Notre sélection des 10 meilleurs jeux pour votre PS4 (Màj Novembre 2019)

Thibaut Popelier Contributeur
07 octobre 2019 à 09h43
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Si vous traînez régulièrement dans nos colonnes, vous n'êtes pas sans savoir que chez Clubic, le jeu vidéo, on aime bien ça. Et pas qu'un peu même. Que ce soit au travers de news, de tests, d'articles ou même de petits lives dont nous avons le secret, nous essayons de vous communiquer tout notre amour pour ce média ô combien riche et intéressant.

Afin d'aller un peu plus loin, nous avons décidé de vous proposer une série de sélections regroupant selon nous, les meilleurs jeux par support. Une sorte de « top 10 » si vous le préférez (ce n'est pas un gros mot), dans lequel nous vous présenterons les jeux qui nous ont tapé dans l'œil et que nous aimerions vous faire découvrir. Il s'agit évidemment d'un classement éminemment subjectif, qui n'a pas pour vocation de classer les jeux du meilleur au moins bon et qui évoluera au fil du temps, des sorties, et de nos envies. Et si vous n'êtes pas d'accord avec notre classement, tant mieux, cela nous donnera l'occasion d'aller discuter de vos jeux préférés dans le topic dédié sur notre forum.

Mais trêve de bavardage et place à notre sélection des 10 meilleurs jeux (selon nous) que vous pourrez découvrir sur PlayStation 4.


1. God of War 4 - narration et action au summum

Séléc PS4



Les plus
+ Visuellement magnifique
+ Un système de combat prenant
+ Un jeu massif sur tous les plans
Les moins
- Quelques maladresses dans le scénario
- Parfois un brin brouillon

C'est en 2005 que Sony nous a livré le premier épisode des aventures guerrières de Kratos. Après trois épisodes qui l'ont vu passer de « simple » Spartiate à dieu de la guerre du monde grec, prenant au passage le temps de faire subir toute sorte d'abomination au panthéon des divinités, le chauve le plus célèbre du jeu vidéo (avec ce bon Agent 47) a pris le temps de se reposer quelques années. C'est en 2018 qu'il a toutefois signé son grand retour pour le plus grand bonheur des fans de la série.

Pour les deux ou trois du fond qui ne suivraient pas, God of War est une série de beat them all mâtinée de hack and slash qui nous propulse bille en tête dans la Grèce antique, aux côtés des dieux et des créatures mythologiques qui peuplent cette époque fantasmée. Dans les sandalettes de Kratos, un guerrier d'élite entièrement dévoué à Arès, vous devrez démolir des dizaines, des centaines même, d'ennemis à grands coups de lame et autres tatanes dans la tronche, dans une mise en scène aussi sanglante que spectaculaire. Véritable réussite, la série a grandi au fil de ses épisodes pour devenir une licence riche, profonde, au scénario de plus en plus léché. Jusqu'à aboutir à un quatrième épisode qui tranche radicalement avec la formule habituelle, en nous emmenant faire un petit tour bien loin de la Grèce.

Un Kratos bien sous tous les Asgard

Cinq années après un troisième épisode qui avait déjà constitué une véritable torgnole en son temps, ce quatrième épisode sobrement intitulé God of War, s'en revient bousculer les codes de la série en nous livrant une nouvelle formule aussi inédite qu'intéressante. Si Kratos est toujours de la partie, crâne rutilant et barbe broussailleuse arborés fièrement, c'en est toutefois terminé de la Grèce. En effet, le Spartiate s'en est allé vivre du côté de la mythologie nordique. Et une fois encore, c'est dans une bien mauvaise passe que nous le retrouvons, puisqu'il vient tout juste de perdre sa femme et se retrouve seul avec Atreus, un fils pour qu'il est quasiment un inconnu.

C'est un Kratos vieilli, lassé par les batailles qu'il a menées que nous retrouvons dans ce moment de deuil. Et tout au long de l'histoire tissée par Santa Monica Studios, nous le verrons lutter pour surmonter cette période tragique et nouer, à défaut de renouer, des liens avec son fils. Une histoire riche, profonde et attachante qui est racontée sobrement, et sublimée par la performance des acteurs incarnant les différents personnages. Bien évidemment, tout ne se passera pas aussi bien que prévu et les dieux d'Asgard vont venir chercher des noises à notre héros, l'obligeant à ressortir les armes pour aller briser quelques mâchoires.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela marche toujours aussi bien. En jeu, Kratos est toujours aussi vivace et enchaîne les coups avec une rare fluidité. Équipé cette fois-ci d'une hache qu'il peut envoyer vers ses ennemis pour les congeler, le Spartiate virevolte sur le champ de bataille, supporté par les flèches d'Atreus dans une danse macabre absolument fascinante une fois que l'on a absorbé les tenants et les aboutissants du système. D'autant que cet épisode introduit une ribambelle d'équipements permettant de personnaliser son style de jeu en profondeur.

