le vendredi 17 janvier 2014

4G : des fréquences contre des emplois

En échange du bénéfice de nouvelles fréquences, les opérateurs pourraient avoir des obligations en matière d'emplois. Voilà en substance le message qu'a tenté de faire passer Arnaud Montebourg auprès des opérateurs de téléphonie mobile.

Arnaud Montebourg
A l'occasion de ses vœux à la presse, le ministre du Redressement productif a précisé sa pensée concernant l'investissement et l'emploi dans le domaine des télécoms. Selon Les Echos, Arnaud Montebourg a ainsi évoqué l'idée de mettre en place auprès des opérateurs « des obligations en matière d'emplois et d'investissements ».

L'idée n'est pas nouvelle mais entre dans le cadre d'une possible redistribution des cartes sur la bande de fréquences des 700 MHz. Depuis plusieurs mois, le gouvernement s'est en effet inscrit en faveur d'un processus conduisant à réutiliser des bandes de fréquences pour le très haut débit mobile. Toutefois, certains secteurs comme les diffuseurs de télévision ne sont pas satisfaits de cette évolution.

Toujours est-il que cette stratégie du « donnant-donnant » a déjà été évoquée par le passé par les opérateurs eux-mêmes. Ainsi, lorsque Bouygues Telecom souhaitait que le régulateur l'autorise à réutiliser certaines fréquences pour la 4G (le refarming des bandes de fréquence 1 800 MHz), son directeur général, Olivier Roussat disait envisager « 200 recrutements dans les centres d'appels de Bouygues Telecom, qui sont tous situés en France. Et probablement autant dans les centres d'appels français de nos prestataires ».

Concernant les investissements des opérateurs, le ministre a évoqué en particulier l'importance de favoriser les déploiements dans les zones peu denses. Toutefois, concernant la téléphonie mobile, le récent rapport de l'Arcep, portant sur le troisième trimestre 2013, rappelait que le niveau d'investissement des opérateurs est resté stable.
Modifié le 17/01/2014 à 16h45
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