9 classiques du cinéma à (re)voir en streaming sur Netflix, OCS et Amazon prime video

Chloé Claessens
Spécialiste logiciels
20 mars 2020 à 18h15
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Cinema

Confinement oblige, il va falloir trouver de quoi s'occuper durant les semaines à venir. C'est le moment d'enfin prendre le temps pour (re)découvrir neuf films cultes qui ont marqué l'histoire du septième art.

Alors que les Français sont appelés à rester chez eux pour freiner la propagation du Covid-19, beaucoup redoutent ces jours de repos forcés enfermés. Pourtant, cette période de confinement marque l'occasion de parfaire sa culture cinématographique. Installé bien confortablement dans votre canapé, il vous suffit de lancer Netflix, Prime Video ou OCS pour découvrir ou redécouvrir neuf films incontournables.

Le Parrain de Francis Ford Coppola (Prime Video)

Le Parrain Coppola

Impossible de faire l'impasse sur ce classique des classiques. Sorti en 1972, Le Parrain balaie les stéréotypes du cinéma de gangster. La petite pègre tire sa révérence pour laisser place à une mafia riche, puissante et tentaculaire, nourrie par une société indéniablement corrompue. Le crime s'apparente désormais à un business familial lucratif, héritage précieux qui se transmet de père en fils.

Pour incarner le visage fascinant de la famille Corleone, Francis Ford Coppola a su composer le casting idéal, Marlon Brando et Al Pacino en tête d'affiche. Comptez près de trois heures pour visionner dix années de magouilles mythiques, le triple si vous enchaînez avec les deux volets suivants.

Les Affranchis de Martin Scorsese (Netflix)

Les Affranchis Scorsese

Un peu plus récent mais tout aussi culte, Les Affranchis fait partie de ces œuvres à voir au moins une fois dans sa vie. Tiré d'une histoire vraie, le film retrace l'ascension et la déchéance d'Henry Hill, dont l'ambition est assumée dès la scène d'ouverture : « Autant que je me souvienne, j'ai toujours rêvé d'être gangster ».

À nouveau, casting grand luxe pour ce film de Scorsese qui réunit Robert de Niro, Ray Liotta, Joe Pesci et Lorraine Bracco. À l'instar du Parrain, Les Affranchis fait partie du National Film Registry et dispose d'une copie conservée à la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis. C'est dire son importance au regard du patrimoine culturel et cinématographique.

Il était une fois en Amérique de Sergio Leone (Prime Video)

Il etait une fois en Amérique

S'il est un portrait de l'Amérique à visionner coûte que coûte, c'est bien celui dessiné par Sergio Leone. Troisième volet d'une saga consacrée à l'histoire des Etats-Unis, Il était une fois en Amérique couvre près de cinquante ans de prohibition et de corruption relatés par Noodles, alias Robert de Niro. On y côtoie l'amitié, l'amour, la mort, la trahison, l'argent, le sexe, autant de thèmes universels qui alimentent cette œuvre aux allures de fresque.

On entend souvent dire qu'Il était une fois en Amérique s'inscrit comme le testament de Leone. Au cours d'une conférence de presse en 1984 à Cannes, le réalisateur concédait que le sous-titre du film aurait aussi bien pu être « Il était une fois un certain genre de cinéma ». Une déclaration d'amour pour le septième art qui, il en était convaincu, serait de moins en moins nourri de films comme le sien.

Le Dictateur de Charlie Chaplin (OCS)

Le Dictateur Charlie Chaplin

On aurait pu citer tous les Chaplin. Toutefois, Le Dictateur, en plus d'être son premier film parlant, fut son plus grand succès. Puissante satire des fascismes, et plus particulièrement du nazisme, cette comédie burlesque est le parfait exemple du rire dénonciateur. Lanceur d'alerte de son époque, Charlie Chaplin se met en scène dans un quiproquo d'un peu plus de deux heures dont le discours final prend encore tout son sens aujourd'hui.

La portée du Dictateur fut telle que le film tourné en 1940 ne sortit en France qu'en 1945, en Allemagne en 1958 et en Espagne en 1976. Également censuré en Irlande et boudé par les Etats-Unis pour qui le message politique penchait trop en faveur du communisme, l'œuvre est aujourd'hui mondialement reconnue comme un pilier du cinéma engagé.

