Guide photo : visée, capteur, zoom, types d'appareils… On vous dit tout !

le 12 février 2018 à 18h00
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Equipement indispensable s'il en est, l'appareil photo numérique (APN) a envahi les foyers. Notre rapport à la photographie a même considérablement évolué ces dernières années avec la démocratisation des smartphones et des réseaux sociaux.

Nous traiterons de l'APN au sens large, puisque notre chère boîte à images n'a jamais pu, jusqu'ici, couvrir un si large faisceau de situations : outre les familles déjà existantes des compacts, ou bridges, il faut désormais compter avec les hybrides, les Reflex tout public ou professionnels ainsi qu'avec les smartphones.

Le contenant évolue, mais le contenu change également très vite : capteurs, zooms, objectifs, sensibilités, vidéos, connectivité et fonctionnalités... Autant de caractéristiques sur lesquelles les constructeurs se focalisent et vont jouer pour diversifier leurs gammes, jusqu'à brouiller les frontières, parfois ténues, entre différentes catégories. Faire son choix peut ainsi devenir cornélien. Alors pour vous éviter des tiraillements à la limite de l'inextricable, nous vous proposons de défricher cette jungle qu'est le marché, en axant le tout sur l'utilisation et l'utilisateur.

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Définitions et pré-requis



Puisque nous parlerons, à de très nombreuses reprises, des différents types d'appareils photos numériques, il apparaît aujourd'hui essentiel de donner une brève définition pour chacun de ces types.

Ainsi, lorsque nous évoquerons un « compact », il vous faudra comprendre un APN monobloc, très fin et souvent léger. Celui que l'on peut glisser dans une poche ou dans un sac à main.

Le terme « Bridge » fera référence à un APN compact mais doté d'un zoom puissant. Il sera plus imposant que le compact auquel nous faisions allusion et son ergonomie fera penser à un appareil de meilleur standing. Il n'est pas équipé d'une monture pour changer les objectifs.

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Pour les « hybrides », il s'agit d'un APN relativement plat et léger, mais qui dispose d'une bague de monture pour des objectifs. Un hybride ne fonctionne qu'avec un objectif additionnel.

Concernant le « Reflex », nous parlerons des APN à l'ergonomie la plus proche d'un appareil professionnel. Ils sont assez lourds et sont également équipés d'une bague de monture pour des objectifs.

Bien estimer ses besoins



Le temps des questions



En guise de préambule, il convient de se poser deux questions essentielles :
  • Quel est mon niveau en photographie ?
  • Ai-je l'envie de m'améliorer ou cette pratique restera-t-elle liée au plaisir du simple mais efficace souvenir ?


Soyez honnête avec vous-même, ne vous surestimez pas. Vous risqueriez de faire le mauvais choix.

Vous disposez d'un niveau de parfait néophyte, dont les seules compétences en photographie reviennent à appuyer sur le « bouton » ? Très bien, et ce n'est absolument pas blâmable. Si vous souhaitez simplement photographier pour garder des souvenirs, votre choix s'orientera naturellement vers des appareils photos numériques plutôt basiques, aux fonctionnalités accessibles, que nous évoquerons en détails au cours des pages à venir.

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Au contraire, vous souhaitez réaliser de jolis clichés et vous améliorer ? Vous avez envie d'apprendre l'art de la photographie ? Cela va demander un certain investissement matériel (pour moins de 600€, vous aurez une très bonne base) mais, surtout, une grande part de motivation et beaucoup de temps pour maîtriser parfaitement les fonctionnalités de votre appareil photo et les techniques de base.

Créer votre propre style prendra des mois, parfois des années. Cette étape arrivera une fois que vous aurez acquis une parfaite maîtrise de votre appareil afin de pouvoir imprimer votre patte à vos clichés.

Comme pour la plupart des équipements que l'on souhaite acquérir, il est nécessaire de se poser un certain nombre de questions plus précises. Elles sont au nombre de quatre, assez cruciales, pour ce qui est de la photographie :
  • Quel type de photos je souhaite faire ?
  • Que vais-je faire de ces photos ?
  • Quel budget suis-je prêt à consacrer ?
  • Quelle est ma motivation face à cette discipline ?

Répondre à la première question est plus complexe qu'il n'y paraît, puisqu'elle englobe trois sous-questions qui sont :
  • Quoi ?
  • Comment ?
  • Quand ?

Ensemble, elles résonnent comme une redondance de la première série de questions auxquelles vous avez dû répondre mais cela permettra de confirmer votre intention d'achat et de ne pas vous tromper.

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Il faudra donc définir ce qu'on souhaite photographier (portrait, animaux, paysage, scènes urbaines, nocturnes, de sport, etc.), selon quel niveau de pratique (débutant, amateur, passionné, etc.) et avec quelle régularité (photo quotidienne, régulière, occasionnelle, etc.). Chacun pondérera à sa sauce ces trois premières composantes pour constater son niveau d'exigences et déterminer ses besoins.

