Photoshop : 4 alternatives gratuites à Lightroom

Aurélien Audy
21 juin 2016 à 17h35
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Quand on évoque le sujet de la retouche photo, les logiciels qui nous viennent tout de suite à l'esprit sont Adobe Photoshop Lightroom, DxO OpticsPro ou encore Corel AfterShot Pro. Des pointures, toutes payantes et pas forcément données. Nous avons donc testé quelques alternatives gratuites, avec des approches variées mais qui valent toutes le détour : Polarr Photo Editor, RawTherapee, Photivo et Autodesk Pixlr.

La photo numérique est difficilement dissociable du PC et du logiciel. A moins d'être 100% en usage mobile et cloud, on stocke généralement ses images sur ordinateur, et l'on s'aide de logiciels pour les trier, consulter et retoucher. Nous ne vous parlerons pas là de méthodologie (comment organiser, trier, protéger ses photos, etc), ça a déjà été fait récemment.

Nous ne mentionnerons pas non plus le partage, via la création d'albums photo en ligne, ni le cas des visionneuses photo. Non, ici c'est le traitement et la retouche d'image qui nous intéressent. Attention, quand on dit « retouche », c'est au sens du rendu d'image. Jouer sur la colorimétrie, l'exposition, la netteté, corriger le bruit, appliquer des filtres, développer des RAW, etc. Il n'est pas question de déformer, transformer, superposer ou créer des images de toute pièce. Dans ce dossier, c'est l'aspect photographique qui prime. Vous avez des photos ? Vous souhaitez les traiter et les embellir avec un logiciel gratuit ? Suivez le guide !

Les 4 logiciels testés :
  • 1. Polarr Photo Editor 3 : notre coup de coeur
  • 2. RawTherapee : ultra pointu et efficace
  • 3. Photivo : des réglages poussés à outrance
  • 4. Autodesk Pixlr : le spécialiste des effets

1. Polarr Photo Editor 3 : notre coup de coeur



Fruit d'une petite équipe multiculturelle d'ingénieurs, développeurs et photographes, Polarr est une interface de retouche d'image assez géniale. Pourquoi dit-on « interface » et non pas logiciel ? Parce que Polarr Photo Editor 3 est en fait une Web app (HTML 5 avec WebGL), accessible depuis un navigateur, mais également packagée dans une application de bureau Windows 10, Mac OS X, Linux ou encore sous la forme d'une extension pour Google Chrome (ou des app Android et iOS). Entre 2,65 et 4 Mo l'installation, voilà ce qu'on appelle un client léger ! Juste ce qu'il faut pour fonctionner en hors-ligne, sans connexion à Internet.

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Polarr Photo Editor 3

Polarr Photo Editor 3 repose sur une interface épurée et fluide à souhait, qui fait en grande partie son intérêt. L'agencement comprend un seul bandeau supérieur de pictogrammes, dont certains servent à déployer une barre d'outils sur le côté de l'écran (une de chaque côté maximum pour éviter la surcharge), la pellicule des images importées en bas de l'écran et surtout, l'image à traiter en grand, au milieu de l'écran.

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L'interface est très élégante et de surcroît, tout à fait pratique.

Parmi les petits raffinements qui rendent l'expérience vraiment plaisante, on citera la mémorisation d'un historique illimité, le bouton d'affichage simultané du « avant / après », le tutoriel de retouche fort bien exécuté, ou encore la glissière « Mixer avec l'original ». Cette dernière permet de moduler l'ensemble des réglages apportés, histoire de nuancer ses modifications, au besoin, avant d'exporter. L'export offre le choix du Jpeg ou du PNG, du nom de fichier, de la taille et de la compression. Mais Polarr permet également d'apposer le filigrane de son choix très simplement.

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Le tutoriel mis au point par les équipes de Polarr est bien fait : il permet à la fois de découvrir le fonctionnement de l'interface, et de comprendre comment retoucher ses images. A droite, l'outil de filigrane.

Quid des retouches ? Tout est là et, dans l'ensemble, les réglages se montrent très satisfaisants. Couleur, lumière (découpée en basique, dynamique et atmosphère), détails (netteté, clarté, réduction du bruit), optique (vignettage, grain, distorsion), TSL (teintes, saturation, luminosité), courbes de niveaux et virages partiels (hautes lumières et ombres) : on retrouve à peu de chose près les mêmes traitements que dans Adobe Photoshop Lightroom ! Les fonctions diffuser et dehaze se révèlent agréablement utiles pour corriger les aléas météo des photos de paysage (brumes et autres voiles atmosphériques). Les filtres photo (36 en version gratuite) sont eux aussi bien réussis !

