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SNEP : musique numérique à la traine, Hadopi attendue

Brève Business Internet

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Pour le SNEP, qui représente les intérêts des éditeurs de musique en France, le constat du premier semestre 2008 est sans appel : avec des ventes de disques toujours en baisse, et un secteur de la musique numérique qui ne parvient absolument pas à compenser le déclin du marché physique, il devient de plus en plus urgent de définir un cadre précis venant régir les échanges de biens culturels sur Internet et... enrayer une fois pour toute le piratage, toujours considéré comme la principale source des maux du secteur.

- 12,2% sur un an

Le marché de gros de la musique enregistrée connait, pour le premier semestre 2008, une baisse de 12,2% pour atteindre 279 millions d'euros. Les ventes de musique sur supports physiques (CD, singles et vidéos musicales) connaissent sans surprise une baisse plus importante, évaluée à 17,7%. Les singles sont les plus touchés par la crise, avec un chiffre d'affaires en baisse de 45,2% sur un an.

Du côté des ventes numériques en revanche, la croissance est toujours au rendez-vous, mais avec 36 millions d'euros de recettes sur les six premiers mois de 2008, on peine à compenser l'érosion des ventes de disque. Le numérique enregistre toutefois une progression de 56,9% sur un an, bien plus marquée en France qu'au niveau mondial, pour lequel la hausse n'est que de 15%.

La téléphonie mobile représente le gros des ventes, avec 20,3 millions d'euros de chiffre d'affaires, devant les téléchargements à l'acte sur Internet (12,4 M€) et les offres de type streaming et abonnement qui, avec 3,3 millions d'euros, enregistrent toutefois une croissance de 370% sur un an.

De la valeur de la musique...

Toute la profession caresse l'espoir de voir repartir à la hausse les ventes de CD, mais l'on commence à admettre ouvertement que l'essor du numérique entraine de nouveaux modes de consommation de la musique, une tendance contre laquelle il serait stérile de lutter. La fin des combats d'arrière-garde ? Si les canaux de distribution se multiplient, il importe toutefois pour le SNEP de ne pas perdre de vue la question, primordiale aux yeux des producteurs, de la valeur de la musique.

« Rien ne dit qu'une forme d'exploitation prendra le pas sur les autres à l'avenir. Il faut donc s'habituer à ce que les sources de revenus se multiplient », explique Christophe Lameignère, président du SNEP, pour qui les offres d'abonnement illimité, ou les sites d'écoute gratuite financés par la publicité posent un problème de taille : la baisse, dans des proportions importantes, de la valeur unitaire d'un morceau de musique. Le problème du secteur serait donc double : il importe d'attirer les consommateurs vers les nombreuses offres légales disponibles, mais aussi de réfléchir à la façon dont ces offres peuvent correctement valoriser la musique.

« Internet est le seul endroit où la consommation de biens culturels n'est pas organisée », commente Christophe Lameignère. La branche française de l'IFPI, qui appelait déjà de ses voeux la loi « Création et Internet » en avril dernier, continue à y placer ses espoirs : endiguer le piratage, c'est forcer les consommateurs à se tourner vers les offres légales, et donc stabiliser ces dernières autour de modèles permettant aux éditeurs de renouer avec la croissance.

Hadopi : première lecture avant Noël

Au coeur d'une rentrée parlementaire mouvementée, difficile pour les deux chambres de se consacrer à l'épineux dossier de la loi « Création et Internet », autrement appelée loi Hadopi, du nom de l'Autorité qu'elle est censée instituer. Initialement prévue pour le mois de septembre ou d'octobre, la première lecture pourrait finalement n'avoir lieu qu'en fin d'année, repoussant la promulgation de la loi au printemps 2009. « L'engagement du président de la République sur ce dossier est intact », rappelle Hervé Rony, directeur général du SNEP. Les difficultés seraient donc d'ordre « technique, mais pas politique ».

