Google publie une faille encore active de Windows

Les deux géants de la Silicon Valley, Microsoft et Google (Alphabet), ont depuis longtemps des relations assez tendues concernant la sécurité informatique. L'information publiée par Google et son équipe d'experts en sécurité ne risque pas de calmer les tensions : une faille « zero-day », découverte dans l'OS de la firme de Redmond, a été publiée par le groupe de Mountain View... Et cette faille est encore active.

Une faille présente dans les OS les plus récents de Microsoft


La faille permet, selon le Google Project Zero qui l'a découverte, de prendre le contrôle d'un ordinateur et d'accéder à sa mémoire interne. Pour ce faire, les pirates n'ont qu'à piéger un fichier EMF (Ehanced MetaFile) qui peut se trouver dans des documents Office, par exemple. La découverte de la faille date un peu : elle a été notifiée à Microsoft en mars 2016.

A l'époque, Microsoft avait réagi, mais son correctif semble ne pas suffire, puisque la faille a été à nouveau identifiée par le même groupe de chercheurs en novembre 2016. Google a, à ce moment-là, prévenu une nouvelle fois Microsoft, espérant sans doute que le groupe de Redmond finisse de combler cette faille de sécurité. Il n'en a été rien.

La faille concerne, selon Google, tous les OS de Microsoft, depuis Vista Service Pack 2 à ce jour.


Google donne trois mois aux éditeurs pour publier un correctif


La question reste de savoir si un correctif aurait dû être publié lors du Patch Tuesday, qui a été retardé pour des problèmes divers, notamment de téléchargement, et qui devait être publié ce mois de février 2017. Microsoft aurait alors été dans les temps selon les principes de Google.

Maintenant que la faille a été publiée sur Internet, Microsoft n'aura pas d'autre choix que de réagir. Mais entre les deux entreprises, les tensions montent : Google applique à Microsoft ce qu'il applique à tous les éditeurs : le groupe notifie une faille et donne trois mois (moins dans certains cas très graves) pour publier un patch correctif. Passé ce délai, le groupe de Mountain View révèle tous les détails, afin de contraindre les éditeurs à réagir au plus vite.

Une décision qui ne plaît guère à Microsoft, qui a vivement critiqué la décision de publier les détails de la faille. Il y a toutefois fort à parier que le groupe de Redmond publie son correctif dans son prochain Patch Tuesday donnant, au final, raison à Google.

Modifié le 21/02/2017 à 10h20
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