Si God of War 3, en son temps, avait déjà brisé les rétines de nombreux joueurs, ce n'est rien en comparaison de ce quatrième épisode qui tire pleinement parti des capacités de la PlayStation 4. Outre le travail effectué sur les personnages, leurs animations et leurs expressions faciales (grâce à la performance capture), c'est le travail effectué sur le monde qui impressionne. Au cours de l'aventure que vous pourrez vivre aux côtés de Kratos et Atreus, vous serez amené à visiter de nombreux mondes de la mythologie nordique, d'Asgard à Niflheim en passant par Midgard. Et chacun d'entre eux fait montre du savoir-faire du studio pour créer des paysages saisissants.

Notre avis sur : God of War 4

Difficile de ne pas aimer ce God of War. Absolument somptueux, surtout en 4K avec une PlayStation 4 Pro, il nous livre une histoire beaucoup plus intimiste que ses prédécesseurs, évoquant des sujets forts comme les relations père-fils ou le deuil, sans jamais verser dans le pathos. Pour ne rien gâcher, il se paie le luxe de proposer un système de jeu riche, prenant et d'une robustesse à toute épreuve, qui vous demandera une parfaite maîtrise si vous souhaitez relever ses challenges les plus ardus. En un mot comme en cent, God of War est un must have pour tous les possesseurs de PlayStation 4.
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2. Horizon Zero Dawn - une héroïne badass aux commandes

Séléc PS4



Les plus
+ Une héroïne forte
+ Un univers original et intéressant à explorer
+ DES DINOSAURES ROBOTS !
Les moins
- Scénario en dents-de-scie
- Parfois un peu répétitif

Connu pour avoir accouché de la franchise Killzone, un FPS futuriste à l'esthétique inspirée par la Seconde Guerre mondiale, Guerrilla est un studio qui s'illustre par son excellence technique. Il faut dire les bougres arrivent toujours à nous livrer des jeux à la plastique impressionnante qui, s'ils ne brillent pas par une originalité folle, nous en mettent souvent plein les mirettes.

Après en avoir terminé avec les tribulations de Killzone, le studio a toutefois décidé de se réinventer, et c'est avec Horizon Zero Dawn qu'il est revenu sur le devant de la scène. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère puisqu'après nous avoir livré un jeu de tir beau, mais parfois assez terne dans sa direction artistique, ils ont décidés de lâcher les chevaux pour nous livrer un jeu en monde ouvert, à mi-chemin entre action et RPG, qui se paie en plus le luxe de proposer un environnement original et chatoyant, empli des plus merveilleuses créatures qui soient : des dinosaures robotiques. Rien que ça.

L'Aloy du plus fort

Horizon Zero Dawn, c'est l'histoire d'un entre-deux, un futur qui ressemble à s'y méprendre à notre passé le plus ancien. Après une catastrophe, que l'on apprendra à découvrir au fil du jeu, l'humanité a régressé pour revenir au stade des chasseurs-cueilleurs des origines. Vivant au sein de petites communautés, ils côtoient, souvent pacifiquement, des créatures technologiques extrêmement impressionnantes qui ressemblent à s'y méprendre à des dinosaures. Parmi eux, la jeune Aloy, une paria de naissance qui ne rêve à rien de plus qu'à une découverte des tenants et aboutissants du monde qui l'entoure.

Comme toute bonne histoire qui se respecte, notre héroïne vivra un événement tragique qui viendra bousculer son petit monde, la propulsant sur les routes, afin de résoudre un mystère qui la dépasse et qui concerne le sort même du monde. Un scénario bien ficelé, raconté avec sobriété et efficacité donc, qui se laisser suivre de manière fort agréable pour nous faire découvrir cet univers original s'il en est.

Côté gameplay, Guerrilla a mis les petits plats dans les grands pour Horizon Zero Dawn en nous proposant tous les traceurs habituels du monde ouvert, avec une petite touche infiltration et chasse des plus intéressantes. Car voyez-vous, Aloy est une chasseuse et à ce titre, vous pourrez l'accompagner dans la traque de ses ennemis robotiques afin d'en récolter des parties, qui vous permettront plus tard de fabriquer et améliorer votre équipement. De nombreuses quêtes et objectifs secondaires vous permettront aussi de passer du bon temps entre deux missions de la trame principale, pour une expérience en jeu tout à fait plaisante.

Nous l'avons déjà dit un peu plus haut, Guerrilla est connu pour son excellence visuelle, et sur ce point, Horizon Zero Dawn ne déçoit absolument pas. Le monde créé pour l'occasion est absolument somptueux avec ses paysages mêlant ruines de l'ancien monde et nature luxuriante. Et que dire du design des ennemis, ces machines aux allures de dinosaures qui en mettent plein la vue et dont la traque vous occupera pendant des heures. Techniquement au poil, le titre de Guerrilla est une grande réussite quelle que soit votre machine.

