// Comparatif scanner de diapo : 5 modèles en test
Publié par Aurélien Audy le Mercredi 17 Mars 2010
Sommaire
Rollei DF-S 100
Le constructeur allemand aussi présent sur le marché de la photo numérique propose là un scanner dédié très simple et abordable. L'occasion de vérifier ce que valent ces petits modèles d'entrée de gamme, qu'on retrouve également chez d'autres fabricants tels que Ion, Reflecta ou encore Vitaquest.
Présentation
Le DF-S 100 est un scanner dédié compact totalement autonome. On le branche sur secteur ou en USB à l'ordinateur pour l'alimenter, et ensuite tout se passe sur l'écran de 2,4 pouces intégré. Aucun logiciel à installer sur l'ordinateur donc. La navigation s'effectue via les trois boutons situés sur le dessus de l'appareil (plus un rouge pour allumer le dispositif). Quant au stockage des images numérisées, il est assuré par les 24 Mo de mémoire interne ou sur carte mémoire SD (non fournie) dès lors qu'on en insère une dans le lecteur du scanner. Le DF-S 100 propose également une sortie TV, pour visionner directement les images acquises sur téléviseur.Rollei a plutôt bien fourni son produit : le carton renferme en plus du scanner deux porte-films pour négatifs, deux pour diapositives, câble USB et adaptateur secteur, câble TV et un petit accessoire servant à nettoyer la lampe LED à l'intérieur du boîtier.
Il fallait bien ça pour faire oublier la fiche technique basique du DF-S 100… En effet, le scanner Rollei n'embarque qu'un capteur CMOS 1/1,8 pouce de 5 mégapixels, atteignant une résolution supposée de 1800 DPI. Celle-ci est en fait interpolée, les images numérisées bénéficiant en fait d'une résolution de 2 520 x 1 680 pixels, pour un document de 66 x 44 cm en 96 DPI… Ce qui signifie que pour une impression de bonne qualité en 300 DPI, le format sera limité à 21 x 14 cm, soit du A5.
Taille d'image réellement capturée, puis passée à 300 DPI pour impression
Côté profondeur de couleurs, le DF-S 100 échantillonne ses acquisitions sur 10 Bits par canal, soit 30 bits au total. En théorie seulement, puisque les images sont elles identifiées comme étant en 24 bits (soit 8 bits par canal). C'est de toute manière suffisant pour la plupart des utilisations. A titre de comparaison, la majorité des appareils photo numériques codent eux aussi leurs images Jpeg sur 24 bits. Mais les utilisateurs les plus exigeants préfèreront sans doute les modèles de scanners proposant un mode 48 bits, plus précis pour effectuer de la retouche. Par ailleurs, Rollei ne délivre aucune information sur la densité optique du DF-S 100.
Ergonomie
Positionnement des films et diapositives
Avant de numériser vos clichés argentiques, il faut placer les négatifs ou diapositives dans le porte-films adapté. Ce dernier se glissera ensuite dans la fente sur le côté de l'appareil pour exposer les vues à la lumière et au capteur d'image. La réglette étant crantée, on passe sans encombre d'une vue à une autre. L'écran affiche qui plus est l'image en temps réel.DF-S 100 avec porte-films enclenché et aperçu en temps réel
Pour les diapositives on ne rencontre généralement pas de problème, la monture en plastique facilitant la tâche. En revanche, pour les bandes de négatifs souples, il y a deux aspects importants à vérifier : la facilité d'insertion des films et la non-obstruction de la surface de l'image par le support. Là les choses se compliquent. Pour caler une bande de film dans le support, il faut placer les perforations du négatif dans des ergots. Mais aussi tenir compte du fait que les trois premières vues sont séparées des trois suivantes par une barre en plastique noir. Du coup, lorsqu'on cale correctement la première vue, la quatrième se retrouve tronquée par la barre de séparation… Et si avec un peu de malchance le film est recourbé, son positionnement devient franchement pénible, la deuxième partie du support se rabattant par le haut et non pas par le côté.
