// Google+ : prêt à renverser Facebook ?
Publié par Michel Beck le Vendredi 5 Août 2011
Incapable de percer jusqu'ici dans les réseaux sociaux, Google tente le tout pour le tout avec une nouvelle approche, plus simple et qui tente de capitaliser sur les défauts de ses concurrents. Suffisant pour faire trembler les Facebook & co ?
Un vent de panique souffle-t-il à Mountain View ? Impossible de l'ignorer quand on assiste à la troisième tentative de percer en trois ans ! C'est qu'en face, la concurrence n'a pas trop attendu que le géant se réveille. Fort de ses 750 millions de comptes actifs, l'archi dominant Facebook, en partie soutenu par Microsoft, ne laisse pratiquement pas un millimètre d'espace pour co-exister. Le rouleau compresseur de Palo Alto est devenu en quelques années le deuxième site le plus visité au monde. Pire, de manière sporadique, Facebook passe régulièrement devant Google, particulièrement aux Etats-Unis.
Pour les équipes de Larry Page, il était plus que temps de réagir en proposant une alternative crédible à un concurrent devenu bien trop puissant à leur goût. D'autant plus quand l'adversaire s'implante sur des dizaines de milliers de sites à travers ses boutons "Like" ou le "Facebook Connect" permettant de s'inscrire sur des sites tiers en quelques secondes. Peu à peu, Facebook tisse sa propre toile et l'internaute, cœur du modèle économique des deux entreprises, commence à échapper à Google. En ouvrant un navigateur, on ne lance plus systématiquement le moteur de recherche mais sa page Facebook, on utilise moins l'e-mail (et donc Gmail) car la boîte à message du réseau social s'avère plus rapide et pratique.
Bref, pour beaucoup, Facebook est devenu le point de départ de la navigation et le centre névralgique de “leur” Internet.
Et comme si déboulonner un tel mastodonte ne s'annonçait pas assez compliqué, d'autres acteurs d'importance sont venus s'insérer dans la bataille en captant du temps de navigation disponible. En premier lieu, l'étonnant Twitter qui du haut de ses cinq ans d'âge continue sa croissance avec 200 millions d'utilisateurs actifs, 600 000 nouveaux inscrits par jour et 2250 tweets à la seconde, excusez du peu ! Des chiffres amusants quand on les met en parallèle avec les propos d'un certain Eric Schmidt (alors PDG de Google) qui déclarait en 2009 que Twitter était “la messagerie du pauvre”. Pour se raviser quelques mois plus tard en signant un accord permettant d'indexer en temps réel le contenu du site sur Google. Un retournement de veste trahissant un sérieux manque de vision.
Troisième acteur du social, LinkedIn vise de son côté les professionnels et continue de croître. Le site est devenu en quelques mois le deuxième réseau social des Etats-Unis, juste derrière Facebook. Tout récemment, la société a lancé son service d'actualités LinkedIn Today, mettant en avant les informations les plus consultées et partagées par ses membres. Une innovation qui se paie le luxe de venir empiéter sur les plates-bandes... de Google Actualités.
Le caillou contre la montagne
Un vent de panique souffle-t-il à Mountain View ? Impossible de l'ignorer quand on assiste à la troisième tentative de percer en trois ans ! C'est qu'en face, la concurrence n'a pas trop attendu que le géant se réveille. Fort de ses 750 millions de comptes actifs, l'archi dominant Facebook, en partie soutenu par Microsoft, ne laisse pratiquement pas un millimètre d'espace pour co-exister. Le rouleau compresseur de Palo Alto est devenu en quelques années le deuxième site le plus visité au monde. Pire, de manière sporadique, Facebook passe régulièrement devant Google, particulièrement aux Etats-Unis.
Pour les équipes de Larry Page, il était plus que temps de réagir en proposant une alternative crédible à un concurrent devenu bien trop puissant à leur goût. D'autant plus quand l'adversaire s'implante sur des dizaines de milliers de sites à travers ses boutons "Like" ou le "Facebook Connect" permettant de s'inscrire sur des sites tiers en quelques secondes. Peu à peu, Facebook tisse sa propre toile et l'internaute, cœur du modèle économique des deux entreprises, commence à échapper à Google. En ouvrant un navigateur, on ne lance plus systématiquement le moteur de recherche mais sa page Facebook, on utilise moins l'e-mail (et donc Gmail) car la boîte à message du réseau social s'avère plus rapide et pratique.
Bref, pour beaucoup, Facebook est devenu le point de départ de la navigation et le centre névralgique de “leur” Internet.
Une concurrence de caractère
Et comme si déboulonner un tel mastodonte ne s'annonçait pas assez compliqué, d'autres acteurs d'importance sont venus s'insérer dans la bataille en captant du temps de navigation disponible. En premier lieu, l'étonnant Twitter qui du haut de ses cinq ans d'âge continue sa croissance avec 200 millions d'utilisateurs actifs, 600 000 nouveaux inscrits par jour et 2250 tweets à la seconde, excusez du peu ! Des chiffres amusants quand on les met en parallèle avec les propos d'un certain Eric Schmidt (alors PDG de Google) qui déclarait en 2009 que Twitter était “la messagerie du pauvre”. Pour se raviser quelques mois plus tard en signant un accord permettant d'indexer en temps réel le contenu du site sur Google. Un retournement de veste trahissant un sérieux manque de vision.
Troisième acteur du social, LinkedIn vise de son côté les professionnels et continue de croître. Le site est devenu en quelques mois le deuxième réseau social des Etats-Unis, juste derrière Facebook. Tout récemment, la société a lancé son service d'actualités LinkedIn Today, mettant en avant les informations les plus consultées et partagées par ses membres. Une innovation qui se paie le luxe de venir empiéter sur les plates-bandes... de Google Actualités.







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