Notre avis sur : Horizon Zero Dawn

Après avoir suscité un enthousiasme certain lors de sa présentation lors de l'E3 2015, Horizon Zero Dawn était attendu au tournant. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on n'a pas été déçu une fois la bête en main. Plaisant à jouer, magnifique à regarder, disposant d'une héroïne badass comme pas possible et plus fin qu'il n'y parait, le titre de Guerrilla est de ces jeux qui se savourent sans déplaisir. Et s'il n'est pas le meilleur dans sa catégorie, il n'en demeure pas moins un excellent titre qui vous fera passer de très bons moments pad en main.
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3. Marvel's Spiderman - un monde ouvert riche et vivant

Séléc PS4



Les plus
+ Le terrain de jeu, somptueux
+ Gameplay au poil
+ Le système de déplacement qui fonctionne très bien
Les moins
- Un sentiment de déjà-vu
- Parfois redondant

Lorsque l'on parle d'adaptation de licence super héroïque en jeu vidéo, difficile de penser à autre chose qu'à l'excellent travail opéré par Rocksteady sur Batman. Il faut dire qu'avec Arkham Asylum et Arkham City, le studio avait frappé fort et réinventé un genre à lui tout seul. C'est sans aucun doute avec cette idée en tête qu'Insomniac Games, le studio derrière des titres comme Spyro ou Ratchet & Clank a décidé d'aborder le projet d'adaptation de Spider-Man sur PlayStation 4.

Projet né en 2014 de la collaboration entre Sony et Marvel, qui en ont confié la direction à Insomniac, ce Spider-Man s'émancipe du carcan de la franchise (ciné ou comics) pour proposer une aventure totalement inédite. Insomniac, à qui Marvel avait laissé carte blanche pour le choix du personnage, a donc décidé d'offrir une nouvelle aventure à Peter Parker, même si l'on retrouvera au sein du jeu de nombreuses références à la mythologie de Spidey, à ses proches et à ses ennemis bien sûr.

Viens donc chez Spidey

Jeu d'action à la troisième personne en monde ouvert, Marvel's Spider-Man nous emmène faire un tour dans une reconstitution saisissante de Manhattan et sa célèbre skyline, parmi laquelle il sera possible de virevolter librement dans le costume de l'homme-araignée. Une véritable réussite tant sur le plan graphique qu'au niveau du gameplay qui hisse les déplacements au rang d'art, d'une fluidité à toute épreuve. Pour ne rien gâcher, Insomniac nous livre ici une partition extrêmement solide du point de vue des combats avec un système fortement inspiré de celui des Batman de Rocksteady.

Côté histoire, rien à redire non plus tant le studio semble avoir bien fait ses devoirs. S'il ne casse pas non plus neuf pattes à une araignée, il n'en reste pas moins extrêmement plaisant à suivre. Jonglant entre les références à l'univers de Spider-Man et un contenu original, alternant entre gravité et légèreté, il offre quelques bons moments et des scènes particulièrement satisfaisantes pour les aficionados comme pour les autres.

Véritable star de ce jeu aux côtés du tisseur, Manhattan est une belle réussite et c'est tant mieux, car au cours de vos pérégrinations, vous serez amené à la visiter en long, en large et en travers. Entre reconstitution et réinvention pour les besoins de la licence, cette ville respire la vie et regorge d'activités à accomplir. La plupart vous permettront d'ailleurs de récolter de quoi améliorer votre avatar et ses capacités, récompensant ainsi toujours votre exploration.

Notre avis sur : Marvel's Spiderman

Absolument magnifique, bardé de contenu et diablement agréable manette en main, ce Spider-Man aux faux airs de Batman made in Rocksteady est une véritable réussite qui vous fera passer un excellent moment si vous êtes client de ce genre de jeu. Annoncé comme le premier volet d'une série de jeu consacrée à Peter Parker et à l'homme-araignée, il constitue un très bon point d'entrée dans cet univers foisonnant.
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4. Red Dead Redemption 2 - Rockstar frappe (encore) un grand coup

Séléc PS4



Les plus
+ Dieu que c'est beau
+ Une histoire riche et prenante
+ La galerie de personnages, une réussite
Les moins
- Parfois un peu lent et rigide

Alors que GTA V continue de se vendre par paquet entier près d'une décennie après sa sortie, Rockstar en est arrivé à un point où il est capable de faire ce que bon lui semble sans, que personne ne puisse lui dire quoi que ce soit. Adepte du « mon jeu sortira lorsqu'il sera prêt et pas avant », le développeur se cantonne à un panel de licence restreint, aux identités fortes, et des sorties plus rares encore. Autant dire que lorsque la suite de Red Dead Redemption a été annoncée, toute la sphère vidéoludique s'est levée comme un seul homme, impatient de mettre la main sur un titre attendu depuis bien des années.

Et c'est en fin d'année dernière, huit ans après la sortie du premier épisode, que Red Dead Redemption 2 est paru. Un titre gigantesque par son ambition, qui vient nous raconter les événements précédant les aventures de John Marston. Une époque où le fier bandit faisait encore partie de la bande de Dutch, aux côté d'une bande de malfrats sympathiques. Et c'est cette fois-ci dans les bottes d'Arthur Morgan que l'on cavalera dans la pampa, accomplissant méfaits et bonnes actions au gré d'une histoire qui, si elle prend son temps, n'en demeure pas moins diablement bien écrite.

