le mercredi 02 novembre 2016

Blend Web Mix - Gens de Confiance convoite les déçus du Bon Coin

Lancée en 2014 et officialisée en 2015, la société Gens de Confiance souhaite s'attaquer au talon d'Achille du Bon Coin en proposant un site de petites annonces sécurisé et sans déception.

« J'ai eu deux mauvaises expériences sur Le Bon coin. On m'a posé des lapins et j'ai perdu une demi-journée. Et le petit frère de mon associé s'est fait arnaquer de 800 euros sur Paypal ». Tels sont les propos de Nicolas Davoust et les raisons pour lesquelles il a choisi de monter un site parallèle en misant sur la qualité des membres.

Déjà rôdé sur les offres de parrainage avec, entre autres, lesparrains.fr, Nicolas Davoust a choisi de créer une communauté basée sur la recommandation. Aujourd'hui, pour faire partie du réseau et pouvoir consulter ou déposer une annonce, un membre doit au préalable avoir été parrainé par trois autres personnes, lesquelles se porteront garantes pour ce dernier.

« Si nous avons un problème avec un membre spécifique, nous renvoyons également ses trois parrains ». De fait, les problèmes sont assez rares. « Nous avons en moyenne 10 plaintes par mois pour 15 000 nouvelles annonces », explique M. Davoust. Ces dernières concernent aussi bien des incivilités, des arnaques, que des acheteurs/vendeurs fantômes n'honorant pas leur rendez-vous.

Le concept peut s'appliquer à d'autres modèles, comme la recherche d'une garde d'enfant ou la location de bateau entre particuliers. Mais plutôt que de multiplier les concepts de parrainage, Gens de Confiance a mis au point une interface de programmation permettant à des éditeurs tiers de vérifier si une personne fait partie du réseau.

Gens de Confiance ban


Gens de Confiance dispose aujourd'hui de 140 000 membres confirmés et 50 000 personnes inscrites n'ayant pas encore trouvé leurs parrains. La société a levé 500 000 euros auprès de Partech Ventures et 500 000 euros via BPI.

Ses projets ? L'internationalisation. « Nous souhaitons avoir 1% de la population en France ainsi que dans les autres pays », affirme Nicolas Davoust. En septembre, le site a été lancé en Espagne avec deux personnes en freelance complétant l'équipe de 9 salariés. Trois mois plus tard, elle s'attaquera au Royaume-Uni, puis à l'Allemagne le trimestre suivant, puis, plus tard, à l'Italie.
Modifié le 02/11/2016 à 15h06
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