// Les téléphones tactiles phares de la rentrée
Publié par Paul-E. Graff le Vendredi 4 Septembre 2009
Sommaire
Test de l'Xperia X1
Présentation des particularités du mobile en vidéo
Prise en mains et présentation du système d'exploitation
L'Xperia X1 est le premier Smartphone Sony Ericsson à être équipé d'un système d'exploitation Windows Mobile. Cette donnée pourra refroidir les utilisateurs qui considèrent que l'OS nomade de Microsoft accuse un retard non négligeable sur la concurrence. Heureusement, le constructeur suédo-japonais ne s'est pas contenté de nous livrer un appareil standard. En effet, les développeurs de Sony Ericsson se sont efforcés d'améliorer l'ergonomie en ajoutant une surcouche tactile nommée « Panneaux X1 ». Concrètement, ce système consiste en jeu de neuf panneaux (voir photo d'écran ci-contre) accessibles instantanément en appuyant sur une touche matérielle. Chacun des panneaux pourra couvrir une utilisation bien spécifique.Par exemple, par défaut, Sony Ericsson propose un accès au navigateur Web embarqué (Opera Mobile), une horloge internationale, un gestionnaire PIM (qui malheureusement renvoie à Pocket Outlook, l'application par défaut), un lecteur multimédia, une sorte de mediacenter, un économiseur d'écran-horloge, etc.
L'intégration de cette interface graphique est plutôt bonne, même si on déplore des ralentissements relativement gênants. D'autre part, les panneaux supplémentaires proposés par le site de Sony Ericsson sont trop peu nombreux pour satisfaire les boulimiques. Pour finir, on pourra regretter qu'il soit impossible d'utiliser plus de neuf panneaux simultanément. Gageons que ces erreurs de jeunesse seront corrigées avec l'arrivée des nouveaux terminaux utilisant ce procédé.
Téléphonie, agenda et répertoire
Pour lancer un appel, le principe reste identique à la majorité des Smartphones disponibles sur le marché. Appuyer sur la touche de décrochage, vous verrez alors apparaitre le pavé numérique virtuel tactile. Depuis ce dernier, il est possible de composer directement un numéro de téléphone, ou d'attendre les trois modules suivants :- Carnet d'adresse ;
- Contacts favoris ;
- Historique des appels.
Concernant la qualité des conversations téléphoniques cette fois, on ne déplore pas de problèmes particuliers. L'écran ne se coupe pas automatiquement lorsqu'on porte l'appareil à l'oreille. Malgré cela, mobile sur l'oreille, on n'effectue pas de manipulations qui pourraient mettre l'appel en péril.
Pour finir, même si les écrans d'accueil personnalisables (appelés Panneaux X1) sont appréciables, il est tout de même dommage qu'aucune amélioration ne profite au calendrier intégré. Les utilisateurs devront se contenter du très limité et peu pratique Pocket Outlook (il n'y a qu'à jeter un œil sur l'excellent Pocket Informant pour mieux cerner les limitations du gestionnaire mobile de Microsoft).
Il est possible de rechercher un contact en saisissant simplement une chaine de caractères avec le clavier physique.
Le multimédia (audio et vidéo)
Sony Ericsson a équipé son bébé d'un petit « mediacenter » qui avouons-le, n'est pas sans rappeler le menu « cross-bar » d'une certaine PSP. Ce dernier permet d'accéder instantanément aux contenus audio, photo et vidéo. Il est également possible d'attendre un gestionnaire de contacts tactile (relativement basique) ainsi que l'un des quelques jeux qui ont été intégrés par défaut par le constructeur.
Ce petit mediacenter présente l'avantage certain de pouvoir être réellement piloté à l'aide de l'index. Inutile de dégainer le stylet : l'ergonomie a été spécialement étudiée pour pouvoir s'en passer. Par exemple, le lecteur audio est pourvu de grosses touches aussi esthétiques que pratiques. Au final, on navigue en toute facilité dans sa bibliothèque musicale ! Autre point positif : le programme de Sony Ericsson est parfaitement compatible avec les normes AVRCP et A2DP. En clair, il sera possible de profiter d'un casque sans fil Bluetooth, et d'utiliser les contrôles qui sont implantés sur ce dernier pour piloter le lecteur audio. Au rang des petits reproches, à défaut de disposer d'un égaliseur complet, on aurait au moins apprécié de pouvoir utiliser une série de préréglages de tonalité (Rock, Jazz, Pop, etc.). Malheureusement, sauf erreur, les développeurs de Sony Ericsson n'ont pas jugé utile d'implémenter une telle fonctionnalité. Cela n'est pas si grave dans la mesure où la qualité sonore offerte par défaut est plus qu'acceptable. D'autre part, il pourra être bon d'indiquer qu'il est tout à fait possible de combler cette lacune en installant l'excellent Srs Wow Hd (au passage, si vous être mélomanes dans l'herbe et que vous possédez un Smartphone Windows Mobile, rendez-vous d'urgence sur la fiche logicielle pour télécharger cette pépite).
