IPhone X : Apple veut partager les données du scanner facial

le 03 novembre 2017 à 08h42
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L'iPhone X arrive dans les Apple Store vendredi 3 novembre 2017 et c'est l'occasion pour l'agence Reuters de lâcher une véritable bombe sur le nouveau smartphone de la firme de Cupertino : Apple compte partager les données du scanner facial avec les développeurs tiers. Ces derniers en auront en effet besoin pour créer des nouvelles fonctionnalités utilisant le scanner 3D du dernier smartphone d'Apple.

Un partage qui ne manque pas de soulever des questions auprès des experts : ces derniers avaient déjà émis des craintes au niveau des données biométriques recueillies par Apple, mais le groupe s'était montré rassurant.

Les données du scanner facial stockées sur l'iPhone X mais pas totalement



Lorsqu'Apple avait officiellement annoncé que l'iPhone X n'avait plus de lecteur d'empreintes mais uniquement un scanner facial 3D (censé être le plus performant du secteur), certains experts s'étaient inquiétés : où allaient être stockées ces données biométriques sensibles ? Apple avait alors tout simplement répondu qu'elles n'allaient pas sortir de l'iPhone. De quoi être rassuré.

Mais l'agence Reuters a pu obtenir une copie de l'accord liant Apple aux développeurs tiers. On y découvre que ces derniers auront bien accès aux données du scanner facial : ils pourront récupérer un mapping du visage ainsi que 50 expressions faciales distinctes. Seule condition : obtenir l'accord explicite de l'utilisateur et respecter les conditions d'utilisation d'Apple qui sont très étoffées.

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Des inquiétudes malgré les garde-fous d'Apple



Le groupe de Cupertino semble avoir bien réfléchi à ce qu'il allait partager : le mapping du visage n'est pas complet, donc théoriquement, il est impossible pour le développeur tiers de reproduire le visage de l'utilisateur. De même, les données du scanner facial ne peuvent ni être utilisées pour de la publicité, ni revendues, ni permettre d'identifier l'individu dans le cadre d'applications censées être utilisées anonymement.

Si Apple met en avant qu'il surveillera de près les développeurs et les applications, l'inquiétude monte. Apple doit, avant de bannir un développeur, découvrir que l'usage fait des données récoltées ne respecte pas les conditions d'utilisation, ce qui peut prendre du temps. Sans compter les risques de piratage chez les développeurs tiers.

Surtout, les spécialistes estiment que la possibilité d'utiliser le mapping facial et les expressions du visage pour mieux cibler les publicités en fonction des réactions des utilisateurs pourrait constituer une violation de la vie privée. La tentation est grande pour les publicitaires, même si Apple interdit dans ses accords d'utiliser ces données de la sorte.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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