le lundi 16 janvier 2012

Google a piraté la base de données d'une startup kényane (MàJ)

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Une jeune pousse kényane accuse Google d'avoir piraté sa base de données afin de lui voler son portefeuille de clients.

Article mis à jour en bas de page.

La société Mocality, spécialisée dans l'indexation des commerces du Kenya, disposerait d'une base de 170 000 établissements commerciaux et projette d'étendre ses activités dans les autres pays africains. Concrètement la société permet aux internautes de répertorier le maximum de commerces puis propose aux dirigeants de ces derniers d'obtenir une panoplie d'outils leur permettant de promouvoir leurs produits ou leurs services.

« Ces deux dernières années nous avons payé 11 millions de Shilling kényan (99 540 euros) à des milliers de personnes et nous avons construit le répertoire le plus complet du Kenya », explique ainsi la société. Google serait arrivé sur le marché avec des pratiques douteuses.

La firme californienne propose en effet un service similaire baptisé Google Places permettant de promouvoir son commerce, de construire facilement un site Internet et de souscrire au programme publicitaire AdWords. Stefan Magdalinski, de l'équipe de Mocality, explique qu'au mois d'octobre 2011 la société a commencé à recevoir des appels de personnes relativement confuses demandant de l'aide avec la création de leurs sites Internet. Or Mocality ne leur propose que de lister leurs produits mais n'offre pas de service de développement web.

Après une analyse des logs des serveurs, les techniciens auraient remarqué la présence d'une même adresse IP ayant accédé à la fiche de plusieurs commerçants ; une IP pointant vers Google. En d'autres termes, Google aurait épié cette base de données à la recherche de nouveaux clients. Selon Mocality, les employés de Google Kenya auraient tenté de faire croire qu'ils avaient un accord avec Mocality en persuadant les gérants des commerces de lister leur entreprise sur le service de Google. Au 11 janvier, Google aurait contacté 30% de la base de données de Mocality.

Paradoxalement, Mocality serait le plus gros client de Google Kenya pour l'achat de publicités au sein d'AdWords. Reste à savoir les mesures qui seront prises après ces accusations.

Mise à jour :

Google a reconnu les faits et Nelson Mattos, vice-président des produits et de l'ingénierie en Europe et dans les pays émergents, rapporte à nos confrères de TG Daily :

« Nous étions humiliés d'apprendre qu'une équipe travaillant sur un projet Google avait utilisé illégalement des données de Mocality et mit à mal nos relations avec la société en invitant ses clients à créer des sites Internet. Nous avons déjà présenté nos excuses sans réserve à Mocality ».

Une enquête interne est toujours en cours pour identifier plus précisément les coupables au sein de Google Kenya.

Article initialement publié le 13/12/2012 à 17h49
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