Age of Empires III Definitive Edition : un petit coup de jeune sur le jeu de stratégie

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
02 octobre 2020 à 12h01
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Le 18 octobre prochain, Microsoft distribuera donc le troisième volet de ses refontes Age of Empires avec la definitive edition du jeu initialement créé par Ensemble Studios il y a déjà quinze ans de cela. Nos impression sur une build encore en chantier.

Afin de ne plus nécessairement attendre la sortie du jeu pour vous parler d'un projet qui nous tient à cœur ou nous incite à la plus grande prudence, Access Granted viendra évoquer le cas de tel chantier en accès anticipé, de telle production que nous avons eu l'occasion de découvrir en avant-première... Histoire de vous mettre l'eau à la bouche ou de vous encourager à changer de trottoir.

À l’origine lancé en 2005, Age of Empires III est en quelque sorte l’achèvement de la franchise. En effet, après Age of Empires et Age of Empires II: The Age of Kings, il s’agissait pour Ensemble Studios de clôturer la série « historique » avant de partir sur quelque chose de plus mythologique. Comme ses prédécesseurs, Age of Empires III profitera bientôt d’une definitive edition que nous avons eu l’occasion d’essayer quelques semaines avant sa commercialisation officielle.

Si les campagnes sont sympas, leur mise en scène est parfois « poussiéreuse » © Nerces pour Clubic

Du neuf avec du vieux

Rien de bien surprenant, cette definitive edition reprend le gameplay du jeu originel et se focalise avant tout sur des questions techniques. L’objectif était pour Microsoft de redonner un petit coup de jeune à son jeu de stratégie sans toutefois révolutionner les choses. Inutile donc d’espérer un titre qui change du tout au tout. Les mécaniques de jeu et la plupart des contenus sont identiques à ce qui nous était proposé en 2005. Pour le jeu de base, il est donc question d’une vaste campagne solo au cours de laquelle on apprend à maîtriser le jeu en participant à un sympathique scénario mettant en scène la famille Morgan.

Fictive, celle-ci est au cœur des trois actes de la campagne. Au cours du premier, c’est Morgan Black – un chevalier embarqué sur le Nouveau monde – qui tient le rôle du héros. Il est aux prises avec les Ottomans de Sahin au travers d’une histoire n’ayant rien d’authentique, même si la quête de la Fontaine de jouvence a occupé d’innombrables conquistadors. Le second acte se déroule bien plus tard, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, avec comme héros John Black, petit-fils de Morgan. Là, il est question d’affrontement entre colons français et allemands avec, au « milieu », les Cherookees. Enfin, le troisième acte prend place au début du XIXe siècle. Amélia Black, y a fort à faire avec les forces américaines, les troupes mexicaines et les Séminoles.

Une attaque en bonne et dûe forme : pris à revers, l'ennemi n'a aucune chance © Nerces pour Clubic

Trois actes pour une campagne sympathique, mais marquée dans son époque. L’ensemble est stéréotypé et la mise en scène simpliste : il convient donc d’y jouer en gardant un brin d'indulgence. Techniquement, ce n’est pas non plus la révolution. Bien sûr, la définition d’image a progressé et on peut taquiner la 4K. Il est aussi question de la prise en charge des définitions « larges » sans toutefois que nous ayons pu les essayer nous-mêmes. Logiquement, les textures ont été sensiblement améliorées par rapport à la version de 2005 et le rendu des unités comme celui des bâtiments sont plutôt réussis.

Ces améliorations graphiques rendent les unités plus faciles à identifier et qu’il s’agisse des troupes de « hors la loi » ou de la faune sauvage, tout se repère plus facilement sur les cartes : un jaguar ressemble enfin à un jaguar ! En revanche, notons aussi que les animations ne progressent que très peu, en tout cas pas suffisamment pour éviter cette impression de personnages un peu « robots ». Tout cela manque clairement de fluidité, d’images intermédiaires. Enfin, pour conclure sur l’aspect technique, soulignons l’intégration de quelques « effets » inédits.

