Pixenate
Alors que certaines applications s'inspirent de l'apparence de leurs homologues locales (Fauxto par exemple), l'interface de
Pixenate évoque plus celle d'un hébergeur gratuit comme en témoigne la disposition des éléments et la présence d'encarts publicitaires. Les opérations se font en deux temps :
1 – Sélection d'une image.
2 – Retouche au moyen des 16 fonctions (auxquelles s'ajoutent 8 effets) visibles depuis la page d'accueil.
Cette première étape se fait soit en sélectionnant une image sur le disque, soit en en saisissant une URL.
Impressions générales sur les manipulations
D'entrée de jeu, vous devrez utiliser la fonction de zoom pour ramener l'image aux dimensions de la fenêtre. La prévisualisation des modifications se fait ensuite dans une zone de 4 cm sur 4 (que l'on peut déplacer dans l'image), trop réduite pour permettre d'apprécier le dosage de l'effet. Trop souvent donc, il faudra procéder par tâtonnements, d'autant plus gourmands en temps que chaque modification demandera un délai d'enregistrement non négligeable (de plusieurs secondes… à plusieurs minutes si vous travaillez sur un gros fichier).
Les délais – de chargement, de modification… -, sont un des principaux désagréments du site
D'une façon plus générale, il faut retenir que Pixenate ne permet pas de travailler sur des images de plus de 4 Mo, et que plus l'image est volumineuse et plus les délais de modification deviendront conséquents. On note enfin que les annulations successives sont possibles, de même que la réplication des effets au moyen des touches « Undo » et « Redo ».
Amélioration des couleurs et de la luminosité
Pour les photos dont l'exposition laisse à désirer, l'internaute a le choix entre les outils « Enhance » qui augmente le contraste et « Fill flash » qui augmente la luminosité. Dans les deux cas, la correction est de type automatique, ce qui signifie que l'on ne pourra pas doser l'effet (risque donc de photos trop contrastées ou trop lumineuses à l'arrivée), sachant toutefois qu'une nouvelle pression sur la commande qui nous intéresse permet de renforcer l'effet (ajouter plus de luminosité ou plus de contraste). Un troisième outil remédie en partie à cet inconvénient en permettant d'intervenir de façon sélective sur la luminosité, la saturation, la teinte et le contraste. Malheureusement, la prévisualisation des modifications est insuffisante pour permettre les corrections fines exigées par certaines photos.
Avant / après utilisation de l'outil « Colors », difficile à doser du fait des conditions de prévisualisation
Remise d'aplomb et redimensionnement
Si vous tentez de redresser une image au moyen de l'outil « Rotate », vous vous rendrez compte que la rotation n'est possible que par pas de 90°. La fonction «
Spirit Level » permet toutefois d'obtenir un résultat plus subtil au moyen de deux repères que l'on place dans chacune des moitiés de l'image de façon à indiquer le degré d'inclinaison.
La fonction « Spirit Level » permet de modifier de façon assez precise l'inclinaison de l'image
Le recadrage se fait soit librement, soit selon l'un des cinq ratios proposés. On regrettera que l'application ne permette pas de tracer une sélection conforme au ratio originel de l'image, ce qui est bien utile en cas de recadrage soigné ! L'option redimensionner est un peu plus subtile en ceci qu'elle permet de conserver le ratio. Pour réduire la taille d'une image dont on ne veut pas modifier les proportions, il suffira d'indiquer la largeur, Pixenate se chargeant de calculer la hauteur.
Pixenate est dépourvu de fonction de recadrage selon le ratio de l'image
Filtres et autres enrichissements
À première vue absents de l'interface, les filtres sont en fait accessibles après une simple pression sur le lien «
Hide fun effects ». Au nombre de huit, ils vous permettront de réaliser des effets de type entrelacement vidéo, lomo et peinture à l'huile, ou encore d'ajouter du texte voire des nuées de flocons à l'image. Peu de rendus « fins » ou vraiment intéressants, mais assez d'effets pour dépanner ou s'amuser un peu.
Application du filtre « Peinture à l'huile »
Que penser de Pixenate ?
Tout comme l'étape d'upload, celle d'enregistrement à la fin de la retouche demande un peu de temps, l'image devant être téléchargée depuis les serveurs de Pixenate avant d'être enregistrée sur le disque. On notera au passage l'absence d'options pour choisir le format (nécessairement du JPeg) et la compression de l'image. Ces limitations sur lesquelles on termine sont révélatrices de celles de l'application dans son ensemble. Ici, la plupart des outils correspondent à des retouches automatiques, pas toujours adaptées aux corrections souhaitées. Cela ne veut pas dire que vous ne pourrez arriver à des résultats convaincants, juste que les marges de manœuvre sont on ne peut plus réduites et l'ergonomie vraiment en retrait.
Pixenate manque en effet de nombre de ces petits riens qui font la différence, tels que la possibilité de recadrer en respectant le ratio de l'image ou encore de disposer d'un véritable aperçu des modifications. On retiendra en sa faveur sa simplicité et son absence de prétentions : ici, pas d'outils de sélection et de fonctions de graphisme inutiles, on reste malgré la modestie de certains outils tout à fait dans le cadre de la retouche photo, ce que ne peuvent dire certaines autres applications.