Un second épisode renversant

À l'instar du premier Red Dead Redemption, ce second épisode nous met aux commandes d'un hors-la-loi, un vrai, un dur. Un gars qui a baroudé pendant des années sous la houlette de Dutch VanDerLinde, un malfrat qui a roulé sa bosse et mène une petite troupe de bras cassés sur les routes, à la recherche de la fortune et d'un havre de paix hors d'un monde qui semble les pousser de plus en plus rapidement vers la sortie. C'est après un braquage raté, qui a coûté la vie à certains d'entre eux et les a mis sur le radar de la maréchaussée, que nous retrouvons d'ailleurs tout ce beau monde pour le début d'une aventure haute en couleur qui questionnera la loyauté d'Arthur et sa morale.

Au fil des chapitres, c'est une histoire incroyable, vivante, forte et riche en émotion que nous tisse Rockstar. Une histoire qui ne vous laissera pas indifférent une fois que vous l'aurez terminée et qui vous proposera des moments qui resteront gravés au fer rouge dans votre mémoire. Au-delà du scénario, c'est le monde dépeint par ce titre qui arrivera à se frayer une place jusqu'aux tréfonds de votre cervelle. Les artistes du studio ont accompli un travail incroyable pour proposer le cadre grandiose qui accueille cet opus. La nature y est vivace, luxuriante et on sera tenté à de nombreuses reprises de poser la manette au gré de nos déplacements, simplement pour admirer tel ou tel panorama lors d'un lever ou d'un coucher de soleil. Ou admirer le reflet de la Lune sur une étendue d'eau.

Au-delà de cette beauté plastique, Red Dead Redemption 2, c'est aussi un gameplay particulier. Rigide diront certains, qui accumule les commandes pour réaliser chaque action et insiste sur la lourdeur de l'avatar. Chaque pression de touche est ici significative, porteuse de sens, comme pour souligner le réalisme des actions effectuées. Et on ne va pas se mentir, cela a de quoi rebuter les joueurs habitués aux gameplay nerveux qui sont la norme actuellement.

Notre avis sur : Red Dead Redemption 2

Red Dead Redemption 2 est un jeu avec des défauts, difficile de le juger autrement. Il est parfois, souvent même, lent. Insiste un peu trop sur la répétitivité de ses actions et la lourdeur de ses commandes. Mais tout cela à un sens, une volonté profonde de nous proposer un jeu qui met en avant le réalisme, le naturalisme des situations croisées. Au-delà de ces aspérités techniques, Red Dead Redemption 2 est une véritable petite merveille qui nous raconte une histoire, son histoire, et le fait bien. Et c'est pourquoi nous ne saurions trop vous conseiller de vous jeter dessus.
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5. Uncharted 4 : A Thief's End - la fin d'une ère pour Nathan Drake

Séléc PS4



Les plus
+ Graphiquement incroyable
+ Une écriture toujours aussi bonne
+ Quelques séquences et paysages inoubliables
Les moins
- Des ennemis toujours aussi bêtes
- Gameplay parfois un brin daté

Avec Uncharted, Naughty Dog a posé les jalons de sa réussite. Série reprenant à son compte les thématiques chères à Tomb Raider, elle a dès le départ fait le pari de nous proposer des séquences d'action trépidantes, pariant sur une mise en scène forte, qui n'a rien à envier au cinéma. Une action portée par son personnage principal, Nathan Drake, pilleur de trésor de son état à la gouaille sans pareille, qui apporte juste ce qu'il faut d'humour pour désamorcer la moindre situation.

Après trois épisodes et cinq ans d'absence, Uncharted 4 est arrivé sur nos consoles en 2016 avec un ton un peu différent, comme pour marquer un peu plus l'évolution du personnage, et celle de la série. Il faut dire que cet opus nous présente un Nathan Drake rangé, heureux en mariage, qui a laissé derrière lui ses années de baroudeur. Enfin, jusqu'à ce que son frère, qu'il croyait décédé, ne débarque pour lui proposer une affaire en or : retrouver le trésor du légendaire pirate Henry Avery. De quoi remettre notre aventurier en selle pour une dernière et grandiose aventure.

Une fin en apothéose

S'il est une chose qui marque dès les premières secondes de cet Uncharted 4, c'est bien que Naughty Dog n'a rien perdu de son talent pour conter des histoires, pas plus pour créer des paysages qui marquent les esprits. Si les précédents volets proposaient déjà des visuels somptueux, avec des séquences marquantes, ce dernier épisode pousse le curseur à onze grâce à la maestria des équipes du studio. Une nouvelle fois, notre aventurier parcourra le monde par monts et par vaux, de l'Italie à Madagascar en passant par l'Écosse. Et à chaque fois, vous pourrez découvrir des paysages à couper le souffle, surtout lorsque vous aborderez la ville de Libertalia, abandonnée et envahie par la jungle.

Cette nouvelle aventure de Nathan Drake se démarque un tantinet des précédents épisodes en nous proposant moins d'action incongrue et un peu plus de puzzle. Une évolution bienvenue qui nous permet d'apprécier pleinement non seulement le travail effectué sur les décors, mais aussi le travail d'écriture réalisé par le studio. Nathan est en effet accompagné en permanence par son frère, ce qui donne lieu à de savoureux échanges, qui permettent d'apprécier l'évolution du personnage.