Les dix missions « Art de la guerre » © Nerces pour Clubic

Un contenu plus riche, les extensions en « bonus »

Inédits pour l’époque s’entend car il est aujourd’hui on ne peut plus normal de profiter d’éclairages dynamiques et de quelques effets de particules ou moment des tirs de mortier par exemple. À ce sujet, précisons d’ailleurs que les destructions ont également été nettement améliorées : ce n’est pas forcément ce que l’on remarque d’emblée, mais l’effondrement des bâtiments est plus réussi et contribue à donner un côté un peu plus moderne à un jeu dont le gameplay n’a, lui, pas bougé d’un iota. Age of Empires III Definitive Edition reste donc bien sûr un jeu de stratégie temps réel (STR) « comme au bon vieux temps », à la manière d’un Command & Conquer ou d’un WarCraft pour citer les plus notables représentants.

Débarqué sur une carte plus ou moins aléatoire, le joueur doit toujours veiller au déploiement et à l’agrandissement de sa « base » en assurant d’abord un bon approvisionnement en ressources. Ici, elles sont au nombre de trois depuis la nourriture récupérée sur les baies, les animaux sauvages ou les champs de maïs, jusqu’aux « pièces » que l’on retire des mines en passant par le bois « récolté » dans les forêts. Des ressources qui permettent bien sûr d’enrôler des colons supplémentaires pour doper son économie et de construire de nouveaux bâtiments pour débloquer toujours plus d’options.

Les extensions War Chiefs (Amérindiens) et Asian Dynasties (Asiatiques) sont intégrées © Microsoft

En toute logique, les ressources sont également utilisées pour enrôler de nouvelles unités militaires que l’on obtient à partir des différents bâtiments de production : caserne, fonderie… Ce n’est un secret pour personne, un STR pousse ensuite les joueurs à se mettre sur la figure. Des affrontements qui constituent donc tout le sel d’une partie, et ce, que l’on se lance dans une campagne, le mode escarmouche contre l’IA / d’autres humains ou que l’on découvre les « batailles historiques ». Soulignons aussi la présence d’un mode baptisé « Art de la guerre » dans lequel des missions focalisées sur un type d’action sont proposées.

Elles ne viennent pas fondamentalement changer nos habitudes de joueurs, mais ces dix missions sont malgré tout assez originales. Notons toutefois qu’en dehors de la 1ère campagne solo, l’ensemble du jeu est plutôt prévu pour les habitués du STR. Les toutes premières missions avec Morgan Black permettent de comprendre les principales mécaniques du jeu, mais ce didacticiel ne va pas très loin et le joueur est très rapidement plongé au cœur de l’action avec des cartes chargées et pas mal de choses à faire en même temps. Dans les options du jeu, il y a d’ailleurs un autre didacticiel pour revenir sur les actions de base.

Grizzli, cougars et loups apprivoisés © Nerces pour Clubic

Cultivons la différence

Bien sûr, l’éditeur de missions est de la partie, mais il conviendra de voir après le lancement si la communauté joue le jeu. En attendant une version finale expurgée des bugs que nous avons rencontrés – quelques rares plantages – nous aimerions attirer votre attention sur LE véritable changement de cette definitive edition : le traitement des Amérindiens. On sent qu’en quinze ans certaines mœurs ont changées et que le jeu vidéo touche un public plus large. Ainsi, l’ensemble des doublages ont été refaits afin, paraît-il, de « davantage respecter les coutumes des autres peuples ».

Pour le joueur lambda, la différence est subtile, mais l’effort reste louable et s’accompagne d’aptitudes comme cette capacité de « communier » avec la nature de certains amérindiens. Cela leur permet de convertir des animaux sauvages à leur cause et il faut reconnaître que de disposer d’une poignée de grizzlis dans ses rangs, ça fait son petit effet. Au final et si nous n’avons pas encore assez pratiqué cette definitive edition pour arrêter un avis, le travail semble avoir été soigné sans pour autant être aussi radical que ce Mafia Definitive Edition que nous testions il y a quelques jours.

Rappelons également que les extensions The War Chiefs et The Asian Dynasties, respectivement sorties un an et deux ans après le jeu de base, ont été intégrées à la definitive edition. On profite de davantage de campagnes solos (trois) et de plus de factions (quatorze). Toujours bon à prendre.

Schéma de développement d'une peuplade amérindienne © Nerces pour Clubic

Preview réalisée à partir d’un code fourni par l’éditeur.

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