le vendredi 12 avril 2013

Tweets antisémites : nouvelle plainte de l'UEJF contre Twitter

Le torchon continue de brûler entre l'Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) et Twitter, suite à la publication de tweets antisémites sur la plateforme en octobre dernier : estimant que le réseau social met de la mauvaise volonté à coopérer pour régler le litige, l'association vient de déposer une nouvelle plainte contre lui.

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L'affaire des tweets #Unbonjuif vient de connaître un nouveau rebondissement : après une récente plainte déposée contre Twitter fin mars, l'UEJF a annoncé le 11 avril en avoir déposé une nouvelle, dans laquelle elle accuse ni plus ni moins le réseau social d'avoir menti au juge des référés en indiquant avoir supprimé les tweets incriminés.

« A l'occasion d'un procès-verbal de constat établi pour les besoins de la procédure de référé, les associations requérantes viennent de découvrir avec stupéfaction et un profond dégoût que la société Twitter avait menti au juge des référés et aux médias en affirmant avoir rendu inaccessibles les tweets en cause » explique le communiqué de presse dévoilé jeudi par l'UEJF. L'association a en effet constaté que les messages antisémites n'avaient pas été retirés mais seulement filtrés par Twitter, qui ne les fait plus apparaître pour les utilisateurs français. Néanmoins, l'UEJF a constaté qu'en modifiant la nationalité d'un compte français, le filtrage saute et les tweets sont accessibles. « Plus graves, au moins cinq tweets des plus violents pourtant signalés dès le mois d'octobre demeurent en ligne, sans aucune restriction de nationalité déclarée » ajoute l'association.

« Twitter fait preuve d'un rare mépris et d'une singulière a arrogance qui appelle une réponse ferme et dissuasive des pouvoirs publics dont elle s'est jouée jusqu'à présent » estime l'UEJF, qui a donc déposé, avec l'association J'Accuse, une nouvelle plainte contre le PDG de Twitter Dick Costolo, pour « des chefs d'injure raciale, et de diffamation raciale, et de provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'encontre des juifs. »

Lors de la précédente plainte déposée par l'UEJF, Twitter avait indiqué être en contact avec l'association, mais estimait que cette dernière était « malheureusement plus intéressée par les grandes envolées que par la façon de trouver la procédure internationale adéquate pour obtenir les informations demandées ». La plateforme de microblogging n'a pas encore réagi publiquement face à ce nouveau rebondissement.
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