Concernant la partie vidéo cette fois, les choses sont nettement moins réjouissantes. Comme on pouvait s'en douter, le lecteur ne sera pas en mesure de lire un grand nombre de formats vidéo. Sony Ericsson documente très peu cette partie (la notice indique uniquement que les fichiers WMV et ASF sont ouverts avec Windows Media Player). Toutefois, lors de nos tests, nous avons pu constater que la compatibilité de l'XperiaX1 était particulièrement restreinte. Par exemple, le Divx n'est pas de la partie et les traditionnels fichiers .MP4 ne passeront pas systématiquement. Pour pouvoir être pris en charge, ils devront être encodés dans un format spécifique. Heureusement, si ces limitations vous gênent, Windows Mobile oblige, il sera toujours possible d'utiliser le tandem de choc The Core Pocket Media Player (TCPMP) / PocketDivXEncoder pour transformer votre mobile en un véritable cinéma de poche.
Pour transformer son mobile en cinéma de poche, il suffit de passer par une séance d'encodage préliminaire.
Finalement, pour le multimédia, l'Xperia X1 ne souffre pas de problèmes majeurs. En revanche, les choses se gâtent dès que l'on aborde le problème de la mémoire embarquée… Avec 256malheureux mégas Octets de RAM, les amateurs de musiques et de vidéo mobile n'iront pas bien loin. Certes, il est possible d'ajouter une mémoire externe au format Micro SD. Ceci étant dit, pour un tel prix, sorti de la boite, on s'attend à disposer d'un minimum de 8 Go pour pouvoir stocker ses fichiers audio et/ou vidéo.
La photo
L'Xperia X1 est équipé d'un appareil photo numérique autofocus de 3.2 mégapixels. Dans les environnements obscurs, ce dernier sera épaulé par un petit flash LED qui ne fera pas de miracles. Pour ce qui est de la qualité des clichés, on navigue entre le moyen et le bon. Les couleurs sont un peu passées et la netteté n'est pas vraiment au rendez-vous. Passons cette fois à la couche logicielle… Les amateurs de gadgets regretteront probablement l'absence des cadres fantaisie auxquels HTC ou Samsung nous habituent souvent. Dans le domaine, Sony Ericsson a préféré faire dans le classicisme absolu. On a tout de même droit à une série de filtres (négatif, sépia, noir et blanc, etc.), mais il ne faudra pas s'attendre à en avoir beaucoup plus. On remarque également l'absence du mode panorama, de retardateur de déclenchement, ainsi que l'impossibilité de prendre des clichés géo localisés (voir cet article pour plus de détails). Finalement, en dehors de la prise de vue classique, on dispose uniquement d'un mode rafale.Cette partie est tout de même rehaussée par une excellente idée. En effet, à la manière de l'iPhone 3Gs, il est possible de choisir précisément la zone de mise au point en appuyant son doigt sur l'écran.
GPS et géolocalisation
Le Smartphone haut de gamme de Sony Ericsson est bien équipé d'un circuit GPS autonome. Au besoin, le dispositif est capable d'affiner sa mesure en utilisant une liaison DATA (optionnelle). La première mesure à froid est relativement rapide (moins d'une minute), mais il est possible d'accélérer le processus en téléchargeant des éphémérides à l'aide d'un utilitaire intégré (GPS Rapide, voir photo ci-dessous).Un capteur GPS sans programme de géo localisation n'aurait pas d'intérêt. Sony Ericsson fournit Google Maps en standard, mais le petit programme du géant de la recherche n'aura pas la prétention de pouvoir remplacer un programme d'assistance à la navigation. Le constructeur propose de combler ce manque en installant Wayfinder Navigator, une solution de navigation complète basée sur une cartographie Tele Atlas. Le programme est peu connu du grand public. Il ne s'agit pas vraiment d'un must du genre, mais la fonction principale est tout de même assumée.
Concernant les tarifications, contrairement à Navigon ou ROUTE 66 Mobile, Wayfinder Navigator est uniquement proposé en abonnement. À l'installation, le programme propose 90 jours d'essai sous réserve d'un enregistrement sur le site de l'éditeur (qui n'a visiblement pas fonctionné avec une adresse Hotmail lors de notre test). Par la suite, il faudra cotiser 60 euros par ans pour pouvoir continuer à bénéficier des services de navigation (l'éditeur fait une remise de 20 euros à l'heure ou nous écrivons ces lignes).
Non seulement l'application n'est pas aussi complète que les challengers actuels, mais en plus, l'optimisation n'est pas au rendez-vous. Le programme est volumineux (plus de 6 Mo, ce qui est conséquent pour l'environnement), il met un certain temps à se lancer, souffre de lenteurs et surtout, il nécessite l'utilisation permanente d'une liaison DATA. Un mode hors ligne est tout de même disponible, mais Wayfinder Navigator est avant tout conçu pour être utilisé de manière connectée.
