Un outil pour repérer les faux profils en ligne

Une équipe de chercheurs de l'université d'Edinbourg a mis au point des algorithmes qui repèrent les personnes qui mentent sur leur genre ou sur leur âge dans leurs profils en ligne.

Un outil qui pourrait permettre de repérer et signaler les faux comptes créés par les enfants pour avoir accès à des sites réservés aux adultes.

Des algorithmes détectent ceux qui mentent sur leur genre ou âge


La plupart des utilisateurs de sites de rencontre en ligne confient avoir été confrontés au moins une fois à un faux profil, d'après une enquête réalisée par l'association de consommateurs britannique Which?. Et le nombre d'utilisateurs escroqués par des arnaques en ligne a atteint un niveau record en 2016.

Pour lutter contre ces personnes qui mentent sur leur identité sur les réseaux sociaux (une pratique surnommée "catfishing"), des chercheurs de l'université d'Edinbourg, en collaboration avec l'université de Lancaster, l'université Queen Mary et le King's College de Londres ont configuré des ordinateurs pour qu'ils repèrent les arnaques en ligne. En analysant les données de 5 000 profils publics vérifiés manuellement par des employés du site pour adultes Pornhub, les algorithmes ont appris comment les hommes et les femmes de différents âges interagissaient avec les autres, la façon dont ils commentaient les posts et leur style d'écriture. Cette analyse leur a permis de passer en revue le reste du site, à la recherche des profils qui mentaient sur leur âge ou leur genre. D'après les chercheurs à l'origine du projet, ces algorithmes sont capables de repérer quelqu'un qui ment sur son genre avec plus de 90 % de précision.

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Un outil pour faire le ménage sur les réseaux sociaux


D'après l'étude réalisée par ces chercheurs, 40 % des profils en ligne mentent sur leur âge et 25 % sur leur genre et les femmes sont plus enclines à mentir que les hommes. D'après le Dr Walid Magdy, de l'Université d'Edinbourg, « ce qui est intéressant, c'est que la plupart des gens mentent parce qu'ils pensent qu'ils se feront plus d'amis et auront plus d'abonnés ».

Le Dr Madgy estime par ailleurs que les algorithmes développés pourraient « permettre de construire des outils utiles pour signaler les utilisateurs malhonnêtes et faire en sorte que les réseaux sociaux soient sécurisés (...) Les applications sont nombreuses : on pourrait par exemple les utiliser pour les personnes sur Twitter qui créent de faux profils pour des raisons politiques ou pour les enfants qui créent de faux comptes afin d'avoir accès aux sites pour adultes ». Les résultats de leur étude seront présentés à une conférence en Australie sur le futur des réseaux sociaux.


Modifié le 09/06/2017 à 15h26
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