le jeudi 04 décembre 2008

Free souhaite toujours diviser par 2 le prix du mobile

freephone
La révolution du mobile passera-t-elle par Free ? La filiale d'Iliad, deuxième fournisseur d'accès à Internet sur le marché français, se dit plus intéressée que jamais par la quatrième licence 3G, au sujet de laquelle un nouvel appel d'offres devrait être lancé début 2009, et affirme une nouvelle fois être en mesure de diviser par deux la facture de téléphonie mobile des foyers français si elle l'obtient.

« Nous voulons plus que jamais obtenir des fréquences et baisser les prix. Un foyer où deux adultes et un enfant disposent chacun d'un forfait mobile dépense environ 2.000 euros par an. Nous diviserons par deux la facture », promet Maxime Lombardini, directeur général de Free, dans un entretien au Figaro du 4 décembre.

Objectif : intégrer, à terme, les appels passés depuis un mobile à un forfait tout-en-un proposant des communications illimitées, sur le modèle des offres ADSL actuellement disponibles sur le marché. A ce titre, Maxime Lombardini se félicite de la récente décision de la Commission européenne, visant à réduire le prix de la terminaison d'appel, même s'il estime qu'elle n'est pas encore assez forte pour favoriser le développement d'offres illimitées.

Comment diviser par deux la facture liée au mobile ? « Selon nos concurrents, le revenu moyen annuel d'un client forfait se situe aux alentours de 672 euros TTC. En prenant une moyenne de trois forfaits par foyer, on arrive à une facture de près de 2016 euros par an et par famille. Si nous déployons un réseau télécom de grande ampleur, que nous internalisons le système d'information et que nous grignotons sur la marge, nous pensons pouvoir diviser cette somme par deux et permettre à des milliers de familles d'économiser jusqu'à 1000 euros par an » nous expliquait en septembre dernier un haut représentant de l'opérateur.

« Nous avons une marque forte, une base fidèle de 4 millions de foyers abonnés, soit plus de 10 millions d'utilisateurs pour le mobile, une infrastructure technique éprouvée », résume Maxime Lombardini, qui évoque un investissement de l'ordre du milliard d'euros.
Modifié le 13/12/2010 à 16h47
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