Guide photo : visée, capteur, zoom, types d'appareils… On vous dit tout !

Par ,
le 12 février 2018
 

Cas particuliers : les hybrides, les smartphones


Les hybrides


Ils sont nés dans le but de concilier compacité (boîtier au format compact) et qualité d'image (capteur de reflex). Sur le papier, ça ressemble bien au meilleur compromis imaginable. Ces appareils sont en effet beaucoup plus petits que leurs ainés reflex et ils sont capables de résultats nettement plus qualitatifs que leurs cadets compacts.

Ils peuvent ainsi séduire les utilisateurs de compacts ou bridges cherchant quelque chose de plus performant sans s'encombrer d'un reflex, tout comme les utilisateurs de reflex voulant un appareil plus transportable et discret sans tomber dans la qualité d'image assez uniformément moyenne des compacts.

phpwo4xwm


Les dernières générations d'hybride offrent parfois des capacités supérieures, en termes de qualité d'image et de rendu final, aux boîtiers Réflex entrée de gamme. Certains hybrides haut de gamme sont même équipés du capteur plein format 24 x 36 mm et résistent parfaitement aux conditions de basse luminosité (haute sensibilité ISO).

Oui, mais il reste des contre-indications :
  • La taille : si le boîtier est souvent très petit, les objectifs que l'on greffe dessus, et notamment les zooms, sont eux assez volumineux. Surtout sur les hybrides qui utilisent un capteur APS-C. Selon la configuration choisie, l'appareil ne se glissera pas dans une poche comme un compact. Les constructeurs d'hybrides proposent tous des focales fixes très fines, mais c'est alors une autre utilisation qui se profile, il faut en avoir conscience...
  • Les objectifs : en janvier 2018, le constructeur Olympus dispose d'un parc de 25 objectifs dédiés à la pratique hybride, avec plusieurs gammes (dont une gamme professionnelle). De leur côté, Nikon propose 13 références d'objectifs pour sa famille d'hybrides quand Canon en propose 7, et une bague d'adaptation pour les objectifs Réflex EOS M. Sony voit loin et met à la disposition de ses clients un parc d'une soixantaine d'objectifs. Pour finir, le constructeur Panasonic dévoile 27 objectifs spécialisés. Notons qu'Olympus et Panasonic proposent la même monture. Le parc d'objectifs pour hybrides permet désormais à chacun de laisser parler sa créativité. Et selon l'optique montée, beaucoup plus grosse qu'une optique dédiée équivalente, l'hybride deviendra aussi encombrant qu'un reflex... en moins agréable à manipuler. Par ailleurs, qui dit objectifs interchangeables dit logistique (dès qu'on en a plusieurs), contrainte (quand on change d'objectif pour accéder à d'autres focales) et poussières (à chaque changement).
  • Le coût : un boîtier hybride coûte le prix d'un reflex d'entrée de gamme, voire beaucoup plus pour certains hybrides haut de gamme. Le fameux Sony A7 II, consacré par de nombreuses critiques comme le meilleur hybride à ce jour, est équipé d'un capteur plein format. Il est affiché au prix de 1 400 € environ. Et les objectifs viennent copieusement grever le budget : comptez au bas mot 200 € pièce, souvent 300 à 500 €, et parfois jusqu'à 1 000 €. Il n'y a pas de haut de gamme aussi coûteux que dans les parcs d'optiques pour reflex mais tout de même !
  • L'ergonomie : le boîtier étant petit, on ne retrouve pas la bonne prise en main des reflex mais plutôt celle d'un compact expert. Des poignées, facilitant la prise en main, ont tendance à se développer mais elles sont très minoritaires dans le parc global. Mais ces poignées sont tellement anecdotiques que nous n'en parlerons pas davantage. Dans tous les cas, cette absence de poignées est un compromis à faire pour bénéficier d'un encombrement réduit. Mais il ne faut pas croire qu'un hybride peut totalement remplacer un reflex !


