Commentaires : Des véhicules à hydrogène en projet chez Jaguar Land Rover

Zeus, c’est le nom du projet du groupe Jaguar Land Rover qui vise à produire des véhicules à hydrogène au cours de la prochaine décennie.

L’hydrogène c’est bien, mais tant que la fabrication de celui-ci ne sera pas rentable ou propre, ça n’aura aucun intérêt

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Tant que la production de l’électricité et la production des batteries ne sera pas propre et recyclable aucun intérêt aussi ?

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C’est vrai que les gros SUV sont lourds, mais c’est un phénomène partagé par les petites voitures récentes qui atteignent facilement la Tonne. Et quand elles sont « zéro émission », c’est pire, la petite Zoé atteint les 1 468 kg. Donc l’hydrogène est certainement une technologie d’intérêt. Car un poids léger est facteur de qualités routières, et d’une moindre usure de l’infrastructure routière.

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Si l’écologie était dans les préoccupations de JLR, ils arrêteraient de produire ces SUV monstrueux… (hydrogène, électrique, thermique, au GPL, etc…, la question n’est pas là).

On s’en approche clairement, avec la production de l’électricité via du renouvelable, seulement les allemands et les japonais sont très en avance sur les français. Le gros intérêt de l’Hydrogène est qu’il permet de stocker de l’énergie, et son utilisation est assez propre comparé au reste.

Et sinon, faire des voitures plus légère ?

tu devrais regarder ça avant de reprendre les éléments de discours des gaziers et charbonniers européens sur l’hydrogène ( ce qu’ils nous cachent : il n’y aura jamais assez d’énergie vertes ne serais ce que pour décarboner le seul hydrogène déjà nécessaire dans l’industrie)

mais l’hydrogène n’est pas léger au final : la miraî pèse aussi lourd que son équivalent batterie. le problème est qu’il faut des réservoir HP 700 bars qui pèsent des centaines de kilos (dans les 250 kg de mémoire) auxquels tu rajoutes une pile à combustible, la transmission/moteur et finalement une batterie tampon pour les pointes de puissance et la récup d’énergie au freinage

Suivant le sujet de prêt, les évolutions technologiques récentes et en cours sont très intéressantes, et tous les mois le coefficient de conversion de l’eau en H2 via l’électricité (un des moyens parmi d’autres en investigation), est de plus en plus efficace, ce qui amènera à terme à une utilisation beaucoup plus intéressante de l’H2.

dans la chaîne de conversion tu as trois points-clés :

  • o L’électrolyse, entre 30% de pertes (en industriel) et 10% (en labo)
  • o L’ultra compression, 20 % de pertes : indépassables, un gaz comprimé EST une énergie stockée
  • o la re-conversion dans la pile , 45% de perte au point nominal, indépassable : c’est la limite théorique (pour de l’hydrogène mobile, en statique il est possible de faire de la cogénération car le reste de l’équation c’est de la chaleur)

Les gains sur l’électrolyse sont donc une toute petite partie de l’équation et ne vont pas significativement changer la donne pour le tarif de l’H2 en électromobilité. par contre ils peuvent faire baisser les tarifs dans l’industrie là ou l’H2 est utilisé pour lui même et irremplaçable.