le mercredi 11 octobre 2017

Google et Facebook responsables des posts des internautes ?

Entre la question des fake news et celle du harcèlement, les géants du web sont de plus en plus au centre du débat : comment contrôler ce qui est posté sur Internet ? Et, surtout, comment les contraindre à agir de manière efficace en amont au lieu de palier aux problèmes au fur et à mesure qu'ils apparaissent ? Le Royaume-Uni a peut-être une solution.

La sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, le Brexit, permet en effet au pays de prévoir de nouvelles réglementations qui ne seront plus soumises à la suprématie de Bruxelles.

Changement de statut en vue pour les géants du web ?


Au Royaume-Uni, comme c'est le cas en France par exemple, il existe une industrie qui est responsable des informations qu'elle diffuse : c'est la presse, au sens large. En cas de diffamation, par exemple, la personne ciblée peut saisir la justice et l'auteur tout comme la publication pourront être retenus responsables et devoir payer dommages et intérêts.

Pour les géants du web comme Google, Facebook ou encore Twitter, ce n'est pas le cas : ces entreprises sont considérées comme des entreprises de communication, ce qui leur permet d'éviter d'être soumises à cette législation. C'est justement ce que pense changer le gouvernement britannique et, notamment, la secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et au Sport, Karen Bradley.

VF facebookaquila


Un changement radical mais efficace


Le changement, qui est actuellement discuté, comme l'a confirmé la Première ministre britannique Theresa May, pourrait permettre au régulateur du secteur des médias, l'Ofcom, l'équivalent britannique du CSA et de l'Arcep, d'intervenir au niveau des contenus publiés sur les réseaux sociaux.

Le changement serait radical : si l'entreprise Facebook peut être tenue responsable de ce que ses utilisateurs postent sur le réseau social, alors elle sera obligée de prendre les devants pour éviter les dérives. Le gouvernement britannique cible en premier lieu les contenus terroristes ou pédopornographiques, mais d'une manière générale, toute publication pourra tomber sous le coup de cette nouvelle législation.

Modifié le 11/10/2017 à 17h10
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