OnRush, un jeu de castagne motorisé plutôt qu'un jeu de course !

La note Clubic
Les plus
  • Quelques environnements vraiment très réussis
  • De nombreux éléments de personnalisation à déverrouiller
  • La météo parfois magnifique
  • Le gameplay très arcade
  • Des parties à la fois bourrines et stratégiques
Les moins
  • OnRush n'est pas un jeu de course (pas de ligne d'arrivée, de position...)
  • Assez fouillis, aussi bien ingame que dans les menus
  • Les pouvoirs spéciaux pas terribles globalement
  • La migraine ophtalmique n'est jamais très loin
  • Un peu ennuyeux en solo quand même...
  • Un mélange des genres par forcément très digeste finalement
  • Pas de split-screen
  • On vous a dit qu'OnRush n'était pas un jeu de course ?
Officialisé il y a de longs mois déjà, OnRush est enfin disponible. Puisant allègrement chez d'autres représentants du genre automobile comme Burnout ou Motorstorm, le dernier-né de chez Codemasters est-il réussi ? En fait, oui et non...

OnRush : un jeu de déglingos ?

Avant toute chose, même si OnRush fait indubitablement penser à un digne successeur des très bons MotorStorm ou même de Burnout, il faut savoir que le jeu signé Codemasters (par des anciens de chez Evolution Studios) en est finalement assez loin. En effet, comme annoncé clairement dès les premières minutes de jeu, OnRush se fiche assez royalement du côté "course automobile", avec ce que cela implique de tours de piste, de positions, de ligne d'arrivée... "Un jeu de déglingos" nous promet la voix off, basé sur le crash, le fun et l'adrénalite, et c'est effectivement ce que l'on va découvrir au fil des courses.

OnRush n'a donc pas pour vocation d'être un énième jeu de course traditionnel. Ici, les différentes pistes sont pensées pour être parcourues en boucle, avec pour objectif récurrent de défoncer ses adversaires, tout en prenant le soin de garder en tête les conditions qui mèneront à la victoire. Chaque épreuve met face à face deux équipes, composées de six pilotes déglingos donc, aux commandes de motos, de buggys, de 4x4... Les défis offrent plusieurs objectifs, avec notamment des courses de vitesse durant lesquelles il faut abuser du turbo pour faire gonfler le multiplicateur de points et atteindre l'objectif avant l'équipe adverse.

On pourra aussi participer à des captures de zones, à des courses de checkpoint ou encore à des parties de type "Switch", où le but est... de détruire l'adversaire. En abusant du Turbo, on remplit une jauge de Rush qui, une fois activé, permettra d'utiliser le pouvoir spécial du véhicule. Outre une vitesse accrue, et un pouvoir de destruction démultiplié, cela permet par exemple de laisser une traînée ralentissant les adversaires, de pomper le turbo des concurrents trop proches, de laisser des barrières sur la piste... Un Rush à utiliser à bon escient donc.

De nombreuses inspirations derrières OnRush


Vous l'avez compris, OnRush ne fait pas vraiment dans la course subtile, bien au contraire. Sur la piste, le jeu signé Codemaster reprend quelques éléments de Motorstorm, notamment au niveau des effets visuels et des environnements, mais pioche également allègrement du côté de Burnout pour les takedowns. Plus étonnant, le jeu se rapproche également d'Overwatch sur le côté très "coloré" et même un peu kitsch des menus et des personnages.

Comble de l'inspiration, le jeu reprend également un peu de Fortnite lors de l'écran des résultats, avec des personnages (déjà très kitsch) qui dansent pour exprimer leur joie de figurer parmi les meilleurs scores... Côté contenu, le jeu permet en solo de participer à six rassemblements, offrant chacun une petite dizaine de défis. On compte également 12 pilotes très différents, eux aussi personnalisables via des éléments à gagner via des loot boxes ou à acheter. Evidemment, l'ensemble se débloque au fur et à mesure de vos exploits sur la piste.

