Servo : Samsung s'associe au projet de moteur de rendu de Mozilla

le jeudi 04 avril 2013
La fondation Mozilla, dont la branche recherche planche depuis deux ans sur la mise au point d'un nouveau moteur de rendu baptisé Servo, indique avoir trouvé un partenaire de poids pour porter ce dernier sur ARM et Android, en la personne de Samsung.

00b4000005885742-photo-fondation-mozilla.jpg
Google et son projet Blink ne sont pas les seuls à vouloir faire souffler un vent nouveau sur le terrain des moteurs de rendu Web : la fondation Mozilla mène elle aussi des travaux ambitieux autour de « Servo ». En développement depuis près de deux ans au sein de Mozilla Research, Servo se présente comme un moteur de rendu radicalement neuf abandonnant le C++ au profit d'un langage de programmation également élaboré au sein de la fondation, Rust.

Mozilla a annoncé mercredi avoir trouvé un partenaire de poids pour l'aider dans ses travaux autour de Servo : le sud-coréen Samsung, qui l'aidera à porter le projet vers Android et l'architecture ARM qui anime la plupart des smartphones et tablettes tactiles du marché. « Samsung a déjà contribué au backend ARM nécessaire à Rust ainsi qu'à l'infrastructure nécessaire à la compilation croisée vers Android, entre autres améliorations », indique la fondation.

À ce stade, Servo n'est encore qu'un projet en cours de développement, dont on pourra vérifier l'avancée ou télécharger les derniers prototypes en date (OS X et Linux uniquement) via Github. Si Gecko, l'actuel moteur qui anime Firefox, a donc encore de beaux jours devant lui, le nouveau venu se révèle tout de même particulièrement ambitieux.

Sa principale particularité réside dans le fait que contrairement aux moteurs courants, il n'est pas écrit en C++. La fondation Mozilla a en effet fait le choix ici d'un langage de programmation élaboré par ses soins, baptisé Rust. Si la syntaxe de Rust (voir le site dédié) se rapproche de celle du C, ce langage serait à la fois modulaire, optimisé pour les tâches qui requièrent une parallélisation importante et capable d'isoler, en mémoire, les différentes tâches qu'il est chargé de traduire, de façon à garantir stabilité globale et sécurité. Bref, un langage neuf, « fun et sûr », devant à terme permettre la mise au point de navigateurs palliant les lacunes des logiciels actuels.

« Dans l'année qui vient, nous allons mettre les bouchées double pour finaliser la première révision majeure de Rust (aujourd'hui en version 0.6) - avec au programme nettoyage du code, extension et documentation des bibliothèques et construction des outils dédiés à l'amélioration de l'expérience utilisateur et amélioration des performances », promet Mozilla.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
scroll top