Toujours aussi solide dans sa narration ou son gameplay, cet Uncharted 4 représente la quintessence d'une série qui n'a plus rien à prouver et propose une fin à l'arc narratif de son personnage. Une fin très réussie au passage, qui permet de dire au revoir à Nathan et sa bande sans aucun regret. Enfin presque, car le jeu s'est doté d'un contenu additionnel stand alone, The Lost Legacy, qui met en scène un duo de figures connues : Nadine Ross et Chloé Fazer, dans une aventure toute aussi réjouissante.

Notre avis sur : Uncharted 4 : A Thief's End

Amateurs de belles et grandes aventures, arrêtez-vous là, car Uncharted 4 est indéniablement le jeu que vous cherchez. Véritable réussite, qui nous conte une histoire fort sympathique avec ce qu'il faut pour clôturer une histoire s'étalant sur presque dix ans, il se paie en sus le luxe d'être l'un des jeux les plus aboutis qui soit sur le plan visuel. À tel point que de nombreux paysages, une fois la manette reposée, continueront de hanter vos nuits.
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6. Death Stranding - Kojima au sommet de son art

Death Stranding TGS



Les plus
+ Une ambiance incroyable entre désespoir et beauté
+ Un scénario fascinant
+ La dimension multijoueur novatrice
Les moins
- Un rythme parfois poussif
- Des objectifs assez répétitifs

Après sa séparation houleuse avec Konami, Hideo Kojima s'est associé à Sony Interactive Entertainment dans le but de produire une toute nouvelle licence. Annoncé à l'E3 2016, Death Stranding aura attendu seulement trois années avant de débarquer sur nos PS4. Avec sa communication savamment orchestrée et volontairement obscure, le jeu s'est taillé une réputation avant même sa sortie. Ce qui est certain, c'est qu'il ne peut pas laisser indifférent. Voilà pourquoi il se trouve dans notre sélection des meilleurs jeux PS4.

Le genre de Death Stranding est resté un mystère jusqu'au lancement en novembre 2019. La seule chose que nous n'ignorions pas était le casting cinq étoiles qui s'est rassemblé autour de Kojima. C'est donc Norman Reedus qui se charge d'incarner Sam Porter Bridges, le personnage principal de cette épopée. D'autres grands noms du septième art figurent au générique comme Léa Seydoux, Guillermo del Toro ou encore Mads Mikkelsen. Mais ce n'est pas avec une partie du gratin d'Hollywood qu'on réalise forcément un bon jeu. Pourtant, ces têtes d'affiche ont porté le projet pendant plus de trois ans jusqu'à sa sortie. Et il est clair que Death Stranding est une œuvre très singulière.

Entre mystère et génie

Tout commence par un contexte post-apocalyptique mainte fois utilisé et une civilisation terrestre en décrépitude. Les villes ne communiquent plus entre elles et c'est ce cher Sam qui devra reconnecter la société afin de reconstruire les États-Unis. Bien entendu, rien n'est simple dans ce monde imaginé par le créateur de Metal Gear. Des entités noirâtres arpentent ces terres dévastées et n'hésitent pas à capturer les vivants pour les traîner vers l'inconnu. Kojima oblige, le scénario profite d'une multitude de rebondissements au fil des heures. Les apparences sont souvent trompeuses et plusieurs degrés de lecture sont palpables dans le récit. Malgré l'apocalypse, Sam ne passe pas son temps à se battre avec un arsenal militaire mais fait plutôt office de coursier qui doit planifier avec minutie chacune de ses excursions.

Si la violence est loin d'être absente, Death Stranding ne tombe pas dans les codes habituels des TPS à gros budget. Sam marche inlassablement vers un objectif bien précis tout en reconnectant des zones au réseau. Si ce but peut sembler anodin, il prend pourtant totalement son sens dans la dimension multijoueur de l'exclusivité (temporaire) PS4. En effet, une fois la zone reliée à ce fameux réseaux, les constructions des autres joueurs peuvent apparaître sur la carte. S'il est impossible de croiser d'autres personnes sur la carte, ces routes, échelles et autres objets facilitent grandement la progression. Car oui, la reconnexion n'est pas un simple élément scénaristique mais bien un pan entier du gameplay. Il est même possible de laisser un petit "j'aime" sur l'édifice d'un autre joueur.

Nous allons nous aussi rester évasifs sur les tenants et aboutissants de Death Stranding. Avec son rythme assez lent, son aspect gestion un peu archaïque en ce qui concerne l'inventaire et ses environnements logiquement vides, le titre ne plaira pas à tout le monde. Pourtant, comment ne pas être happé par ce monde à la fois magnifique et lugubre ?! Hideo Kojima a créé un titre qui va bien au-delà d'un simple simulateur de randonnée (comme ses détracteurs aiment tant le qualifier) et parvient à se renouveler après 28 années passées au chevet de la licence Metal Gear.

Notre avis sur : Death Stranding

Dire que Death Stranding était attendu au tournant est un doux euphémisme. Hideo Kojima livre un jeu qui n'entre dans aucune case et qui brille par son élégance à tous les étages. Le scénario saura contenter les passionnés de cinéma et la notion de "multijoueur" gagne en profondeur en s'éloignant des modes compétitifs ou coopératifs habituels. Kojima fait une fois encore du grand Kojima, au risque de diviser les joueurs. Ce qui est évident, c'est qu'il est impossible de rester indifférent... et c'est un véritable exploit !

