Zone Telechargement : deux mises en examen

L'affaire Zone Telechargement continue d'avancer et les premières précisions liées à l'enquête et à la fermeture du premier site de téléchargement illégal de France commencent à tomber. L'opération, qui a été internationale, a donné lieu aux premières mises en examen.

Zone Telechargement a été fermé lundi 28 novembre 2016, à la suite d'une opération conjointe de la gendarmerie française et des autorités d'Andorre où résidait un des prévenus soupçonné être l'un des administrateurs du site.

Deux administrateurs mis en examen, trois personnes libérées


L'opération, de grande ampleur, a conduit à la garde à vue de 5 personnes, mais seulement deux ont été mises en examen, tandis que trois ont été libérées. La première a été arrêtée lundi 28 novembre 2016 à Toulouse par la gendarmerie. L'homme est accusé de « contrefaçon », « travail dissimulé » et « blanchiment ».

Le deuxième administrateur du site Zone Telechargement a été arrêté dans la principauté d'Andorre et reste en attente d'extradition vers la France, une procédure qui ne devrait pas tarder. Une fois en France, le juge d'instruction lui communiquera les charges retenues contre lui et qui ne devraient en toute logique pas diverger de beaucoup de celles retenues contre le prévenu arrêté dans l'Hexagone. Les deux prévenus, selon les informations fournies par la police, ont 24 et 26 ans.

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Des saisies pour des centaines de milliers d'euros


Outre la mise en examen, les autorités ont également saisi des avoirs pour près de 431 000 euros, ainsi que de l'argent liquide et deux voitures de luxe de marque Jaguar. Selon les informations du site Zataz, Zone Telechargement et la plateforme DL Protect, également mise hors service dans l'opération, auraient permis aux administrateurs de réaliser quelque 10 millions d'euros de chiffre d'affaires en une dizaine d'année.

Les ayants-droit qui ont porté plainte en 2014 estiment les pertes liées au téléchargement illégal sur la plateforme à 75 millions d'euros. Mais l'affaire risque de durer des années. Les faits ont, certes, été reconnus par le prévenu arrêté à Toulouse, ce type d'enquête et de procès a tendance à durer des années comme le prouve, entre autres, l'affaire Megaupload.

Modifié le 01/12/2016 à 14h34
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