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Tous les réglages qui vont bien sont de la partie, y compris le traitement du voile atmosphérique.

Seul le traitement du bruit numérique, malgré son découpage pertinent en luminance et chromatique, ne se montre pas assez performant pour nettoyer des images trop bruitées. Dommage mais pas étonnant, ce type d'algorithme étant ce qu'il se fait de plus complexe à élaborer et gourmand en ressources. Parce que l'autre force de Polarr Photo Editor 3, c'est de réussir à tourner même sur un Chromebook ! L'interface travaille alors avec des images sous-échantillonnées.

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Le traitement du bruit numérique n'est pas aussi performant que sur RawTherapee (ou Lightroom).

Une alternative sacrément bien réalisée, à notre sens, le meilleur équilibre entre ergonomie et efficacité. En revanche, Polarr n'aborde pas toute la partie gestion du workflow, à savoir le catalogage, l'annotation et l'archivage. On importe ce qu'on veut retoucher, depuis l'ordinateur ou un service de cloud, on fait ses modifications, on exporte, on ferme. Quand on rouvre Polarr, on retrouve ses dernières images importées, mais comme il n'y a qu'une simple pellicule comme seul « gestionnaire », on peut difficilement envisager d'importer des séries à l'infini sans purger le travail précédent. Et Polarr ne gère pas - encore - très bien les RAW (les fichiers ARW et RW2 sont pris en charge, de manière expérimentale).

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L'outil de recadrage est parfait.

Notez que la version payante (19,99 euros en achat ponctuel ou 2,99 euros par mois) ajoute des ajustements locaux (masque dégradé ou radial en plusieurs couches), des outils de recadrage supplémentaires, des paramètres d'export avancé (en lot) ou des filtres en pagaille (ainsi que la possibilité de créer ses propres filtres).






2. RawTherapee : ultra pointu et efficace



Dans un style très différent de Polarr mais tout aussi intéressant, RawTherapee vaut clairement le détour. Le logiciel comprend un gestionnaire de fichiers par arborescence - classique mais toujours efficace -, un espace de visionnage bordé d'une pellicule, une zone « file d'attente » des images à traiter et un éditeur puissant. Les différents volets sont rétractiles, histoire d'accorder un maximum d'espace à la photo centrale. Petite précision utile : le logiciel ne fait pas que du RAW, il gère parfaitement les formats compressés dont le Jpeg.

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RawTherapee profite d'une interface assez classique mais rudement efficace et claire

L'interface peut sembler chargée de prime abord, mais quand on en fait le tour rapidement, on s'aperçoit que tout est logique et à sa place. Les pictogrammes qui accompagnent chaque élément d'interface font d'ailleurs penser à ceux de Photoshop Lightroom, RawTherapee n'a rien laissé au hasard. Notation par étoile dans la pellicule, filtrage, affichage des données Exif, comparaison avant / après, navigation, pipette de balance des blancs, recadrage, mais aussi, affichage par canal R, V ou B, mise en évidence des zones de focus ou encore des hautes et basses lumières. Pas de panique, des fenêtres explicatives apparaissent au survol des pictogrammes pour faciliter la découverte des fonctionnalités.

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Chaque zone de l'interface peut être masquée ou affichée. Des fenêtres pop-up explicatives facilitent la découverte du logiciel.

Un triptyque « navigation, visionnage et édition » s'avère parfaitement équilibré et agréablement fluide sur notre machine de test (Core i7 2600K @ 3,4 GHz, 4 Go de RAM, SSD). L'édition qui constitue l'âme du logiciel nous impressionne, tant elle va loin dans les possibilités de retouche. Le bandeau des outils rassemble sept onglets dont trois particulièrement utiles dédiés à l'exposition, à la netteté et à la réduction du bruit.

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Les entrées exposition et netteté laissent l'embarras du choix en matière de réglages.

