Test Days Gone PC : la meilleure façon de profiter du jeu de zombies en monde ouvert

18 mai 2021 à 06h00
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Days Gone PC © © Sony Interactive Entertainment
© Sony Interactive Entertainment

Si Sony nous avait demandé notre avis quant à savoir laquelle de ses licences il devrait porter sur PC, nous ne sommes pas certains que Days Gone aurait remporté les suffrages. D’aucuns auraient sans doute porté leur choix sur « l’autre » série de jeux de zombies post-apocalyptiques, The Last of Us, ou bien entendu sur le messianique Bloodborne. Mais la sortie de Days Gone sur PC nous donne au moins une bonne excuse pour nous pencher sur le titre de Bend Studio, que nous avions mystérieusement boudé à sa sortie initiale en 2019.

Sony nous tend d’ailleurs une belle perche. Après le portage réussi de Death Stranding , et celui moins glorieux de Horizon Zero Dawn , nous avions hâte d’éprouver le travail réalisé sur ce troisième arrivage d’une licence PlayStation sur PC. D’autant que celles et ceux qui ont joué à Days Gone à sa sortie s’en souviennent : l’expérience de jeu était grevée par d’importants problèmes techniques (bugs, ralentissements, instabilité…).

Aussi, sur le papier, la version PC de Days Gone pourrait bien offrir une seconde chance au jeu d’action en monde ouvert de Bend Studio. En tout cas, nous, on y a passé un bon moment.

Days Gone
  • Un portage PC de qualité
  • FOV réglable
  • Graphiquement magnifique
  • Un côté survie bien mis en avant
  • La moto et sa gestion, une bonne idée
  • L’interprétation des personnages
  • Un mode photo très généreux
  • Un jeu pas très original
  • Quelques soucis de mise en scène
  • Petits bugs graphiques (non bloquants)

Motorhead(s)

L’histoire, vous la connaissez déjà. Il faut dire qu’on a déjà vu plus original : deux ans après l’apocalypse zombie (ce sont plutôt des mutants en réalité, mais passons), l’Amérique n’est plus qu’une constellation de modestes camps qui tentent bon an mal an de survivre un jour de plus.

Dans l’Oregon, son État natal, Deacon St. John et son ami Boozer vendent leurs services de mercenaires à qui veut bien les embaucher. L’idée est d’amasser suffisamment d’argent, de nourriture et de munitions pour entreprendre un exode vers le nord, où l’on dit que la situation est plus enviable.

Days Gone PC test
© Sony Interactive Entertainment

Mais un lourd passé enracine Deacon aux forêts de l’Ouest américain. Le jour où tout a basculé, sa femme Sarah a péri dans le crash d’un hélicoptère qui était censé la ramener en sûreté dans l’un des camps du NERO (l’organisation fédérale chargée de la réponse d’urgence à la situation).

Solitaires, les deux amis bikers vivent de pillages et de petits contrats à la moralité douteuse. Au moins, cela leur permet d’entretenir leur précieuse bécane, qui nous servira d’ailleurs de monture pendant l’intégralité du jeu.

Days Gone PC test
© Sony Interactive Entertainment

Far Cry à la troisième personne

Une fois l’introduction de Days Gone derrière nous, nous sommes lâchés dans un monde ouvert comme on en a déjà visité des tonnes. Très inspiré de « l’école Ubisoft » en matière de remplissage, Bend Studio nous offre ici un jeu qui peut être rapproché d’un Far Cry 5 à la troisième personne (et en moins soporifique).

Il va s’agir d’aller visiter des camps alliés et de mener à bien des missions pour gagner de la réputation et des crédits à dépenser contre de l’équipement. La carte est bien entendu parsemée d’objectifs secondaires divers et variés : détruire les nids de mutants pour déverrouiller des points de voyage rapide, nettoyer des camps ennemis pour augmenter sa réputation auprès de ses alliés, ramasser des composants pour fabriquer des bombes, des objets de soin ou des carreaux d’arbalète… Bref, vous connaissez la chanson.

Days Gone PC test
© Sony Interactive Entertainment

Il est aussi question d’une barre d’expérience à faire grimper pour obtenir des points de compétences à dépenser, ou de bonus permanents à débloquer en fouillant des avant-postes du NERO. Ils permettent notamment d’augmenter sa santé totale, son endurance ou la durée de la « concentration », qui ralentit le temps lorsque vous l’utilisez en visant avec une arme.

