// Les téléphones tactiles phares de la rentrée
Publié par Paul-E. Graff le Vendredi 4 Septembre 2009
Sommaire
Test du BlackBerry Storm
Présentation des particularités du mobile en vidéo
Prise en mains et présentation du système d'exploitation
Le BlackBerry Storm est le premier mobile de la marque à intégrer un écran tactile. Ce Smartphone rame donc à contre-courant dans la mesure où jusqu'ici, le constructeur canadien s'était distingué en commercialisant exclusivement des appareils dotés de claviers physiques (caractéristique qui est prisée par les accrocs au mail itinérant).Cette marque de fabrique « RIM » absente sur le Storm explique probablement pourquoi le célèbre constructeur a choisi d'opter pour un dispositif tactile particulier. En effet, contrairement à ce que l'on pourrait penser, le Storm ne fait pas totalement l'impasse sur la sensation de toucher qui est procuré par un pavé de touches conventionnel. Le Storm surprend en proposant un écran tactile… cliquable ! Pour activer une touche virtuelle, il ne suffit pas de poser son doigt sur l'écran, il faut également exercer une pression sur ce dernier pour enclencher une touche. Autant l'avouer de suite, cette interface n'est pas vraiment intuitive. Après une certaine période d'utilisation, on parvient à dompter le dispositif (ou pas), mais au premier contact, on ne peut s'empêcher d'être dubitatif.
Concernant le système proprement dit, même si l'ergonomie reste honnête, on regrettera que différents bugs plus ou moins gênants persistent. Certes, avec la dernière mise à jour, les dysfonctionnements les plus gênants ont été gommés. Ceci étant dit, comme nous pourrons le voir dans ce test, plusieurs points d'ombre subsistent.
Téléphonie, agenda et répertoire
Concernant la qualité des conversations téléphoniques, les futurs acquéreurs n'auront pas de soucis à se faire. La qualité d'écoute est bonne et l'interlocuteur n'aura pas à déplorer de problèmes particuliers. En revanche, les choses se gâtent lorsqu'on constate que le mobile ne verrouille pas l'écran lorsqu'on le porte à son oreille. Ce minimum est fourni avec la quasi-totalité des appareils concurrents, il est vraiment dommage que le Storm fasse exception à la règle. Cet oubli semble être dû à l'absence de capteur de proximité. Pour corriger ce défaut, il faudra se rendre sur l'App Word (kiosque de téléchargement d'applications de BlackBerry) pour télécharger un utilitaire (souvent payant) capable de verrouiller automatiquement le mobile après décrochage de l'appel. En toute franchise, on en attend plus d'un appareil haut de gamme… Heureusement, en dehors de ce petit inconvénient, le reste de la couche téléphonie parvient tout de même à donner satisfaction.La couche téléphonie donne satisfaction, mais on en attendait plus. À gauche : Stormlock, un utilitaire de verrouillage.
Le clavier virtuel cliquable est composé de touches aux mensurations généreuses. Les utilisateurs aux gros doigts pourront donc composer un numéro sans avoir à redouter de frapper la touche d'à côté. Au-dessus de ces touches, des raccourcis proposent d'accéder à un historique détaillé des appels (entrants, sortants, manqués), ou au traditionnel carnet d'adresses. Même si on regrette l'absence de notion de contacts favoris, on peut tout de même dire que dans l'ensemble, le carnet d'adresses remplit bien sa fonction.
Il est possible de retrouver un contact instantanément en utilisant un filtre de recherche, les données sont synchronisables avec Outlook et les fiches comportent de très nombreux champs. Il est simplement dommage que les PIM soient aussi austères sur le plan visuel. Les caractères d'imprimerie noir sur fond blanc donnent l'impression d'avoir affaire au bloc note de Windows. L'agenda ne fait pas exception à la règle, on a simplement droit à une grille en noir sur fond blanc parsemée de champs gris. Heureusement, cela n'empêche pas le Storm d'être parfaitement fonctionnel.
Le gestionnaire d'informations personnelles est austère, mais il remplit parfaitement ses fonctions.
