L'Hadopi met en garde contre de faux e-mails d’avertissement

La haute autorité vient d'avertir que de faux e-mails d'avertissement étaient envoyés sur les boîtes aux lettres électroniques d'internautes. L'Hadopi met donc à disposition un tutoriel permettant de distinguer la véritable riposte graduée de la fausse.

Le logo de l'Hadopi.
Encore une fois, des messages non-sollicités se font passer pour des e-mails d'avertissement provenant de l'Hadopi. Cette dernière tente donc de prévenir les éventuels internautes touchés : « Si vous recevez un mail de l'Hadopi, ou se faisant passer pour un mail de l'Hadopi, ne répondez jamais en faisant "répondre" à ce mail », précise-t-elle. Elle ajoute qu'il ne faut jamais répondre directement aux mails de recommandation et conseille de la contacter par téléphone au 09 69 32 90 90 (tarification hors forfait, appel non surtaxé).

Afin d'aider les internautes, l'Hadopi met également en ligne un formulaire composé de 5 questions afin de déterminer si un e-mail est bien authentique : Est-il fait mention de votre FAI, le message contient-il des liens cliquables, des propositions d'acheter un logiciel, une demande de payer une somme d'argent, propose-t-il de se connecter à un espace personnalisé. Autant de moyens de reconnaître un spam.

Comme le note PCInpact, ce n'est pas la première fois que l'Hadopi fait face à l'envoi de telles correspondances. En mai 2010, alors que l'autorité n'avait pas encore envoyé ses premières alertes, certains internautes expliquaient avoir déjà reçu de faux messages. Un mois après, ce sont de véritables spams qui tentaient d'induire en erreur les internautes français.

A l'époque, l'Hadopi avait mis en garde les internautes. Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi affirmait alors que « des escrocs essayent d'en profiter en faisant circuler des spams et fichiers qui demandent de l'argent. Les mails de recommandation de la Hadopi seront simples et nominatifs alors que les spams n'ont pas le nom de l'usager. En aucun cas, ils ne demanderont de données personnelles ou bancaires, ni ne nécessiteront une quelconque connexion sur une plate-forme dite sécurisée avec carte bancaire et mot de passe ».
Modifié le 12/07/2012 à 10h17
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