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7. Persona 5 - le summum du RPG sur PS4

Séléc PS4



Les plus
+ Cette direction artistique !
+ Un principe toujours aussi prenant
+ Ce système de combat, quelle merveille
Les moins
- Courbe de difficulté à revoir
- Rythme parfois un peu lent

Si Final Fantasy, Dragon Quest et autres RPG à la sauce Square Enix sont les plus éminents représentants du jeu de rôle à la japonaise, ils ne sont pas les seuls. Dans l'ombre, moins connues du grand public, rôdent des séries tout aussi emblématiques. À l'image des Persona et autres Shin Megami Tensei qui livrent, épisode après épisode, des jeux solides qui font le bonheur des aficionados du genre.

C'est en 2017, du moins par chez nous, et près de six années après Persona 4, que le cinquième épisode de la licence Persona s'en est venu faire un tour dans nos contrées. Au programme des réjouissances, les mêmes traceurs qu'à l'habitude avec cette franchise. Une bande de lycéens qu'il faudra accompagner dans leur vie de tous les jours durant une année scolaire, ces mêmes lycéens qui peuvent voyager dans un univers parallèle empli de monstres afin de les combattre, des thématiques psychologiques lourdes et un système de jeu complexe qui devrait plaire aux amateurs de belles mécaniques bien huilées.

Mon nom est Persona

Série débutée en 1996, qui s'est véritablement épanouie à partir de 2009, Persona est une sorte de spin-off de la série Shin Megami Tensei. Chacun de ses épisodes emprunte une structure assez similaire pour aborder diverses thématiques de manière assez sérieuse, en usant pour ce faire du fantastique. Mettant en scène des lycéens bouleversés par un événement traumatisant, cette série oscille en permanence entre deux mondes : le monde réel, dans lequel vous évoluez la journée, et le Métaverse qui occupe vos nuits.

Durant la journée, vous accompagnerez votre personnage au lycée et, à la manière d'un visuel novel, vous parlerez avec vos camarades et ferez des choix qui dicteront votre progression. Une fois la nuit venue, vous aurez la possibilité de vous échapper vers le Métaverse afin d'explorer la psyché d'autres personnes et combattre de nombreux monstres à l'aide de Persona. Ces créatures vous octroieront de nombreuses capacités et vous pourrez les faire fusionner pour les rendre plus puissantes.

Abordant des thématiques fortes comme la liberté, la culpabilité, mais aussi le passage à l'âge adulte, la responsabilité ou encore l'émancipation, Persona 5 ne se pose pas comme un simple RPG en dépit d'un système de jeu velu bien comme il faut, qui demandera toute de même pas mal d'investissement pour être parfaitement maîtrisé. Et comme si cela ne suffisait pas, il se paie le luxe de proposer un visuel détonnant, en particulier au niveau de son interface.

Notre avis sur : Persona 5

Dire que Persona 5 n'es pas un jeu abordable serait un euphémisme. Persona 5 est un RPG qui se mérite et demande que l'on s'y investisse un minimum si l'on souhaite en voir le bout. Une fois que l'on a fait cet effort initial, et que l'on s'accroche, découvrir son histoire, et les thématiques qu'elle aborde devient un véritable plaisir. Si l'on ajoute à cela un gameplay tout en profondeur et un visuel accrocheur, on tient là une petite merveille à mettre entre les mains de tous les fans de RPG.
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8. NieR Automata - une aventure qui prend au tripe

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Les plus
+ Une histoire riche qui se découvre sur plusieurs parties
+ Une direction artistique très réussie
+ Un système de combat dense et complet
Les moins
- Répétitif par moment
- Un peu léger techniquement à certains moments

NieR : Automata, c'est avant toute chose un titre à la genèse troublée. Suite sans en être une du mésestimé NieR, lui-même spin-off de la série Drakengard, il a commencé son développement dès 2014 sous la houlette du génial mais bizarre Yoko Taro (faites une simple recherche Google pour comprendre), avant de sortir quatre ans plus tard. Avec un Platinum Games derrière pour assurer la partie gameplay tournée vers l'action, ce titre est une étrangeté, un hybride à mi-chemin entre le RPG et l'action, qui livre pourtant une partition percutante.

Attention toutefois, car à l'instar de son prédécesseur, NieR : Automata n'est pas un jeu facile à appréhender. À trop vouloir en faire et en donner à ses joueurs, il se perd parfois dans ses propres méandres et pourra décourager les gamers les moins patients. Passé cet écueil, le titre de Yoko Taro livre cependant un cœur riche, puissant, qui ne vous laissera assurément pas indifférent.