Le multimédia (audio et vidéo)
Concernant la partie audio cette fois, les puristes apprécieront la présence d'une prise Jack audio standard. Pour ce qui est de la partie logicielle, les bons indicateurs se confirment. Tout d'abord, en ce qui concerne le réglage des courbes de tonalité, RIM n'a pas fait dans la demi-mesure : pas moins de douze profils sont proposés par défaut. Il est par exemple possible d'opter pour un mode bass, dance, jazz, rock, R'n'B, etc. Difficile de faire plus complet. Vient ensuite la couche Bluetooth : comme tout Smartphone qui se respecte, le Storm est parfaitement compatible avec les normes A2DP et AVRCP, ce qui permettra d'utiliser n'importe quel casque stéréo sans fil compatible. Pour clore le chapitre, à l'image de ce que propose la concurrence, les possibilités de tri sont exhaustives (par artiste, album, titre, etc.) et les listes de lecture sont parfaitement gérées.Les amateurs du septième art désireux de transformer le Storm en un véritable petit cinéma de poche seront probablement gênés par le format de l'écran. Certes, la définition est correcte (480 par 360), mais le form factor du Storm s'approche plus d'un ratio 4/3 que 16/9ème. De ce fait, les films réencodés (qui n'ont pas été coupés) seront à coup sûr écrasés par les bandes noires disgracieuses dont on se passerait volontiers. À l'inverse, les vidéos dont le ratio natif s'approche du Storm sont extrêmement bien rendues. En effet, l'écran du Storm est tout bonnement excellent. Le bon contraste et les couleurs chaudes assurent un rendu visuel parfait. Pour finir sur une note nettement moins réjouissante, lors de la lecture d'une vidéo, il faut parfois cliquer sur la partie basse de l'écran à plusieurs reprises pour faire apparaitre les contrôles. Difficile de savoir si ce problème impacte uniquement notre modèle de test, mais si ce n'est pas le cas, le bug est presque rédhibitoire. D'autre part, concernant le nombre de formats pris en charge, on pourra regretter que l'appareil se limite au format MP4 (MPEG4 H.263, MPEG4 Part 2).
Pas de problèmes pour le 4/3. En revanche, l'écran n'est pas forcément approprié pour les films dont le format s'approche du 16/9.
La photo
Le BlackBerry Storm est équipé d'un appareil numérique de 3.2 mégapixels avec autofocus. En complément, RIM a eu la bonne idée d'intégrer un petit flash LED. Il ne faudra toutefois pas s'attendre à des miracles : la lumière émise est relativement faible, il faudra donc éviter de s'éloigner trop de sa cible dans les environnements obscurs. Concernant la qualité globale des fichiers photo obtenus avec le Strom, on se situe à un niveau très inférieur à la concurrence. Les clichés manquent cruellement de couleurs et comme si cela ne suffisait pas, un effet de flou résident sonne le glas des détails. Le Strom pourra dépanner dans le cadre de la réalisation de photos mémo, mais il ne faudra pas lui en demander davantage. Le résultat final risque fort de ne pas satisfaire les utilisateurs qui souhaitent immortaliser les bons moments de la vie quotidienne. L'APN du Storm n'est vraiment pas exceptionnel.
Du côté des petites options annexes cette fois, même si RIM a fait dans la sobriété, on retrouve tout de même un certain nombre de fonctions bienvenues. Par exemple, il est possible d'activer un stabilisateur, d'agir sur la balance des blancs, de choisir un profil de couleurs et surtout, d'utiliser la puce GPS interne pour géocoder ses photos. Pour ce qui est des effets fantaisie cette fois, RIM s'est contenté d'intégrer quelques effets visuels (sépia, noir et blanc, etc.), mais s'agissant d'un Smartphone professionnel, on ne s'attendait pas vraiment à en avoir davantage.
Au final, la partie photo laisse un gout mitigé. Le Storm prouve à nouveau que la résolution d'un objectif ne fait pas tout. Il suffit de comparer les photos obtenues avec l'APN de résolution équivalente (3,2 mégapixels) du Player Star pour se rendre compte du fossé qui peut séparer les deux mobiles dans ce domaine.
GPS et géolocalisation
D'origine, la puce GPS qui équipe le BlackBerry Storm pourra être exploitée en utilisant une application de cartographie sobrement appelée « Cartes ». Il ne faudra toutefois pas compter remplacer un « vrai » programme d'assistance à la navigation GPS. Tout d'abord, Cartes ne propose pas d'instructions vocales et/ou visuelles. Ensuite, Cartes pourra uniquement être utilisé en mode « online ». En clair, pour pouvoir en profiter, vous devrez impérativement être équipé d'un abonnement Web mobile conséquent, et vous trouver en zone de couverture (ce qui est encore loin d'être une règle systématique en rase campagne). Finalement, Cartes pourra uniquement dépanner en mode piéton.Vous l'aurez compris, l'application livrée en standard est relativement limitée. Pour pouvoir utiliser pleinement sa puce GPS, plusieurs options pourront être envisagées. Tout d'abord, certains opérateurs proposent des solutions de navigation basées sur un système d'abonnement. C'est par exemple le cas d'SFR qui propose son propre programme (Find And Go) pour 5,30 euros par mois. Les économes pourront quant à eux opter par exemple pour Nav4all , une application gratuite et relativement complète fonctionnant uniquement en mode online.