OnRush, ou la castagne motorisée selon Codemasters

Dans OnRush, l'équipe victorieuse n'est donc pas celle qui franchit la ligne d'arrivée (puisque cette dernière n'existe pas), mais bien celle qui va abuser de takedowns et des pouvoirs spéciaux propres à chaque véhicule pour gêner au maximum la team adverse. Dans un premier temps, l'ensemble est très brouillon, et même franchement déconcertant. Au fil des courses, on parvient toutefois à débrancher son cerveau, et à comprendre les bases du jeu, quitte à enterrer définitivement le côté "course offroad" que l'on était (sûrement) venu chercher ici. Certains affrontement sont très tendus, avec des victoires qui se dessinent parfois dans les dernières secondes. Evidemment, OnRush est très (très) orienté multijoueur, y compris en solo, puisque le joueur évolue toujours en équipe et jamais pour lui-même.

Graphiquement, les environnements sont très soignés, avec même de superbes effets météorologiques parfois, et des pistes qui vont venir se recouvrir de neige ou de boue au fil des tours, sans oublier bien sûr la nuit qui viendra gêner plus d'un concurrent. Les sauts vertigineux sont légion, tout comme les accrochages et les éléments destructibles. Même si l'action devient parfois un peu illisible, l'ensemble reste très réussi d'un strict point de vue technique. A noter la possibilité sur PS4 Pro d'opter pour un mode "Performance" affichant une fluidité assez exceptionnelle. L'ambiance est volontairement déjantée et colorée, mais certains baisseront rapidement le volume de la musique sous peine de risquer la migraine ophtalmique au bout de quelques minutes.

On ne va pas se mentir : OnRush peut fortement décevoir si l'on attend de lui un descendant de Motorstorm, de Burnout ou même un mélange des deux. L'aspect "course mécanique" est totalement absent ici, au profit d'un jeu de castagne motorisée à forte tendance multijoueur, reprenant qui plus est certains codes des jeux online actuels type Fortnite ou Overwatch. Oui, certaines courses sont assez palpitantes, mais il ne faut clairement pas chercher ici autre chose qu'un gigantesque défouloir mécanique à très grande vitesse. Au final, on est assez loin d'un Motorstorm, ou même d'un Split Second, avec une mécanique de jeu vraiment très différente ici. Trop sans doute pour certains...

Notre avis sur OnRush sur PS4

Oui, OnRush s'inspire de Motorstorm, de Burnout... mais aussi de Fortnite, de Rocket League ou encore d'Overwatch. Le jeu signé Codemasters fait fi de toute forme de course à proprement parler, pour privilégier une espèce de castagne motorisée à forte tendance multijoueur, durant laquelle deux équipes de pilotes vont s'affronter sur des pistes sans ligne d'arrivée. Cela ne fait pas de OnRush un mauvais jeu pour autant, le titre étant plutôt agréable visuellement parlant, et offre quelques excellentes séquences de jeu.

Toutefois, on ne peut que constater des inspirations certes diverses et variées, mais qui empêchent finalement ce OnRush de disposer d'une réelle identité, contrairement à des Motorstorm, Burnout ou Split Second avant lui. Au final, OnRush, c'est un peu comme Topper Harley qui lit "Les Grandes Espérances", c'est pas forcément ce que l'on espérait. Vous voilà prévenus.
La note Clubic
Les plus
  • Quelques environnements vraiment très réussis
  • De nombreux éléments de personnalisation à déverrouiller
  • La météo parfois magnifique
  • Le gameplay très arcade
  • Des parties à la fois bourrines et stratégiques
Les moins
  • OnRush n'est pas un jeu de course (pas de ligne d'arrivée, de position...)
  • Assez fouillis, aussi bien ingame que dans les menus
  • Les pouvoirs spéciaux pas terribles globalement
  • La migraine ophtalmique n'est jamais très loin
  • Un peu ennuyeux en solo quand même...
  • Un mélange des genres par forcément très digeste finalement
  • Pas de split-screen
  • On vous a dit qu'OnRush n'était pas un jeu de course ?
Stéphane Ficca
Publié le 8 juin 2018