheur.Bouton Q.Menu et trappe à connectique
Détail des possibilités
Le TZ5 est orienté grand public. Il privilégie donc d'avantage les modes assistés au fonctionnement manuel. Dans la position Image normale vous pouvez modifier le mode autofocus (dont détection des visages), la balance des blancs, les ISO, le ratio d'image (4/3, 3/2 ou 16/9) ou encore la correction et la mesure d'exposition. Pour le reste, c'est modes scènes (23 en tout avec deux positions sur la molette) et tout automatique. On notera la présence de la fonction Exposition intelligente, assez pratique, qui équilibre les scènes contrastées en débouchant les zones d'ombre. Et les 7 styles de couleur, noir et blanc, sépia, chaud, froid… Il manque en revanche des réglages précis du contraste, de la netteté et de la saturation. L'APN se montre réactif et fiable, dans la plupart des circonstances. Côté hautes sensibilités, point faible de Panasonic pendant longtemps, la gestion du bruit s'améliore… mais ce n'est pas encore tout à fait ça. Jusqu'à 400 ISO, la qualité d'image est contrôlée, mais au-delà, les textures moutonnent. Cette perte de détails est assez gênante pour des agrandissements. Le TZ5 se destine donc d'avantage à une utilisation diurne. Surtout que la balance des blancs automatique n'est guère fiable avec les éclairages artificiels.Quelques photos du Panasonic TZ5
Conclusion
Du haut de ses un an, le TZ5 n'est peut être plus tout jeune mais il a encore de beaux restes. Son optique polyvalente d'excellente facture, alliée à un autofocus précis, capture des vidéos de bonne qualité. Même topo côté photo, avec toutefois un bémol dans des conditions de lumière difficiles. Si on ajoute à cela le gabarit compact, la finition sérieuse et le prix attractif (à partir de 230 €), le TZ5 a de quoi se faire une place sur le podium !Les plus
- Qualité vidéo satisfaisante
- Zoom polyvalent et efficace
- Vraie stabilisation optique
- Prix attractif
- Ergonomie
Les moins
- Légers artefacts de compression
- Partie audio décevante
- Performances moyennes de nuit
- Gestion imparfaite des hautes sensibilités
Panasonic DMC TZ-5
Appareil photo numérique
Très bon
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Qualité vidéo
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Zoom
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Audio
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Qualité photo










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