le mardi 27 juin 2017

Terrorisme : les géants de la high-tech s’allient

Après avoir essuyé de vives critiques, les géants de la high-tech ont pris conscience du rôle qu'ils ont à jouer dans la lutte contre le terrorisme et, surtout, dans la lutte contre la diffusion de la propagande. Après diverses actions prises chacun de leur côté, c'est une véritable action conjointe qui a été annoncée le lundi 26 juin 2017.

Les réseaux sociaux Facebook et Twitter ainsi que les géants Google et Microsoft ont lancé le « Global Internet Forum to Counter Terrorism », soit le Forum mondial de lutte contre le terrorisme sur Internet.

Les géants de la Silicon Valley veulent lutter contre le terrorisme


L'annonce de cette initiative partagée par Facebook, Twitter, Microsoft et Google (plus précisément Youtube) pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre les contenus dangereux sur Internet. Car si les contenus terroristes sont visés en priorité, il est évident que l'ensemble des contenus violents, pédophiles et autres bénéficieront du même traitement.

Le but de ces entreprises, qui seront probablement rejointes par d'autres à l'avenir, est de mettre en commun les technologies et les techniques de lutte que chacune a mis au point de son côté pour contrer les menaces spécifiques qui la concernent. Ainsi faisant « nous pouvons avoir un meilleur impact sur la menace que constitue le contenu terroriste en ligne » écrivent-elles dans un communiqué commun.

Silicon Valley


Une aide pour les start-ups et les autres entreprises


Outre le développement de solutions améliorées pour la lutte contre les contenus terroristes, les entreprises membres de ce nouveau Forum mondial vont aider les start-ups et les autres entreprises du domaine de la high-tech. Si les géants tels que Facebook et Google peuvent en effet se permettre d'avoir des équipes dédiées à la lutte contre les contenus dangereux, ce n'est pas le cas pour d'autres entreprises avec moins d'effectifs.

L'annonce de ce forum fait suite à l'annonce, en décembre 2016 par les mêmes entreprises, d'une base de données commune sur les contenus terroristes en ligne. Le partage des techniques et des outils permettant de lutter contre les contenus terroristes semble donc la suite logique des événements.

Modifié le 27/06/2017 à 15h10
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