Rien que ces trois onglets donneront assez de grain à moudre aux photographes les plus tatillons. Un des derniers filtres en date arrivés sur RawTherapee s'appelle Retinex. Son rôle ? Reproduire la lumière et les couleurs d'une image, telles que l'œil humain les perçoit. Cet algorithme est particulièrement utile avec des photos prises dans des conditions lumineuses qui piègent l'appareil photo (coucher de soleil, lumières artificielles, sous-exposition, etc.). En le combinant avec un peu de compression tonale, on parvient à des résultats bluffants !

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La fonction Retinex de RawTherapee permet de récupérer des couleurs naturelles tout en rééquilibrant le contre-jour. Du beau travail !

L'autre point fort de RawTherapee, riche en outils de tout genre, c'est la réduction du bruit numérique. On parvient à venir à bout d'images sérieusement dégradées, avec un dosage très fin des traitements de luminance et de chrominance. Le panel des ajustements de la netteté, complémentaire à celui du bruit, est tout aussi varié et précis.

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Des différentes solutions testées dans ce dossier, c'est RawTherapee qui a donné les meilleurs résultats pour corriger le bruit numérique massif de cette image.

Et pour ceux qui voudraient aller beaucoup, beaucoup plus loin, RawTherapee propose un menu entier consacré aux ondelettes (procédé complexe de traitement d'image par décomposition et segmentation), ainsi qu'un onglet d'ajustement du dématriçage, pour les capteurs à matrice de Bayer, mais également le X-Trans de Fujifilm. Attention, on atteint le domaine du chirurgical !

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Entre le menu des ondelettes et celui du dématriçage, les utilisateurs les plus perfectionnistes auront de quoi faire !

On apprécie enfin la présence d'un historique des opérations, avec possibilité à tout moment de créer un profil personnalisé de réglages, ou encore l'outil de traitement par lot, lui aussi personnalisable. Les profils prédéfinis proposés de base, appelés « paramètres prédéfinis » sous Lightroom, gagneraient à être intégrés de manière plus visuelle dans l'interface. Perdus dans un menu déroulant, on peut aisément passer à côté. Mais ils sont bien là !

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Le traitement par lot est personnalisable, c'est pertinent. En revanche les profils prédéfinis gagneraient à être mieux mis en avant et exploités.

Bref, RawTherapee est ce qu'il se fait de plus ressemblant à Photoshop Lightroom, avec une gestion des bibliothèques beaucoup moins évoluée, mais des traitements qui n'ont rien à envier au ténor d'Adobe et vont même, pour certains, nettement plus loin dans le détail. Un must !






3. Photivo : des réglages poussés à outrance



Vous trouvez que RawTherapee pousse le bouchon très loin dans l'édition d'image ? Photivo entre encore davantage dans le détail ! A tel point qu'il faut s'accrocher. Il faut dire que l'interface austère et l'ergonomie de tableau de bord de 747 ne permettent pas une accroche instinctive.

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La première fois qu'on voit l'interface de Photivo, on prend peur. Les glissières ton sur ton ne sont pas bien visibles

Pour comprendre le logiciel, il faut bien saisir son agencement. Et notamment que le niveau de base de l'interface, celui qui permet entre autres d'ouvrir une image via une arborescence de fichiers, ce sont les petits pictogrammes situés en bas, à gauche et à droite. L'autre rangée qui compte est verticale, composée des entrées Camera, Local Edit, Geomatry, RGB, Lab Colour/Contraste, Lab Sharpen/Noise, Lab EyeCandy, EyeCandy et Output. Ça ne vous paraît pas tout à fait habituel ? C'est normal. Notez que cette liste est personnalisable, autant dans les intitulés que dans les sous-menus qu'ils contiennent. Par ailleurs, une barre de recherche permet de retrouver les traitements voulus rapidement, traitements qu'on peut aussi ajouter aux favoris.

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L'interface peut être simplifiée... mais pour cela il faudra affronter un menu de paramétrage particulièrement chargé

Dans la pratique, il y a des choses qu'il faut savoir ou découvrir pour bien utiliser Photivo. D'abord, l'échelle à laquelle on travaille (1:4 par défaut) sera celle utilisée pour l'export. Il faut donc bien penser à repasser au rapport un pour un avant d'exporter si on veut conserver la taille d'image d'origine. Photivo prévient alors que l'utilisation de la RAM va s'intensifier et les temps de traitement, s'allonger. C'est exact, nous en profitons d'ailleurs pour signaler que Photivo se montre globalement très gourmand en ressources : notre machine de test avec 4 Go de RAM se montre à la peine sur certaines opérations !

