Blockchain : la France est-elle en retard ? Partie 1

Alain Clapaud
14 juin 2016 à 08h36
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Une effervescence de projets commerciaux pour certains, idéalistes pour d'autres



L'écosystème blockchain français est encore très immature, les porteurs de projets qui visent le marché des entreprises cohabitent avec de nombreux développeurs idéalistes qui estiment que la blockchain va tout simplement changer le monde. Nouvelles façons de faire du commerce, de collaborer, de se déplacer ou même, de gérer des entreprises ou des États, son approche totalement décentralisée remet en cause effectivement bien des fondements de notre société actuelle.

Quels projets parviendront à réellement déstabiliser des pratiques vieilles de plusieurs centaines d'années pour certaines, nul ne le sait. Dans de nombreux cas, le rôle des États sera primordial dans l'assouplissement de la règlementation qui pèse sur de nombreux secteurs. Bercy semble enfin prêt à faire bouger les choses et permettre l'éclosion de champions de la blockchain dans l'Hexagone.

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Afin que les banques n'aient plus le monopole des prêts accordés aux PME, Emmanuel Macron, le ministre a profité de ce système sécurisé et décentralisé pour inciter particuliers et entreprises à leur accorder des financements avec intérêts. Des « minibons », sortes de bons de caisse (engagements à rembourser, émis par des sociétés en échange d'un prêt sur cinq ans) permettent ainsi aux grands comptes d'utiliser les plates-formes de financement participatif pour financer de plus petites entreprises. Ces bons permettent alors de dépasser la limite de prêt de 1 000 euros en matière de financement participatif.

Le besoin de définir un cadre



Récemment, plusieurs secteurs se sont interrogés quant à la nécessité de définir un socle commun de règles permettant d'encadrer la technologie. C'est notamment le cas de la doctrine juridique qui s'est penchée sur le domaine. Certains experts s'interrogent par exemple sur les risques que le caractère décentralisé de la blockchain ne lui nuise.

Hubert de Vauplane, ancien directeur juridique dans le secteur bancaire estimait à ce titre que la technologie pourrait être « contraire aux principes de la propriété intellectuelle. Toutes les opérations et les innovations intégrées dans le domaine ne seront pas soumises au droit de la propriété intellectuelle. Lorsque des entreprises vont développer leurs propres smart contracts au sein de blockchains privées, quel régime juridique appliquer ? ».

Malgré ces questionnements, le besoin de cadre est patent. La Commission des communications électroniques (CSSPCE) nous a ainsi précisé qu'à l'heure actuelle, certaines start-up françaises étaient encore réticentes à l'idée de développer leur activité. Des règles juridiques et réglementaires pourraient assurer une assise plus stable au secteur.

Technologie d'avenir ou simple effet de mode ? La rédaction de Clubic Pro penche pour la première assertion. C'est pourquoi elle est partenaire du Blockchain Day, le salon regroupant l'ensemble des professionnels du secteur. Pendant une journée, Novaway et la Cuisine du Web à Lyon organisent en partenariat avec la rédaction une série de conférences dédiées.

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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