Quoi qu'en dise le SNEP, le caractère éminemment politique du dossier est incontestable, en témoigne les virulentes réactions au concept de riposte graduée aussi bien en Europe qu'en France. On se souviendra également des débats houleux qui avaient accompagné la réflexion autour des dossiers licence globale et loi DADVSI. Une façon d'aplanir ces difficultés serait-elle de procéder à la première lecture au cours d'une de ses sinistres soirées de décembre, où la majorité des députés préfère aux bancs froids de l'Assemblée la chaleur d'un bon fauteuil ?

« On retrouvera la santé pour une raison simple : la musique est indispensable à la société », conclut sur une note d'optimisme Christophe Lameignère. Les maisons de disque le sont-elles également ? D'aucuns estiment que le marché de la musique serait bien plus vivant s'il n'était pas figé dans le carcan des modèles de distribution actuels. D'autres rappellent que s'il tourne pour beaucoup autour de la musique dite « enregistrée », le marché de s'y limite certainement pas.
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Les Commentaires des lecteurs
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le 11 Sept. 08 à 10h45
Edition
 
peux on avoir une estimation du taux d'augmentation du piratage de cd (surtout des produit audio de daube qui coutent cher et ne rapporte rien parce que personne n'en veux) ?
 
le 11 Sept. 08 à 10h47
Edition
Message intéressant
 
qu'est ce que ces gens viennent encore la ramener alors qu'ils touchent pleins de fric grâce à une taxe sur la copie privée reconnue illégale puisque basée sur une estimation du piratage !!! j'en profite pour saluer la position de Gilbert Montagné sur le sujet. (il y a quand même quelques artistes qui cherchent des VRAIES solutions)
 
le 11 Sept. 08 à 10h49
Edition
Message intéressant
 
l'industrie musicale se porte de mieux en mieux
www.numerama.com...
 
le 11 Sept. 08 à 10h51
Edition
 
Toute la force d'un lobby qui a ses entrées au gouvernement.

Des offres légales c'est pas pour demain.

Un iPod de 4 go contient 1000 chansons, qui mettrait 1000 euros de chansons dans son iPod de 150 euros hein ? en plus a renouveler tous les mois pour 50/100 euros pour avoir les nouveaux morceaux sortis ?

Va falloir qu'ils se sortent les doigts du c**. C'est fini le temps de l'abus à 15 euros le CD pour écouter 1 titre ou 2 quand ils ont fait un monopole du support et de la distribution.
 
le 11 Sept. 08 à 10h51
Edition
 
J'y crois pas ce qu'il perde sur les ventes de CD, il le récupèrent sur les ventes sur internet!
Et ils se plaignent? Ils veulent vraiment le beurre et l'argent du beurre!
Pour moi c'est clair, je n'écoute pas de musique, je n'en achète pas et je n'en achèterai jamais.
Je ne donnerai jamais d'argent à des voleurs.
On dirait qu'ils veulent obliger les gens à acheter leurs CD!
C'est du raquete légalisé comme les radars (91km/h au lieu de 90 -> hop à la caisse ^^)
 
le 11 Sept. 08 à 10h52
Edition
Message intéressant
 
Je remarque que cela soit du coté des "distributeurs" de musique, du coté des pro-accès-libre, ou enfin du coté des pro-changement-du-mode-de-distribution aucun ne semble entrevoir que les 12.2% de baisse soit aussi "peut-être" dû à une simple baisse de la consommation de musique.
Moi je ne télécharge pas de musique sur le net, je n'ai pas non plus acheté de CD récemment, tout cela car mon budget passe "d'abord" ailleur (et je n'ai pas fait de copie illégale, j'ai juste écouté la radio ou les cd que j'ai déjà). :(
Alors je doit sans doute faire partie de ses 12,2% mais qui ne semble pas faire tilter tout ces penseurs.
:P