En revanche, les personnes qui souhaitent disposer d'un programme dont les cartes sont stockées sur la carte mémoire n'auront pas vraiment l'embarras du choix. Les mastodontes que sont Navigon, TomTom, CoPilot, ROUTE 66 et consœurs ne sont tout simplement pas disponibles sur le Storm…
La navigation Web
Le Storm est équipé d'un Navigateur qui a été largement amélioré par rapport aux modèles sortis précédemment. Malgré ce bon point, il ne parviendra pas à rivaliser avec les ténors qui sont ici incarnés par Safari Mobile (iPhone OS) et Chrome Lite (Android). Le principal problème concerne le temps de chargement des pages. Avec le Storm, l'ouverture des sites moyennement lourds se solde par un temps d'attente assez important.Pour le reste, dans l'ensemble, les standards sont relativement bien respectés (AJAX y compris). L'interprétation des pages est fidèle et au besoin, il est possible de basculer sur un mode « adapté à l'écran » relativement pratique. On regrettera peut-être aussi la non-prise en charge du célèbre format Flash d'Adobe, mais sur ce point, en dehors de Nokia, les autres Smartphones de ce comparatif ne font pas vraiment mieux (avec l'HTC Hero, cette fonctionnalité est anecdotique).
Le navigateur fait un bond en avant par rapport aux précédentes versions, mais du chemin reste à parcourir.
Pour la navigation cette fois, l'écran particulier du Storm apporte un plus dans la mesure où il ne sera pas possible de cliquer sur un hyperlien par inadvertance lors des défilements de page. En effet, l'activation d'un lien nécessite obligatoirement une validation par clic (pression sur l'écran). Autre bon point : comme avec la majorité des Smartphones concurrents, grâce à l'accéléromètre, il est possible de basculer du mode portrait au mode paysage en un instant en inclinant simplement l'appareil (la transition se fait relativement rapidement).
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Au final
Le bilan final ne penche pas vraiment en faveur du Storm. La marque est surtout connue pour ses mobiles à clavier physique et cette exception tactile ne parviendra pas à renouveler l'image de marque de RIM. Ce mélange de tactile et de clavier « physique » (bouton derrière l'écran) ne plaira pas forcément à tout le monde. L'idée de base n'est pas foncièrement mauvaise, mais au final, les méthodes classiques (tactile pur ou clavier physique exclusif) s'avèrent être bien plus intuitives. À ce point s'ajoutent de très nombreux bugs et autres défauts de conception. La dernière mise à jour corrige une partie des problèmes, mais malheureusement, un certain nombre de points d'ombre subsistent. Par exemple, la mémoire se sature assez rapidement, ce qui entraine des lenteurs qui obligeront l'utilisateur à effectuer régulièrement des redémarrages. Puisque nous en parlons, on peut ajouter que le Storm obtient le triste record du Smartphone dont le temps de boot est le plus long (compter quatre minutes). Sur le plan ergonomique cette fois, certains points sont perfectibles, mais heureusement, tout comme Windows Mobile, le système d'exploitation de BlackBerry pourra être personnalisé aux petits oignons en ajoutant les utilitaires qui conviennent. Pour finir, comme tout BlackBerry qui se respecte, l'appareil est parfaitement compatible avec le Push mail (la réception d'un courrier électronique est notifiée instantanément, comme s'il s'agissait d'un SMS). Ces points positifs ne suffiront pas à convaincre. Si vous tenez absolument à opter pour un BlackBerry, nous vous recommandons de jeter un œil du côté du Bold (appareil à clavier physique), ou d'attendre la nouvelle version du Storm (tactile).
Les plus
- Push mail / Possibilités de personnalisation
- Design / Qualité du lecteur audio
- Clavier virtuel
Les moins
- Boot extrêmement long
- Bugs récurrents / Pas de Wi-Fi
- Saturation de la mémoire / Lenteurs
- Peu de programmes GPS disponibles
BlackBerry Storm
Les tactiles de la rentrée
Moyen
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Fonctionnalités
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Ergonomie
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Autonomie
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Accessoires
Galerie photo (cliquez pour agrandir)
L'écran est tactile, mais il faut valider les actions en appuyant dessus (une touche se situe derrière l'écran).



















































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