Robot pour être vrai

Dans NieR : Automata, vous découvrirez un monde futuriste bien sombre. L'humanité, ou ce qu'il en reste, est cantonnée à la Lune, puisque notre bonne vieille Terre est occupée par des robots qui en ont chassé les humains. C'est là qu'intervient l'initiative YORha, qui envoie régulièrement ses cyborgs sur la planète pour lutter contre l'envahisseur. C'est dans la peau de 2B, 9S et plus tard A2, que vous vivrez cette histoire moins banale qu'il n'y parait. Car voyez-vous, cette dernière ne se termine pas après le générique de fin. Au contraire, ce n'est là que le point de départ, car vous pourrez rejouer l'aventure de multiples fois pour découvrir de nouveaux points de vue qui viendront vous éclairer sur les tenants et les aboutissants de l'histoire.

Côté gameplay, rien à redire non plus. Et pour cela, il faut remercier le savoir-faire de Platinum Games qui livre une partition digne de ses plus grands succès (Bayonetta en tête de ligne). Nerveux, riche et complexe, il mélange allègrement phases de jeu en 2D et 3D pour des combats au dynamisme de tous les instants qui ne sont pas, par moments, sans rappeler un bon vieux shoot them up. Exploration, quête et autres puzzles sont aussi à l'ordre du jour de cette fresque bouillonnante.

Techniquement, NieR : Automata pêche parfois, offrant des arrière-plans brouillons et des performances techniques en dents-de-scie. Il pêche aussi parfois par sa redondance, que ce soit dans ses quêtes FeDex peu intéressantes, ses univers un tantinet cloisonnés et les répétitions occasionnées par son scénario obligeant à assister plusieurs fois aux mêmes séquences.

Notre avis sur : NieR Automata

Est-ce que NieR : Automata a des défauts ? C'est une évidence que l'on ne peut nier (ou NieR ahahaha). Reste que la proposition narrative et l'ambition de Yoko Taro en font un jeu incroyable, profond, touchant même, qui ne vous laissera sans doute pas indifférent si vous lui donnez sa chance. Et c'est ce que nous vous incitons fortement à faire.
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9. Resident Evil 2 - l'horreur ressuscitée

Séléc PS4



Les plus
+ Une réinterprétation brillante du jeu de base
+ L'ambiance horrifique grâce aux graphismes soignés
+ La dimension survie poussée
Les moins
- Quelques textures pas toujours propres
- Des déplacements parfois un peu confus

C'est en 1998, sur la première PlayStation, que Resident Evil 2 est sorti pour la toute première fois. Cette suite plongeait le joueur au coeur de la ville de Raccoon City aux commandes de deux protagonistes inédits. Adulé par les fans et reconnu comme un des meilleurs jeux de la saga, cet épisode méritait bien un remake en bonne et due forme. Capcom a exaucé les vœux de sa communauté en produisant un des titres majeurs de cette année 2019.

Lors de son annonce sur la scène de Sony à l'E3 2018, Resident Evil 2 a immédiatement donné le ton. Ce remake n'est pas un simple portage sur lequel les développeurs auraient greffé des graphismes à la hauteur de standards actuels. Nous sommes plutôt face à une réinterprétation totale de l'oeuvre d'Hideki Kamiya. Si l'histoire reste globalement similaire, de nouveaux environnements ont été ajoutés, la chronologie des événements est sensiblement altérée, des mécaniques de gameplay inédites font leur apparition et les ennemis ne sont plus placés aux mêmes endroits. Grâce à ce parti pris, Capcom promettait de surprendre les nouveaux venus comme les habitués de la licence.

Un zombie peut en cacher dix autres

Comme il y a 11 ans, le joueur doit tout d'abord choisir qui incarner entre Leon Kennedy et Claire Redfield. Le premier est un policier qui arrive en ville pour son premier jour de service (grosse ambiance) et la seconde est une jeune femme à la recherche de son frère Chris (le héros de l'opus précédent). Pour découvrir le scénario dans son ensemble, il est impératif de lancer une partie avec chaque protagoniste. Bien évidemment, Claire ne rencontrera pas les mêmes personnages ou les mêmes obstacles que ce cher Leon. Cependant, le but de ces deux héros d'infortune est similaire : trouver des survivants et quitter la ville. Mais pour percer tous les secrets au sujet de l'épidémie et de la société Umbrella Corporation, il va falloir se frayer un chemin dans les couloirs remplis de monstres.

Pour cela, exit la caméra fixe et place à une vue à la troisième personne héritée d'un certain Resident Evil 4. Un tel angle de vue renforce forcément l'immersion et permet de viser avec plus de précision. Une bonne chose puisque les zombies sont extrêmement résistants aux balles. La notion de survie prend ici tout son sens. En difficulté normale, les munitions, les soins et les rubans de sauvegarde sont très limités en quantité. Flipper à chaque ouverture de porte devient rapidement une habitude dans ce commissariat aux allures de musée terrifiant. Les effets lumineux, le sound design horrifiant et les graphismes fourmillant des détails font de ce Resident Evil 2 une véritable célébration du genre survival-horror.

À l'instar de l'épisode PlayStation, le remake adopte une progression rythmée par des frissons, de l'action et des énigmes. Cette structure issue des jeux développés dans les années 90 conserve tout son charme 20 ans plus tard. Si les allers-retours peuvent paraître redondants, il réservent parfois quelques surprises si un zombie décide de franchir une fenêtre. Enfin, le légendaire Mister X est de retour, plus redoutable que jamais. À lui tout seul, cet antagoniste donnera des sueurs froides aux joueurs les plus aguerris.

