Microsoft bloque l'utilisation de Skype for Web sur les navigateurs hors Chrome et Edge

le 13 mars 2019
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Skype for web

Microsoft commence à favoriser le moteur de rendu Chromium pour sa technologie d'appels audio et vidéos intégrée. Ces restrictions n'ont pourtant aucune explication technique, les autres navigateurs supportant tous les codecs nécessaires.

C'est le site Ars Technica qui révèle que la dernière mise à jour de la version web de Skype n'est plus supportée que par Google Chrome et Microsoft Edge. Elle intègre le support des appels vidéo HD ainsi que l'enregistrement des appels entre autres fonctionnalités.

Une mise à jour réservée à Chromium qui n'a aucun argument technique


Firefox, Opéra ou encore Safari sont exclus et leurs utilisateurs seront contraints de télécharger l'application de bureau pour pouvoir converser avec leurs proches sur Skype. Microsoft explique la chose par des problèmes de codecs sur ces navigateurs.

Le site explique qu'aucune contrainte technique ne privilégie ces deux navigateurs par rapport à ses concurrents. Tous supportent à la fois le H.264 et le VP8. Les appels Google Hangouts pouvaient fonctionner dans Firefox, sans même installer un plug-in dédié.

Microsoft va privilégier le moteur de rendu Chromium, qui est intégré à Google Chrome mais aussi bientôt au navigateur Edge, dont l'éditeur prépare une refonte technique totale pour mieux s'adapter aux technologies web modernes.

Derrière cette décision, la crainte d'un monopole de Google sur les technologies web


Tout indique finalement que cette décision est plus d'ordre stratégique que technique. Microsoft souhaite concentrer son travail en fonction de ce qu'il appelle la « valeur client ». En d'autres termes, l'éditeur de Redmond va uniquement travailler à adapter ses services à Chromium, qui représente plus de la moitié des parts de marché des navigateurs Internet aujourd'hui.

Edge passant très prochainement à Chromium, Microsoft ne souhaite pas se disperser et déployer des investissements pour des navigateurs à la part de marché négligeable sur le plan mondial.

Cela fait craindre à Ars Technica un web dédié aux solutions et technologies de Google, ce qui équivaudrait à une situation inquiétante de quasi-monopole et plus encore si d'autres entreprises comme Microsoft se décidaient finalement elles aussi à passer à Chromium.



Modifié le 31/03/2019 à 10h54
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