Là où Days Gone twiste un peu la formule, c’est avec la moto de Deacon, justement. Notre fidèle destrier a bien entendu besoin de carburant pour avancer. Il va donc falloir prendre en compte la jauge du réservoir et s’arrêter occasionnellement pour fouiller un quartier à la recherche d’un bidon d’essence. Ce n’est jamais bien compliqué de faire le plein, mais ça ajoute un petit supplément d’âme à la formule du jeu de survie en monde ouvert qui n’est pas pour nous déplaire.

Days Gone PC test
Days Gone PC test

© Sony Interactive Entertainment

Days Gone PC test
Il va falloir entretenir votre moto en la réparant, l'améliorant et — surtout — en faisant le plein d'essence ! © Sony Interactive Entertainment

D’autant que Days Gone est un véritable paradis pour les pillards. De par son contexte post-apocalyptique, toutes les habitations ou presque sont désertées. Libre à vous d’aller en fouiller les moindres recoins pour trouver des composants ou des plans de fabrication. Le cas échéant, il vous faudra bien sûr être attentif à la présence de mutants, lesquels sont sensibles au bruit et peuvent vous voir, contrairement aux zombies d’autres licences.

Days Gone PC test
Pillez les voitures et les habitations abandonnées pour trouver des munitions et des composants d'artisanat. © Sony Interactive Entertainment

On recommande d’ailleurs aux plus téméraires de lancer le jeu en Difficile, ou au-delà, afin de réduire encore la quantité de munitions disponibles. De quoi vous mettre dans la peau d’un véritable survivant !

Une aventure à taille humaine

Étrangement, car ce n’est pas là où nous l’attendions particulièrement, c’est sur son scénario et sa narration que Days Gone nous a le plus étonnés. Au risque de nous répéter : on en a déjà vu des tas, des fictions post-apocalyptiques. On a déjà joué à des tonnes de jeux nous expliquant que, plus que la menace des « monstres », l’Homme est un loup pour l’Homme. 

Days Gone PC test
Les Mutants sont agiles et très, très nombreux. © Sony Interactive Entertainment

Mais Days Gone a le bon goût de ne pas faire de nous le sauveur de l’humanité. Ici, il n’est pas question d’escorter une gamine qui pourrait guérir toute la race humaine grâce à sa résistance à un virus. Deacon est un paumé comme tous les autres qui essaie simplement de survivre à sa propre échelle.

Il y a bien sûr un fil rouge. Sarah, dont nous parlions plus haut, n’est peut-être pas tout à fait morte, tout compte fait. Et Deacon va évidemment se lancer à sa recherche tout en continuant d’effectuer les basses besognes des différents tauliers du coin.

L’occasion pour Bend d’intercaler quelques petits flashbacks bien sentis qui viennent donner un peu de contexte à la relation qu’entretenaient les deux tourtereaux dans le « monde d’avant ». Une relation qui (comme le jeu) n’a rien d’inédit, mais marque l’esprit par la force d’interprétation de Sam Witwer et Courtnee Draper, lesquels prêtent leur visage et leur voix à Deacon et Sarah.

Days Gone PC test
Parfois un peu ringards, les personnages sont toujours attachants. © Sony Interactive Entertainment

De manière générale, les personnages sont assez réussis. À défaut d’être très développés, ils offrent à chaque camp sa propre personnalité et permettent aux joueurs de choisir à qui ira son allégeance. En effet, il arrive que l’on tombe sur un survivant errant. Après lui être venu en aide, on peut choisir dans quel camp nous l’envoyons, et donc augmenter notre réputation auprès de celui-ci.

Dommage que Bend Studio ait du mal à mettre en scène ses interactions. La plupart d’entre elles commencent et se terminent par un fondu au noir des plus inélégant, probables cache-misère de petits temps de chargement qui dégradent un petit peu notre immersion.

Un monde ouvert magnifique

N’ayant pas joué à la version PS4 du jeu, nous devons avouer notre stupéfaction en découvrant le soin du détail apporté aux environnements par les équipes de Bend Studio. Après tout, le studio les connaît bien, ces forêts, puisqu'il tient son nom de la ville éponyme située au centre de l’Oregon. De plus, Days Gone pourrait sans mal rivaliser avec un Red Dead Redemption 2 , au rang des simulateurs de randonnées ultraréalistes. Surtout dans cette version PC, elle aussi très soignée.

Days Gone PC test
Days Gone PC test

© Sony Interactive Entertainment

Days Gone PC test
Days Gone est absolument sublime. © Sony Interactive Entertainment

On s’en souvient : à sa sortie, Days Gone peinait à tenir les 30 images par seconde sur la vieillissante PlayStation 4. Surtout dans les phases mettant en scène les hordes gigantesques de mutants qui peuvent vous tomber sur le râble. Ici, et pour peu que vous répondiez aux recommandations techniques communiquées par Sony, il n’en est rien.