Ergots, porblème pour caler le film et film calé au mieux dans le support refermé
Vitesse de numérisation
Là par contre, force est de constater que le Rollei DF-S 100 peut difficilement faire mieux. Quand l'aperçu affiché en temps réel vous convient, appuyez sur OK. Après 2 secondes de sablier, l'image se fige et des icônes apparaissent pour vous proposer d'effectuer une rotation de l'image ou de l'enregistrer. En optant pour la dernière option, 2 secondes de plus et l'image est numérisée sur carte mémoire !Enregistrer, effectuer une rotation, annuler ou revenir à l'accueil : c'est simple comme bonjour et rapide
Interface du DF-S 100
Epurée, c'est le moins que l'on puisse dire ! Un peu trop même. Certaines icônes ne vous évoquent tellement rien qu'il est impératif de recourir à la documentation. Heureusement, on en fait vite le tour : choix du film (négatif couleur, noir et blanc ou positif), mode TV (PAL ou NTSC), formatage de la carte mémoire ou de la mémoire interne et activation de la connectique USB (dans le cas où le DF-S 100 est relié à l'ordinateur, l'option permet de faire apparaître la mémoire interne du scanner dans l'explorateur). C'est tout ! Notez que deux des boutons de navigation se voient assigner les fonctions miroir et rotation lorsque vous êtes en phase d'acquisition. On reprochera sinon à l'écran d'être vraiment trop sombre et mal défini… mais suffisant pour comprendre ce que l'on fait.Menu principal, menu de réglages et choix du type de film
Qualité d'image
Malheureusement la piètre qualité d'affichage observée sur l'écran de 2,4 pouces s'avère être à peu de choses près celle capturée par le DF-S 100. Déjà, comme nous le mentionnions plus haut, les images ne sont pas numérisées en 1800 DPI comme annoncé mais en 96 DPI avec interpolation. En zoomant à 100 % dans les images, le manque de résolution est flagrant (contours qui moutonnent comme avec un mauvais appareil photo numérique). Ensuite, les clichés numérisés sont totalement désaturés et manquent cruellement de dynamique. Sur des scènes contrastées, les zones claires sont brûlées, les noirs complètement bouchés. Sur des poses peu contrastées et sombres, le résultat est terne, quasi voilé.Photos 1 et extrait à 100%, photo 2 et extrait à 100 %
Photo 3 et extrait à 100 %
Photos 4, 5, 6 et 7
Avec les diapositives, où le scanner devrait idéalement effectuer une mise au point, les quelques millimètres d'épaisseur de la monture du film positif créant un décalage, le focus fixe du DF-S 100 ne brille pas… A la mauvaise qualité d'acquisition déjà observée s'ajoute ainsi une petite dose de flou ! Enfin, pour les négatifs comme les positifs, le Rollei DF-S 100 ne propose aucun dispositif anti-poussière ou rayure : il faudra donc impérativement passer par la case retouche d'image !
Diapos 1 et 2
Diapo 3 et extrait à 100 %
Conclusion
Le Rollei DF-S 100 se destine éventuellement à des utilisateurs peu ou pas techniciens désireux d'obtenir un résultat rapidement sans se casser la tête. Rapidité et simplicité sont deux atouts importants, mais ils s'obtiennent aux dépens de la qualité d'image : il ne faut franchement pas être regardant ! N'espérez pas exploiter vos numérisations pour des impressions supérieures au 13 x 18 cm. Et la retouche d'image sera inévitable, quelle que soit l'utilisation prévue des scans. En définitive, le DF-S 100 est plus un gadget pour s'amuser qu'une véritable solution de numérisation censée apporter une deuxième vie à vos images argentiques.Les plus
- Simple d'utilisation
- Numérisation rapide
- Peu encombrant / Tarif raisonnable
- Ecran (même si de mauvaise qualité)
Les moins
- Qualité de numérisation médiocre
- Positionnement des négatifs pénible
- Pas d'anti-poussière
- Aucun logiciel de retouche
Rollei DF-S 100
Scanner
Bof
-
Qualité d'image
-
Rapidité
-
Ergonomie































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