WannaCry : une attaque de la Corée du Nord ?

Le vendredi 12 mai 2017, le monde a été frappé par ce qui est, à ce jour, la plus grosse attaque informatique par ransomware jamais identifiée. Plus de 200.000 ordinateurs infectés dans plus de 150 pays et une technique inédite : l'utilisation d'une faille Windows dévoilée par les hackers Shadow Brokers et qui était utilisée par la NSA.

Alors que les spécialistes en sécurité informatique ont réussi à freiner la propagation du malware, qui ciblait essentiellement Windows XP et des versions non à jour des OS plus récents de Microsoft, on commence à chercher les coupables.

Les hackers nord-coréens Lazarus Group suspectés


Selon Reuters, qui a contacté sous réserve d'anonymat plusieurs représentants des autorités américaines et européennes en charge du dossier, il n'est pas encore sûr que la Corée du Nord soit responsable de l'attaque WannaCry, mais elle est un suspect. En particulier, les hackers du collectif nord-coréens Lazarus Group pourraient avoir joué un rôle dans le développement du malware.

Les deux firmes spécialisées dans la sécurité informatique Symantec et Kaspersky Lab auraient en effet identifié des indices reliant WannaCry et un malware utilisé par Lazarus Group, selon leurs déclarations de lundi 15 mai 2017. Mais les preuves ne sont pas suffisantes : on sait que les hackers tendent à copier-coller des morceaux de code de malwares existants pour créer les leurs. L'analyse du malware n'a donc, 4 jours après l'attaque, pas encore dévoilé les responsables.

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WannaCry : une menace encore active


Si les pirates derrière l'attaque WannaCry restent inconnus et que toutes les pistes sont étudiées, l'attaque est encore en cours. La première version de WannaCry a été bloquée par un Britannique de 22 ans qui a enregistré un nom de domaine utilisé par le malware, mais de nouvelles versions sont apparues et sont toujours en cours de propagation.

L'attaque a fait entre 200.000 et 300.000 victimes, bien que seulement quelques centaines de personnes aient payé les 300 à 600 dollars réclamés par le ransomware pour débloquer les données. Les pirates ont récolté moins de 50.000 dollars, mais ont démontré leur capacité à utiliser les outils d'espionnage de la NSA lorsqu'ils sont dévoilés sur Internet, ce qui inquiète désormais tous les spécialistes en sécurité informatique.

Modifié le 16/05/2017 à 09h16
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