// AMD Fusion : les APU Llano, AMD A8/A6, en test
Publié par Julien Jay le Mercredi 27 Juillet 2011
Sommaire
AMD Llano : we are all made of Stars…
La série A est donc constituée des premiers processeurs de bureau chez AMD regroupant cœur graphique et cœurs d'exécution x86 sur un seul et même die. Cette précision est importante, car par le passé, avant les Sandy Bridge, Intel avait lancé des processeurs pourvus de deux dies distincts : l'un était un processeur x86 classique, l'autre était un northbridge avec circuit graphique intégré. Avec Llano nous sommes donc bien en présence d'une intégration complète CPU et GPU sur un seul et même morceau de silicium.
L'architecture Llano, également connue sous l'appellation K12, se décompose en plusieurs blocs et AMD insiste sur la répartition de ceux-ci en soulignant l'égale importance donnée à la partie graphique face à la partie x86 en terme d'occupation de transistors. La référence à Intel est évidente puisque le fondeur de Santa-Clara alloue plus de transistors aux cœurs d'exécution x86 qu'au cœur graphique HD 3000. Mais revenons-en à AMD dont la partie x86 de Llano n'est pas forcément la plus en avance sur son temps.
On retrouve dans les versions les plus avancées de Llano quatre cœurs d'exécution x86, des cœurs d'exécution hérités de l'architecture Stars. En clair, les cœurs x86 de Llano sont les mêmes que ceux des derniers processeurs Phenom II. Il y a tout de même quelques petits ajustements, à commencer par la largeur des caches puisque chaque cœur d'exécution dispose de 1 Mo de mémoire cache de second niveau en plus du cache L1, contre 512 Ko précédemment. Le cache L1 est comme de coutume divisé en cache de données à hauteur de 64 Ko et cache d'instructions là encore à hauteur de 64 Ko. Au total donc un processeur AMD de la série A peut disposer d'un maximum de 4 Mo de mémoire cache L2 : c'est mieux que les 2 Mo des Phenom II X4 et cela se ressentira dans certains applicatifs. AMD avance un gain supérieur à 6% du nombre d'instructions par cycle d'horloge ainsi traitées. Pourquoi pas un gain supérieur ? Tout simplement parce que le troisième niveau de mémoire cache des Phenom II X4 disparait purement et simplement !
La fonction Turbo des derniers processeurs AMD est reconduite dans Llano à un petit détail près : les processeurs dont le TDP annoncé est de 100 Watts… n'en profitent pas ! Seuls les modèles 65 Watts sont éligibles avec un gain pouvant atteindre les 300 MHz dans le meilleur des cas.
Sans surprise, les processeurs AMD série A intègrent également une partie du northbridge. Celui-ci aura en charge certains des arbitrages au niveau des échanges de données entre les cœurs x86, la puce graphique et le contrôleur mémoire notamment. De ce côté, on retrouve un contrôleur mémoire DDR3 double canal dont l'une des particularités est la prise en charge de la DDR3-1866 lorsqu'une seule barrette par canal est installée. Cela nous donne une bande passante mémoire théorique maximale de 29,8 Go/s. C'est pas mal, mais pas forcément suffisant lorsque l'on sait que cette bande passante est partagée.
Comme chez Intel, le contrôleur PCI-Express se trouve également rapatrié au sein du processeur avec la gestion de 24 lignes en PCI-Express 2.0.
AMD Llano : cœur Radeon embarqué
Les processeurs AMD de la série A intègrent un cœur graphique de classe Radeon. Répondant au nom de code « Sumo », la partie graphique des Llano est héritée des processeurs graphiques Redwood, autrement dit la génération Radeon HD 5670. AMD se distingue d'emblée d'Intel en proposant avec ses processeurs un circuit graphique de classe DirectX 11.
Au-delà, Redwood oblige, l'architecture graphique est très classique pour AMD : on retrouve des unités SIMD regroupant des processeurs d'exécution de type vec5. Chaque unité renferme un total de 80 processeurs. D'un modèle de processeur Llano à l'autre on aura droit à 4 ou 5 unités SIMD, soit entre 320 et 400 processeurs de flux disponibles. Le nombre d'unités de texture variera en conséquence : 16 sur les processeurs A6, 20 sur les modèles A10. Quant aux unités ROP, en charge des dernières opérations sur les pixels, leur nombre est plus que restreint : 8 dans tous les cas.
Naturellement, tout ce qui concerne le contrôleur mémoire a été refondu, puisque le circuit graphique devra puiser dans la mémoire centrale du système en passant donc par le northbridge intégré. Côté fréquences de fonctionnement, le Radeon HD 6530D des processeurs A6 opère à 443 MHz quand le Radeon HD 6550D des processeurs A8 tourne à 600 MHz.
À noter également l'inclusion des blocs UVD3. En cela « Sumo » se démarque également de Redwood puisqu'il reprend les dernières fonctionnalités vidéo introduites avec les Radeon HD 6800, les fameuses Barts. Dans sa troisième incarnation, l'UVD accélère la lecture des flux vidéos HD qu'il s'agisse des Blu-ray, des Blu-ray 3D ou même des DivX et ce de façon à soulager les cœurs x86.
Un mot enfin sur les interfaces prises en charge pour l'affichage. Les Radeon HD 6530D et 6550D prennent en charge le DVI, le DVI Dual-Link ainsi que le HDMI 1.4 ou encore le DisplayPort. Petit détail toutefois, nous n'avons pas réussi à faire fonctionner le DVI Dual-Link sur notre carte mère de test, un modèle Asus.






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