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La gestion de la mémoire vive n'est pas le fort de Photivo : quand on travaille en taille d'origine, les sollicitations mettent à genoux notre machine de test.

Ensuite, ceux qui aiment faire défiler écrans et menus à l'aide de la molette de la souris doivent savoir que l'interface rend active par défaut la position de la souris : si vous scrollez alors que le pointeur survole une barre de réglage, c'est l'intensité du traitement qui va changer. Attention, on a vite fait de tout dérégler. Troisième piège pour finir : une fois votre photo traitée et exportée, si vous importez une nouvelle image sans avoir vidé le pipe, elle subira l'ensemble des traitements compilés précédemment.

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Les réglages de netteté sont d'une précision diabolique, la zone d'export est bien achalandée.

Une fois ces éléments bien en tête, on peut partir à l'aventure dans les réglages. Oui, à l'aventure. Pour le dosage des contrastes, Photivo propose pas moins de sept menus, qui sont autant de méthodologies différentes pour aborder le problème, toutes combinables à souhait. Un réglage d'ordinaire simple peut devenir une alchimie pointue. Comment éradique-t-on le bruit numérique ? Avec un des cinq algorithmes en boutique, ou un peu de chaque. Des essais que nous avons pu conduire, Photivo se montre, dans ce domaine, moins efficace que RawTherapee.

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Les traitements du bruit numérique sont abondants, et pourtant nous n'avons pas réussi à aussi bien récupérer notre image de test qu'avec RawTherapee.

Plus simplement, on peut se contenter d'appliquer des filtres EyeCandy. Le point noir que nous trouvons vraiment handicapant, c'est l'absence de fenêtre d'historique. On peut mémoriser l'ensemble des réglages effectués dans un profil qu'on appliquera ensuite, par lot ou individuellement, à d'autres images. Mais on ne peut pas revenir en arrière dans l'historique, comme sur Lightroom, Rawtherapee ou Polarr.

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A gauche les filtres EyeCandy, à droite le réglage de la dynamique

Photivo n'en reste pas moins une véritable pépite de possibilités, qu'il faut apprendre à dompter. La gestion de l'export par exemple est ultra complète (qualité, taille, copyright, espace colorimétrique, gamma, etc.). C'est dommage que les éditeurs du logiciel ne se soient pas davantage inspirés de la concurrence en matière d'ergonomie pour rendre leur interface plus abordable et commode à utiliser.

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Le gestionnaire de fichiers n'est pas bien pratique, et surtout, il fait planter notre machine de test.






4. Autodesk Pixlr : le spécialiste des effets



Aux antipodes de Photivo, parce qu'il en faut bien pour tout le monde, nous avons retenu la version logiciel PC de Pixlr. Ici, on revient sur une interface très épurée, du style de celle de Polarr, plus proche de l'esprit « application » que du logiciel traditionnel. Et ce n'est d'ailleurs pas un hasard, puisque Pixlr existe aussi en version web app et en application mobile. Sauf que la version PC est bien un logiciel à part entière, avec un fichier d'installation de 150 Mo.

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Aux antipodes de Photivo, Pixlr adopte une interface très épurée

Pas de gestionnaire de bibliothèque d'images ici, ni même de pellicule comme chez Polarr : on ouvre et traite une image à la fois. Simpliste ? Peut-être un peu... En revanche, la prise en main est directe. L'interface repose sur une seule réelle zone, celle de l'image, deux fins bandeaux en haut (menus classiques textuels) et en bas de l'écran (zoom, données exif, annuler et refaire, et option de partage et de connexion), ainsi que le panneau latéral des traitements et effets. Ces derniers étant la spécialité de Pixlr.

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La barre inférieure permet notamment d'afficher les données Exif.

Le panneau latéral comporte huit entrées, toutes en anglais, mais qui donnent ça en français : rapide, affine, effets, calques, cadres, donne du style, autocollants et écris. En cliquant sur l'une d'elle, on déploie les sous-menus. Dans Refine par exemple, on trouve des réglages de couleur, de contraste, de flou, de netteté, d'atténuation et une option de double exposition (superposition de deux images avec différentes options de fusion). Il manque toutefois un dosage ciblé des lumières par type (hautes, moyennes, basses).

