Les producteurs de cinéma souhaitent que l'Hadopi passe au streaming

L'Association des producteurs de cinéma (APC) estime que l'Hadopi n'avance pas assez vite. Son délégué général souhaite donc que l'autorité puisse s'attaquer aux sites proposant du contenu en streaming. A ce jour, l'Hadopi ne prend en charge que les réseaux P2P.

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A l'heure actuelle, l'Hadopi est chargée de surveiller, via la société Trident Media Guard, les réseaux de pair à pair (peer-to-peer ou P2P). Pourtant, selon certains responsables, l'activité de l'autorité devrait être étendue à d'autres technologies, et en premier lieu au streaming (diffusion instantanée, sans téléchargement).

Interrogé par Edition Multmedi@, Frédéric Goldsmith, délégué général de l'Association des producteurs de cinéma (APC) souhaite que l'Hadopi passe une vitesse et s'occupe également des sites de streaming. Le responsable estime avoir « de bons échos de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa) sur la progression de l'action de la Hadopi pour prévenir le piratage et développer l'offre légale. Un enjeu est le développement des sites de streaming illégaux, contre lesquels il existe des moyens d'action complémentaires dans le Code de la propriété intellectuelle ».

Pour rappel, l'Hadopi a toujours précisé que « la loi ne se limite à aucun moyen de technique, et n'exclut donc pas le streaming ». Par contre, le système mis en place entre ayants-droit et l'autorité (repérage des IP puis transmission) ne vise que le P2P. Pour que l'activité de l'Hadopi évolue il faudra donc que le décret actuel soit modifié afin d'y inclure le streaming ou d'autres méthodes comme le téléchargement direct par exemple.

Ces propos de l'Association des producteurs de cinéma sont donc le témoignage d'un soutien de la part de cette branche du cinéma à la haute autorité. Par contre, lors de son dernier rendez-vous avec la presse, l'Hadopi n'a fait aucune annonce au sujet du streaming...
Modifié le 12/07/2012 à 10h17
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