Twitter travaille sur une I.A dédiée à la chasse aux trolls

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le 16 mai 2018
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Inquiet du bon déroulement des conversations publiques au sein de son réseau social, Twitter a déclaré sur son blog travailler sur une intelligence artificielle capable de détecter des signes comportementaux caractérisés comme nuisibles aux échanges entre ses utilisateurs.

Un nouvel angle d'attaque : l'étude comportementale


Pour que les échanges soient agréables sur Twitter, l'entreprise avait déjà pris quelques dispositions dans l'objectif de lutter contre les profils nuisibles. Le réseau social a par exemple mis en place de nouvelles politiques d'utilisations et du machine-learning.

Bien que ces dispositifs aient permis d'abaisser à moins de 1% les comptes signalés comme transgressant les conditions d'utilisation du réseau social, force est de constater que les comptes gênants opèrent un impact négatif disproportionné sur l'expérience des autres usagers de Twitter.

Dans l'objectif de réduire l'impact négatif des trolls sur son réseau social, Twitter a annoncé sur son blog travailler sur une nouvelle intelligence artificielle capable d'analyser les comportements de ses utilisateurs afin de détecter et bloquer ce type de profil.

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L'I.A analysera la structure des tweets, mais prendra aussi en compte d'autres modalités comportementales externes pouvant caractériser certains comptes comme « nocifs » telles que : vérifier si le compte a bien confirmé son adresse mail, si la personne utilise d'autres comptes Twitter ou encore si le compte soupçonné d'être un troll a tendance à tweeter ou mentionner à répétition d'autres profils qu'il ne suit pas.

Les premiers résultats des essais par Twitter


Selon les tests opérés par Twitter, cette nouvelle approche permet d'obtenir une baisse significative des signalements. « Cela signifie que moins de personnes voient des Tweets qui perturbent leur expérience sur Twitter » indique l'entreprise dans son blog, tout en ayant conscience que ces premiers résultats ne font pas tout.

Le réseau social explique qu'il reste donc beaucoup de travail pour améliorer et optimiser l'outil, et que quelques problèmes - comme des faux positifs - pourraient apparaître.



Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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