Quoi qu'il en soit, si la solution proposée par Sony Ericsson ne vous convient pas, vous aurez toujours la possibilité d'utiliser un autre programme de navigation compatible avec l'environnement nomade de Microsoft (pour plus d'informations, consultez le guide des programmes de navigation GPS pour Windows Mobile de Mobinaute.
La navigation Web
L'Xperia X1 marque des points dans le domaine de la navigation Web pour deux raisons principales. Tout d'abord, Sony Ericsson a eu la bonne idée d'intégrer nativement Opera Mobile. Cet excellent petit navigateur de poche permet d'oublier rapidement les lacunes impardonnables du très vieillissant Pocket Internet Explorer. Certes, on ne se situe pas encore au niveau d'un Chrome Lite ou d'un Safari Mobile mais en attendant, le confort de surf reste satisfaisant. Non seulement les pages se chargent relativement rapidement, mais en plus, elles sont très bien interprétées. Au rang des petits défauts, on regrettera simplement la non prise en charge de flash ainsi que le manque de fluidité des scrollings. De plus, il est dommage que les vidéos YouTube ne soient pas ouvertes par une application dédiée comme sur Android ou iPhone. Pour achever les reproches, on ne peut pas s'empêcher de regretter la faible largeur de l'écran. Vue d'ensemble du site Clubic.com
Pour zoomer, il suffit de réaliser un double tap de stylet à l'endroit souhaité.
Finissons par un point positif qui améliore grandement l'expérience de surf par rapport à certains mobiles concurrents : l'excellent petit clavier coulissant rétro éclairé de l'Xperia permet de saisir des URL avec une simplicité enfantine… à condition de ne pas avoir de trop gros doigts. La présence d'un tel périphérique de saisie apporte un plus non négligeable, même si les touches sont relativement petites.
Au final
Avec son joli clavier coulissant chromé, l'Xperia X1 à un air d'ordinateur portable de poche qui n'aura pas de mal à faire mouche. Ce dispositif de saisie (aux touches rétro éclairées) est aussi esthétique, mais les touches sont un peu trop petites. Il ne faudra pas avoir de gros doigts, (ou jouer de l'ongle) pour pouvoir en profiter pleinement. Pour ce qui est des autres attributs physiques, les touches anguleuses implantées à la base de l'écran ne plairont pas forcément à tout le monde, mais dans l'ensemble, le design général est tout de même réussi. Concernant l'équipement cette fois, Sony Ericsson signe à la fois une bonne et une mauvaise performance. Dans l'ensemble, ce Smartphone se défend plutôt bien. Il ingère une puce GPS ainsi que l'ensemble des connectiques sans fil possibles et imaginables (Wi-Fi, Bluetooth). On apprécie également la présence du trackpad tactile (même s'il n'est pas toujours pratique) et du tuner FM. Avec les Smartphones Windows Mobile, ces deux fonctionnalités sont suffisamment rares pour être signalées. En revanche, on a du mal à comprendre pourquoi Sony Ericsson a négligé à ce point l'espace de stockage. Le choix d'utiliser un slot micro SD (et non Memory Stick) est excellent, mais cela ne suffit pas à excuser l'absence mémoire fournie à l'achat du mobile. Les 256 Mo de mémoire interne ne sauraient convenir aux activités multimédias. La partie photo est également en reste : le rendu des clichés réalisés avec APN de 3.2 mégapixels peinent à convaincre. L'âge avancé du mobile explique une partie de ces petits soucis, le Smartphone arrive en fin de cycle, mais malgré tout, il dispose encore de beaux restes. Malgré cela, les personnes qui souhaitent opter pour un appareil Windows Mobile devront plutôt se tourner du côté de la concurrence (Diamond 2 ou Touch HD, au hasard).
Les plus
- Finition exemplaire/ trackpad tactile
- Clavier coulissant rétro éclairé
- Opera Mobile / Tuner FM
- Mini USB et slot micro SD standard
Les moins
- Mémoire d'origine ridicule (256 Mo)
- Limité aux SHDC de 16 Go
- Relativement lourd / Windows Mobile ?
- Lenteurs de l'interface modifiée
- Petite taille de l'écran / partie photo en retrait
Xperia X1
Les tactiles de la rentrée
Moyen
-
Fonctionnalités
-
Performances
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Autonomie
-
Accessoires
Galerie photo (cliquez pour agrandir)
Le système d'articulation par rail est très robuste. En revanche, en contrepartie, le mobile est relativement épais.
Carte micro SD, prise mini USB : Sony décide enfin de laisser ses formats propriétaires de côté pour embrasser les standards.
APN de qualité honnête et trackpad sensitif (remarquez également la forme géométrique (et peu pratique) des boutons.







































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