Je trouve ça pathétique de chercher absoluement un moyen de remonter les ventes avec tout pleins de prétextes tout en ignorant la chute vertigineuse(d'après moi) de la consomation toute simple de la musique (que cela soit pour question financière, gouts,etc.) :/
 
le 11 Sept. 08 à 10h52
Edition
 
" L'engagement du président de la République sur ce dossier est intact "

tu peux être sur que l'engagement de tous les français a ce que M? sarkozy ne repasse pas est aussi intact !

au passage +1 a ricou_fr et a antorian, je suis assez d'accord que vu la @!#$?* servie y a pas de quoi acheter. Ca fait belle lurette que j'ai pas entendu un seul truc vraiment génial en musique.. et ce meme de la part de ceux qui etaient habitués a faire des tubes. en gros, on ne sait plus faire de musique.
Edité le 11/09/2008 à 10:53
 
le 11 Sept. 08 à 10h58
Edition
Message intéressant
 
...il devient de plus en plus urgent de définir un cadre précis venant régir les échanges de biens culturels sur Internet et... enrayer une fois pour toute le piratage, toujours considéré comme la principale source des maux du secteur.
Et la mauvaise qualité de la production musicale (je pense à la Star Ac', aux artistes Kleenex qui font un, voire deux - soyons fous! - titres puis basta)?

Et la baisse du pouvoir d'achat (j'achète beaucoup de CD, mais ces derniers mois, il est vrai que j'en achète moins: entre manger et mettre de l'essence dans la voiture pour aller bosser ou écouter de la musique, le choix est vite fait)?!

Mais c'est vrai, j'oubliais, ce sont les pirates les sales voleurs... :neutre:
 
le 11 Sept. 08 à 10h58
Edition
 
J'y crois pas ce qu'il perde sur les ventes de CD, il le récupèrent sur les ventes sur internet!
Ben non, puisque les vente numériques ne progressent pas assez vite pour compenser la chute des ventes de CD.:neutre:

C'est du raquete légalisé comme les radars (91km/h au lieu de 90 -> hop à la caisse ^^)
Je vois mal le lien entre le respect du code de la route et le prix de la musique...
Par ailleurs rien ne t'empêche de rouler sous la limite autorisée (si si, promis).:ane:
 
le 11 Sept. 08 à 10h59
Edition
 
vu la conjoncture actuelle, il est normal que l'industrie du disque soit aussi touchée. À choisir entre manger et acheter un CD (même de la starac ) les Français ont peut-être choisi de consommer de la nourriture et non de la me...e
 
le 11 Sept. 08 à 11h03
Edition
 
Un de ces quatre ça va péter, ils vont se manger une bonne révolution dans la tronche et ça va faire mal...
 
le 11 Sept. 08 à 11h06
Edition
Message intéressant
 
LaTeamClubic a écrit:
...]Pour le SNEP, [...] il devient de plus en plus urgent de définir un cadre précis venant régir les échanges de biens culturels sur Internet et... enrayer une fois pour toute le piratage, toujours considéré comme la principale source des maux du secteur.


Ok, donc la hausse des prix de tous les biens de consommation essentiels ou prioritaires (nourriture, énergie, etc), et la baisse de pouvoir d'achat qui en résulte, ce n'est pas une cause sérieuse de baisse des ventes pour les marchés annexes tels que les loisirs ou la culture.

Tout le monde n'a pas le salaire de Pascal Nègre, il y a des gens qui doivent réellement choisir entre payer leur loyer en manger d'une part, et se divertir d'autre part.

J'ai pas fait énormément d'économie, mais il me semble que dans une économie de marché, la loi qui prime est celle de l'offre et de la demande. Quand la demande baisse, ne doit-on pas baisser les prix de vente pour attirer les acheteurs potentiels ? Dans ce cas, pourquoi est-ce qu'un CD coute plus cher en France que dans la plupart des autres pays du monde ? Elle ne serait pas plutôt là, la source de tous les maux du secteur ?