Les smartphones


Nous les avons évoqués à plusieurs reprises et pour cause : les smartphones ont désormais toute leur place quand on évoque des sujets autour de la photographie. Hé oui ! ils correspondent de manière parfaite aux nouveaux usages que l'on fait tous de la photo.

Est-ce à dire qu'ils répondent à un besoin ou que le besoin a été fabriqué de toutes pièces avec l'apparition des smartphones à la fin des années 2010 ? Nous ne pourrions répondre à cette question. Néanmoins, la certitude est que la technologie s'est fortement développée et améliorée ces dernières années.

Leur principale force, c'est une disponibilité incomparable. Dans l'absolu, il vaut mieux une photo de qualité moyenne mais dans la boîte que pas de photo du tout. Le smartphone est disponible, toujours à portée de mains. Il suffit de dégainer et shooter ce que l'on voit.

Mais, sur les smartphones à prix élevés, la qualité est vraiment étonnante. Evidemment, du fait de la miniaturisation de l'objet, il est compliqué de le doter de capteurs plein format, APS-C. D'autant qu'un smartphone est, désormais, souvent doté de deux capteurs, voire de trois : un ou deux sur l'arrière et un sur l'avant.

Le Samsung Galaxy Note 8, considéré comme l'un des meilleurs en photographie actuellement, est équipé d'un capteur frontal et deux capteurs photos dorsaux : un 1 /3.6 pouce de 12 Mpx et un 1 /2.55 pouce de 12 Mpx. Cette tendance, initiée en 2014 par HTC, se développe à toute vitesse en ce moment. Ces doubles capteurs dorsaux permettent de formidables effets au niveau de la profondeur de champ.

php0iahmb


Les effets de bokeh -flou d'arrière plan- sont désormais possibles avec un smartphone. Mais plus généralement, cette double monture permet d'obtenir de meilleurs détails sur les clichés et une perspective surprenante, car les deux images sont réassemblées par le logiciel interne.

Il convient d'y mettre le prix pour avoir des photographies de qualité mais des smartphones milieu de gamme, à 200 €, permettent d'avoir des clichés instantanés raisonnables. Et ils offrent évidemment l'atout majeur d'être hyper-connectés.

Leur deuxième atout tient évidemment à l'univers connecté du smartphone : sitôt photographié, sitôt publié. Ces deux points en font un outil redoutable pour produire de la photo d'humeur, celle qui inonde les réseaux sociaux. De très nombreuses applications ont été développées pour partager ses photos, de leur ajouter des filtres - Instagram en tête.

Les smartphones se positionnent désormais très clairement au-dessus de bon nombre de compacts entrée de gamme. Certains, haut de gamme, atteignent même le niveau et la qualité de certains Réflex bas de gamme, offrant en plus la garantie de presque toujours réussir ses photos.

Dernièrement, de nombreux modèles ont été équipés d'options pouvant approcher de réglages manuels -toute proportion gardée évidemment en regard de véritables réglages manuels que l'on peut retrouver sur les « véritables » APN.

De petits accessoires (des objectifs notamment) ont même été développés. Ils se clipsent directement sur l'ouverture du capteur. Ils n'offrent pas des clichés de qualité, mais on l'intérêt de booster là-encore la créativité des utilisateurs.

A noter que des professionnels de la photographie n'hésitent plus à sortir leur smartphone, dans certaines circonstances. Il existe même des formations à la photographie au smartphone, afin d'en tirer le meilleur.

A l'usage, ces clichés peuvent être imprimés sur un format standard 10x15cm sans trop de pixellisation.

Autre point fort des smartphones, leurs incroyables vidéos qui ont parfois un rendu exceptionnel avec un capteur aussi « minuscule ». Certains permettent même des effets d'accélération ou de ralenti assez bluffants. Le nerf de la guerre est, là aussi, le budget.

Nul doute que la qualité des photographies des smartphones sera encore améliorée avec le temps.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
scroll top