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L'entrée Refine rassemble l'essentiel des réglages courants et en bonus, la double exposition.

La rubrique Fast n'est pas uniquement peuplée de traitements automatiques : elle abrite aussi les outils de recadrage, de redressement, de redimensionnement, de correction des yeux rouges, de flou circulaire ou horizontal, de gommage des défauts et d'ajustement local de la densité. Plus élaboré qu'il n'y parait, quand on sait par exemple que chez Polarr les traitements locaux sont réservés à la version payante.

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Toutes les opérations de transformation sont rangées sous la bannière Fast

Mais Pixlr, c'est avant tout une large collection d'effets très réussis dans l'ensemble et dosables. Mais aussi des calques à incruster dans l'image (effets lumineux, halos, motifs géométriques, etc.) et des filtres plus classiques comme la postérisation ou le crayonné.

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La force de Pixlr, ce sont tous les effets, les surcouches et les filtres, plus ou moins réalistes, plus ou moins artistiques.

Vous l'aurez compris, là on n'est plus vraiment dans la retouche photographique fidèle et sérieuse mais dans une approche plus créative et ludique. Les habitués de Photoshop Lightroom crieront au scandale de nous voir comparer le logiciel d'Adobe à Pixlr. C'est une alternative parmi d'autres plus sérieuses, citées précédemment. On pourra d'ailleurs la combiner par exemple à la Web App Pixlr Editor pour aller plus loin dans l'aspect créatif.

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Pixlr Editor, la Web App façon Photoshop ou The Gimp








Conclusion



Si les logiciels proposés ici sont des alternatives plutôt réussies à Adobe Photoshop Lightroom, aucune n'est aussi globale dans l'approche. Pour ceux qui ne connaissent pas Lightroom ou autrement que de nom, il faut savoir que le produit d'Adobe aborde en effet l'intégralité du workflow ou flux de travail photographique, de l'importation à l'archivage des images, en passant par l'annotation, le catalogage, le développement ou encore l'export. Ces alternatives ne sont qu'un ou deux maillons du flux, tout au plus.

C'est déjà pas mal, surtout que RawTherapee ou Photivo se montrent particulièrement redoutables en matière de possibilités. Au point où, en toute honnêteté et malgré une connaissance approfondie de Lightroom, nous avons découvert des réglages insoupçonnés.




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RawTherapee est probablement le logiciel gratuit qui se rapproche le plus de Lightroom.

Comment organiser ses images, tout l'amont du flux photographie ? Picasa n'est plus supporté par Google, mais il reste parfaitement fonctionnel et efficace pour cataloguer, annoter, visionner et retrouver ses photos. Utilisé en complément avec Polarr, notre coup de cœur de ce dossier, on se constitue une suite gratuite, suffisamment riche en possibilités, et surtout, simple et agréable à utiliser. Ce que propose Polarr, une interface d'édition vraiment proche de Lightroom, en beaucoup plus fluide, le tout avec un fichier d'installation de moins de 5 Mo, est totalement démentiel !

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Polarr Photo Editor 3, notre coup de coeur de ce dossier




Pixlr est un peu à part dans cette sélection. Mais pour ceux qui aiment les effets « à la Instagram » et les interfaces épurées, le logiciel d'Autodesk, comme les versions Web méritent le coup d'œil !




Les utilisateurs exclusivement sous Mac OS X ou Linux pourront jeter un œil du côté de Darktable, un alternative réputée également mais qui fait l'impasse sur l'OS de Microsoft.

Terminons en rappelant les alternatives payantes à Lightroom que nous mentionnions dès l'introduction, à savoir DxO Optics Pro et Corel AfterShot Pro. Difficile de départager tout ce beau monde, sauf à considérer encore une fois l'avantageuse polyvalence de Photoshop Lightroom. Encore que, Aftershot Pro présente d'étranges similitudes dans son interface et gère le catalogage. La meilleure façon de se faire une idée, c'est encore de les tester, puisqu'ils sont tous proposés en version d'essai pour une durée de 30 jours.

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Une bonne gestion des importations et des bibliothèques d'images, voilà un point central sur lequel Lightroom détrône ses concurrents.
Modifié le 04/04/2019 à 17h51
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