:pfff:

Bientôt, on va nous dire que si l'essence coute aussi cher, c'est à cause des pirates qui téléchargent en masse leur carburant sur Internet !
Edité le 11/09/2008 à 11:10
 
le 11 Sept. 08 à 11h11
Edition
 
Pour repartir de bon pied entre les artistes et le consommateur, je pense qu'il faut court-circuiter les réseaux de distribution actuels.
L'art c'est tellement mercantilisé ces derniers temps qu'on à plus les valeurs fondamentales : le plaisir de faire l'art et le plaisir de consommer l'art.
C'est un peu comme pour la bouffe, tu veux une certaine qualité donc tu te rapproche de la source afin d'avoir le bon rapport qualité/prix.
C'est d'ailleurs pour cela que certain artiste confirmé tente la vente directe.
Bon après on vas me dire que sans les majors il n'y as plus de production (finance), mais bon quand on vois de jeunes artistes (ou artiste confirmé parfois) se faire plumer par ces même majors (contrat de débutant) moi je dis que ça vaut le coup d'essayer.
 
le 11 Sept. 08 à 11h12
Edition
 
Vu a piètre qualité de la production musicale actuelle, je préfère acheter un morceau en ligne plutôt qu'un CD 12 titres dont 11 mauvais. Ça confirme la news qui dit baisse de vente des CDs non compensée par la vente en ligne.
 
le 11 Sept. 08 à 11h12
Edition
 
Si seulement les cd (comme le prix des transports en commun) baissaient au lieu d'augmenter à cause (soi-disant) de la fraude il y aurai surement beaucoup moin de piratage.
FZM l'a bien compris (même si ce n'est pas forcement un bon exemple (marginaux, punks etc...) et leurs CD se vendent à un prix abordable...
Mais l'état nous endort et nous fait subir ses augmentations dans tous les secteurs au lieu de baisser les prix pour faire plus de vente...
Et je rappelle que ce ne sont pas les artistes qui se plaignent le plus ce sont les maisons de disques qui perçoivent plus des 3/4 du prix sur un support CD ou meme logique (mp3)
Bref c'est pas demain qu'ils seront capables de réfléchir raisonnablement et intelligemment :/
 
le 11 Sept. 08 à 11h14
Edition
 
Moi j'achète pas mal de CD. Ce qu'il y a c'est qu'aucun d'entre eux ne date des 5 dernières années.
C'est vrai qu'il n'y a aucun CD récent qui me botte!!!!!

A la la ces pirates. C'est eux qui foutent la M...E!!!!
 
le 11 Sept. 08 à 11h14
Edition
 
Perso je ne télécharge pas, ma connexion est bien trop faible, mais pour ceux qui téléchargent avec mégaupload, ils ne partagent pas de fichiers, donc ils ne risquent pas de se faire prendre non?
Edité le 11/09/2008 à 11:16
 
le 11 Sept. 08 à 11h15
Edition
 
En fait il suffit de choisir son camps dans cette histoire tout simplement.
Soit tu télécharge à gogo et tu es du coté obscur de la force, soit tu va acheter ton disque bien gentiment chez ton disquaire du coin comme un petit padawan.

Mais il reste une solution qui me parait être un bon compromis ===> les sites d'écoute en ligne.

Moi je me rangerais plutôt du coté des Jedis même si je n'achète que très rarement des albums, mais la plupart du temps j'écoute en ligne et finalement, j'y trouve mon compte.
 
le 11 Sept. 08 à 11h15
Edition
 
"il importe d'attirer les consommateurs vers les nombreuses offres légales disponibles, mais aussi de réfléchir à la façon dont ces offres peuvent correctement valoriser la musique."

Sous-entendu, il faut attirer le consommateur vers une offre légale et en même temps augmenter le prix à l'unité. On tourne définitivement en rond.

C'est étrange comme les projets de loi controversées à propos d'Internet sont toujours repoussés en décembre. On va encore avoir le droit à un débat le 26 décembre ?
 
 



 
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