Notre avis sur : Resident Evil 2

Le genre survival-horror retrouve toutes ses lettres de noblesse dans Resident Evil 2. Avec son ambiance terrifiante, ses décors aussi lugubres que détaillés, sa difficulté savamment dosée et son bestiaire toujours aussi plaisant, ce remake coche toutes les cases. Il se permet également de surprendre les joueurs qui connaîtraient le jeu de 1998 sur le bout des doigts grâce à une chronologie différente et des environnements inédits. De quoi attendre avec impatience le retour de Resident Evil 3: Nemesis.
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10. Sekiro: Shadows Die Twice - un jeu qui ne manque pas de tranchant

Séléc PS4



Les plus
+ L'aspect RPG bien implanté
+ Un Japon médiéval magnifique
+ Des combats tactiques et variés grâce au grappin
Les moins
- Une difficulté qui rebutera bien des joueurs
- La caméra parfois capricieuse

Depuis la sortie de Demon's Souls sur PS3 en 2009, FromSoftware s'est taillé une réputation notamment pour la difficulté de ses jeux. Ce Sekiro: Shadows Die Twice ne change pas vraiment la donne et se contente seulement d'apporter des nouveautés mineures. Si une telle formule a tendance à rebuter une frange de la communauté vidéoludique, elle fait aussi le bonheur des âmes persévérantes qui ne ressentent pas une once de frustration après le dixième mort face à un seul et même boss.

Si Sekiro: Shadows Die Twice est une nouvelle licence, il se permet d'emprunter des idées à plusieurs sagas dont la renommée n'est plus à prouver. Bloodborne et autres Dark Souls figurent forcément dans cette liste mais nous trouvons également un peu de Tenchu dans ce jeu (notamment pour son ambiance). Contrairement aux dernières productions frappées du sceau du studio japonais, Sekiro opte pour un cadre résolument tourné vers le pays du Soleil-Levant, à l'époque médiévale. Ainsi, les rues et décors poisseux cèdent leur place à une dimension plus historique... Mais admirer les environnements nippons est un luxe qui peut coûter très cher tant le gameplay n'a rien perdu de son exigence...

Prudence est mère de sûreté

Contrairement aux Soulsborne (appellation mixant Dark Souls et Bloodborne), Sekiro: Shadows Die Twice impose un personnage et son apparence. L'épopée de "Loup", le héros du jeu, se déroule au beau milieu des guerres entre différentes dynasties, au beau milieu du Japon du 15ème siècle. Après un duel qui a mal tourné, le protagoniste se retrouve privé de son bras gauche rapidement remplacé par une sorte de prothèse. Cette dernière peut être modifiée durant la partie afin d'accueillir des armes redoutables. Le postulat de départ n'est donc pas très réjouissant et les premières minutes mettent tout de suite dans l'ambiance.

Dans Sekiro (pour les intimes), il est fortement déconseillé de foncer dans le tas. En effet, le jeu encourage l'infiltration afin d'esquiver des ennemis ou de leur infliger des dégâts importants par derrière. Chaque adversaire est une menace qui peut provoquer une mort certaine. Le premier PNJ croisé ne fait pas de cadeau et l'apprentissage se fait forcément dans le douleur. Un parcours initiatique obligatoire qui permet de comprendre que l'attaque n'est pas la réponse pour se sortir d'une situation compliquée.

Ainsi, FromSoftware oblige à mettre au point des tactiques pour franchir une difficulté qui peut parfois sembler insurmontable. La maîtrise des contres et des parades est obligatoire pour progresser dans le jeu. Le timing est la clé et la moindre erreur se paie cash ! Les affrontements sont dynamiques et dégagent un sentiment de puissance lors d'une victoire. Il faut saisir les opportunités au bon moment... ou recommencer.

En plus de sa durée de vie colossale et de son univers travaillé, Sekiro s'éloigne de l'ADN des titres signés FromSoftware en prenant une tournure RPG. Un arbre de compétences fait son apparition en compagnie du système de customisation de la prothèse de "Loup". De plus, la mort a un réel impact sur la progression. À chaque fois que notre pauvre avatar est envoyé six pieds sous terre, une étrange épidémie contaminera les PNJ amicaux. Ces derniers ne pourront donc plus communiquer des informations cruciales. De quoi entraver considérablement le déroulement des quêtes annexes. Une petite surprise à la FromSoftware en somme.

Notre avis sur : Sekiro: Shadows Die Twice

Plus qu'une simple redite d'un genre qui s'est démocratisé ces dix dernières années, Sekiro: Shadows Die Twice se permet de corser l'addition en optant pour un gameplay toujours plus tactique et exigeant. L'ambiance japonaise a de quoi charmer mais la mort n'est jamais bien loin. Le titre se permet même de lorgner du côté des jeux de rôle pour étoffer son contenu déjà très généreux. FromSoftware tape fort avec un jeu qui plaira forcément aux fans du genre.
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Modifié le 14/11/2019 à 00h02
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