Boulevard du crépuscule de Billy Wilder (OCS)

Boulevard du Crépuscule

Emblématique du film noir américain, Boulevard du crépuscule est un must see. Acclamé par la critique lors de sa sortie en 1950, le film est présenté par Time Magazine comme « Le pire Hollywood raconté par le meilleur Hollywood ». On assiste à la rencontre de Joe Gillis, scénariste raté, et de Norma Desmond, ex-vedette du muet rangée au placard. Ensemble, ils se lancent dans l'écriture d'un chef-d'œuvre fantasmé. Pour le meilleur... Mais surtout pour le pire.

Avec Boulevard du crépuscule, Billy Wilder signe un film décapant sur la toute-puissance, la cruauté et la toxicité de l'univers hollywoodien. Un thème toujours d'actualité alors que les plus grandes stars connaissent un triomphe éphémère et que le public ignore encore le nom des scénaristes collaborant aux œuvres les plus récompensées.

Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino (Prime Video)

Voyage au bout de l'enfer

Sujet central du cinéma américain dans les années 1980, la guerre du Vietnam n'a pas échappé à l'œil amer de Michael Cimino. En 1978, il présente Voyage au bout de l'enfer, premier film à faire état des conséquences psychologiques et traumatiques liées au conflit. Trois amis de longue date, ouvriers dans une petite ville de Pennsylvanie, sont enrôlés pour le Vietnam. Sur place, ils éprouvent les pires horreurs physiques et psychologiques, qui les marqueront à jamais.

Vivement critiqué par le bloc de l'Est à sa sortie, Voyage au bout de l'enfer rencontre un succès important aux Etats-Unis, où la guerre du Vietnam était extrêmement impopulaire. Nommé neuf fois aux Oscars, le film remporte cinq statuettes dont celle du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur dans un second rôle pour Christopher Walken.

Midnight Express d'Alan Parker (Netflix)

Midnight Express

Envoyé au Festival de Cannes par Columbia dans l'espoir de le voir descendre en flèche, Midnight Express a fait l'effet d'une bombe auprès de la critique et du public. Instantanément érigé au rang d'œuvre culte, le film relate l'histoire vraie de William Hayes, étudiant américain arrêté en Turquie alors qu'il tentait de faire passer deux kilos de haschisch vers les Etats-Unis. Initialement condamné à quatre ans de prison, son jugement est révisé pour l'exemple et sa peine commuée en réclusion à perpétuité.

Outre l'onde de choc provoqué par Midnight Express à sa sortie, il faut savoir qu'il s'agit du scénario ayant révélé Oliver Stone, alors même que le réalisateur Alan Parker et le producteur David Putnam ne croyaient pas en son travail. Interdit pendant quinze ans en Turquie, le long métrage aura achevé de pilonner les relations diplomatiques entre le pays et les Etats-Unis.

Mulholland Drive de David Lynch (Prime Video)

Mulholland Drive

Puisque nous avons désormais tous et toutes plus de temps pour réfléchir, le moment est venu de s'attaquer à du Lynch. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2001, Mulholland Drive est peut-être la meilleure façon de se familiariser avec le style et l'esthétique d'un réalisateur connu pour sa patte sur-surréaliste. Actrice, Betty Elms (Naomi Watts) débarque à L.A. la tête pleine de rêves. Elle y rencontre une jeune femme amnésique (Laura Harring) avec qui elle se lie d'amitié. À priori, rien d'incompréhensible. Jusqu'à ce qu'elles déverrouillent la boîte bleue.

Mulholland Drive est une énigme, tant dans sa structure que dans l'effet qu'il produit sur le spectateur. Plus le scénario plonge dans un non-sens total, plus on se creuse la cervelle à essayer d'en capter la logique insaisissable. Lynch, refusant de fournir des explications, se contentera de le résumer ainsi : « Une histoire d'amour dans la cité des rêves ». À bon entendeur.

Jules et Jim de François Truffaut (FilmoTV)

Jules et Jim

Thème central chez Truffaut, la femme fatale affiche le visage de Jeanne Moreau dans Jules et Jim. Incontournable du cinéma, ce classique français met en scène un amour triangulaire tragique. Jules et Jim sont amis depuis toujours lorsqu'ils s'éprennent tous les deux de Catherine. Catherine épouse finalement Jules. Peu épanouie dans son mariage et éternelle insatisfaite, elle prend Jim pour amant avec l'accord de Jules.

Avec Jules et Jim, Truffaut porte à l'écran le roman éponyme d'Henri-Pierre Roché de manière inédite. Farouchement remonté contre les adaptations libres, il décide de faire lire en voix off les passages du livre jugés intournables plutôt que de les remplacer par des scènes inventées équivalentes.

Modifié le 18/05/2020 à 08h40
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