Téléchargement : les amendes pleuvent en Suède

Avec la collaboration des FAI suédois, un cabinet d'avocats multiplie les actions en direction de dizaines de milliers d'internautes ayant téléchargé illégalement des fichiers.
Afin d'éviter des poursuites en justice, les internautes sont « invités » à régler un forfait d'environ 475 euros.

Des milliers d'adresses IP ciblées


L'offensive mondiale contre le téléchargement illégal n'est décidément pas terminée. Déterminés à mettre fin à des pratiques qui leur ont coûté des milliards de dollars, les ayants droit des œuvres les plus téléchargées saisissent dans le monde entier des cabinets juridiques qui, par tous les moyens légaux possibles, tentent de dissuader les internautes.

En Suède, depuis quelques semaines, des dizaines de milliers d'internautes reçoivent dans leur boîte aux lettres des injonctions émanant du cabinet danois Njord Law. Ce dernier a obtenu de la justice danoise le droit de collecter auprès de plusieurs FAI, dont les trois plus importants en Suède, Telia, Tele2 et Bredbandsbolaget, des milliers d'adresses IP ainsi que l'identité des abonnés se cachant derrière.

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Argent contre abandon des poursuites


Point commun à tous ces internautes : le téléchargement illégal de certains fichiers, surtout des films (Ca, London has Fallen, Mechanic Resurrection, notamment), qui laissent entrevoir les commanditaires de Njord Law. Le cabinet se félicite d'ailleurs de la coopération obtenue auprès des FAI, qui sont allés au-delà de ses espérances, en communiquant y compris des adresses IP qui n'étaient pas ciblées par les avocats. Chacun de ces internautes a donc reçu un courrier au contenu très ferme.

Soucieux d'établir « un dialogue apaisé » avec ses interlocuteurs, Njord Law les invitent à payer dans les plus brefs délais la somme de 4.500 SEK (couronnes suédoises), soit l'équivalent de 475 euros ! Jolie somme, en échange de laquelle Njord Law éteindra les poursuites judiciaires qui s'abattraient sur le contestataire. Cette méthode a déjà été appliquée (avec succès) en Grande-Bretagne. Reste à savoir si un cabinet d'avocats mènera un jour une offensive similaire en France.

Modifié le 13/02/2018 à 17h39
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