Dans notre cas, c’est un Days Gone en Ultra, en 1440p (échelle de résolution x1,2) et surtout à 144 images par seconde qui s’est laissé déguster. Autant dire que ça change la donne. Et que cette nouvelle version donne encore plus la mesure de la beauté des environnements de l’Ouest américain.

Days Gone PC test
© Sony Interactive Entertainment

On se retrouve immergé dans des environnements que le formidable Mode Photo du jeu permet d’immortaliser de la plus belle des façons grâce à une myriade d’options que l’on ne retrouve que trop rarement dans ce type d’outils en jeu.

Mis à part quelques bugs (jamais bloquants) comme des textures en retard ou des items flottants, notre expérience de jeu n’a jamais été entamée. Nous sommes donc face à un portage d’excellente qualité, loin du lancement chaotique d’Horizon Zero Dawn.

Days Gone PC test
Le mode photo est très complet. © Sony Interactive Entertainment
Days Gone PC test
Days Gone PC test

© Sony Interactive Entertainment

Days Gone PC vs Days Gone PS5 

Mais peut-être êtes-vous l’heureux détenteur d’une PlayStation 5 ? Dans ce cas, vous pouvez déjà profiter de Days Gone dans une résolution 4K dynamique et à 60 images par seconde. Nous avons lancé conjointement cette version pour voir comment se différenciait la mouture PC du jeu.

Days Gone PS5 test
La version PS5 de Days Gone se défend très, très bien. © Sony Interactive Entertainment

Concrètement, cela se joue sur des détails. Et notamment sur la distance d’affichage. Sur console, on perçoit naturellement plus de clipping qui fait apparaître des éléments de l’environnement à notre approche. Les quelques effets de « flou » que peuvent occasionner la résolution dynamique n’ont aussi pas lieu d’être sur PC. Ainsi, on récupère un jeu plus constant dans sa proposition graphique. Même si l’on peut regretter l’absence de ray tracing ou de DLSS.

Days Gone PS5 test
© Sony Interactive Entertainment

Autre détail à noter : Days Gone permet aux pécéistes de régler le FOV (champ de vision) entre 70 et 100. Il est vrai que, par défaut, le jeu reprend cette caméra « à l’épaule » caractéristique de jeux d’action plus linéaires comme les Uncharted ou le dernier God of War. Ce qui n'est pas toujours très adapté pour un jeu en monde ouvert. Ici, on peut donc agrandir son horizon et mieux envisager son environnement. Même si, nous le confessons, nous avons conservé le réglage d’origine afin de profiter du jeu comme ses concepteurs l’ont voulu à l’origine.

Days Gone PS5 test
Days Gone PS5 FOV 70 / Days Gone PC FOV 100 © Sony Interactive Entertainment

Days Gone : l’avis de Clubic

Days Gone n’est pas très original. Apportant une contribution marginale à la grande famille des jeux d’action en monde ouvert, il ne sort jamais vraiment de l’ornière. Que ce soit par son contexte post-apocalyptique, ses affrontements ou son scénario, tout sent un peu le réchauffé.

Mais chez Clubic, nous n'avons aucun mal à manger deux fois d’affilée un plat que nous a régalé. Days Gone n’est peut-être pas très original, mais ce qu’il fait, il le fait bien. Resplendissant dans ce nouveau portage PC qui lui offre l’écrin technique qu’il aurait mérité sur PlayStation 4, le jeu de Bend Studio nous a fait passer un très bon moment.

Très stable, la version PC de Days Gone ne souffre aucunement des problèmes qui ont entaché la sortie de Horizon Zero Dawn l’été dernier. De là à vous recommander de vous jeter dessus, il n’y a qu’un pas qu’on vous laisse franchir à votre convenance.

Days Gone

8

Days Gone bénéficie d’une seconde chance avec sa sortie sur PC. Handicapé par de gros problèmes techniques sur PS4, le jeu de survie post-apocalyptique resplendit sur PC grâce à un excellent portage. Si vous aimez les motos, les zombies et les balades tristes à la guitare, foncez !

Les plus

  • Un portage PC de qualité
  • FOV réglable
  • Graphiquement magnifique
  • Un côté survie bien mis en avant
  • La moto et sa gestion, une bonne idée
  • L’interprétation des personnages
  • Un mode photo très généreux

Les moins

  • Un jeu pas très original
  • Quelques soucis de mise en scène
  • Petits bugs graphiques (non bloquants)

Test réalisé sur une version PC fournie par l'éditeur

Modifié le 18/05/2021 à 10h38
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