Vient ensuite la finalité de vos photos, le « pourquoi ». Que souhaitez-vous en faire ? Simplement les stocker sur un périphérique et les regarder de temps à autre, comme on épluche parfois nos vieux albums photo poussiéreux ? Avez-vous l'intention de les imprimer ? Si oui, dans quel format (10x15cm, 13x18, A4, agrandissements) ? Souhaitez-vous alimenter un site, des réseaux sociaux ? Un usage plus professionnel ? Ces interrogations sont essentielles car elles tournent autour de la notion de résolution de l'image, et donc de la taille de votre capteur et de sa définition.

Aux critères usage, finance et finalité vient s'ajouter une notion de motivation. Cette dernière va valider l'encombrement et le poids maximum d'équipement que l'utilisateur va tolérer. Sachez-le : un équipement complet peut peser plusieurs kilos, à transporter dans un sac dédié et protégé afin de ne pas détériorer votre matériel. Ce degré de motivation va également confirmer ou infirmer le besoin de fonctionnement manuel de l'appareil (modes de prise de vue, mise au point...) et de certaines caractéristiques (format RAW, griffe porte-flash...), si on parle de motivation pour apprendre la photographie.

Si vous souhaitez apprendre la photographie seul, sans cours ou assistance autre, vous pourrez vous faire assister par les nombreuses chaînes Youtube dédiées. N'oubliez pas que si vous démarrez votre apprentissage en prenant de mauvaises habitudes, vous aurez des difficultés à vous améliorer. La lecture de votre manuel d'utilisation sera toujours salutaire, afin de connaître votre APN et de saisir les fonctionnalités qui s'offrent à vous.

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Les problématiques à résoudre



A ce stade, des possibilités vont se dessiner, des choix pourront commencer à s'affiner. Assez naturellement, des utilisateurs s'orienteront vers les deux branches opposées de l'offre, petits compacts d'un côté, bons Reflex de l'autre. Là où le nœud sera le plus dur à démêler, c'est en plein milieu du spectre, pour les personnes qui hésitent entre plusieurs familles d'appareil.

En effet, la diversification des gammes est telle, notamment dans la grande famille des compacts, qu'un modèle haut de gamme de cette catégorie d'appareils peut aisément se mesurer à un bridge, un hybride et même à un Reflex d'entrée de gamme sur certains aspects (les compacts à grand capteur).

Effectuer un bon dosage entre finances, besoins et motivation va permettre d'orienter les inévitables compromis dans une direction ou une autre :
  • privilégier la qualité d'image quitte à ce que l'appareil soit plus encombrant, compliqué à utiliser ou cher ;
  • privilégier la compacité et la polyvalence quitte à revoir ses exigences qualitatives à la baisse ;
  • faire le choix d'un smartphone qui alliera une certaine forme de qualité, une polyvalence à toute épreuve, et selon le modèle des options photos proches des modes manuels. Là encore, le prix est central.


Car c'est un fait : l'appareil parfait n'existe pas. Et s'il existait, il serait probablement très cher, et donc imparfait...

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Dans bien des cas, le multi-équipement reste la meilleure solution pour répondre à un maximum d'attentes, si bien sûr le budget le permet. Typiquement, un petit compact pour la photo souvenir au quotidien et un Reflex pour une pratique très qualitative plus ponctuelle et réfléchie. A moins que vous ne fassiez le choix d'un smartphone, fidèle accessoire toujours à proximité de mains ?

Transporter un Reflex et son lot d'objectifs toujours avec soi requiert une discipline qui tient de la dévotion photographique. Mais à l'inverse, faire de la photo ultra léchée avec un petit compact basique s'avère très délicat, voire impossible. Encore faut-il que le budget le permette... Et pour beaucoup d'utilisateurs, le budget est précisément le problème central. Avec en trame de fond la peur de se tromper au moment de la décision, en achetant soit un appareil disproportionné, soit un appareil sous-proportionné.

C'est sans doute pour cette raison que le smartphone, que nous avons tous adopté ces dernières années, est pour beaucoup devenu le bon compromis. Même s'il représente un budget parfois non-négligeable, il a pour lui, outre ses capacités de plus en plus étonnantes en matière de photographie, la particularité d'être plurifonctionnel.

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Quid de l'occasion ou du vieux neuf ?



Le marché de l'occasion en photo numérique est à considérer avec des pincettes. En effet, en dehors du matériel Reflex dit semi-pro (et a fortiori du matériel pro), qui bénéficie d'une finition supérieure (boîtier en alliage de magnésium, joints d'étanchéité, déclencheur garanti pour x prises de vues, etc.), nous vous déconseillons d'opter pour de l'occasion si l'appareil visé n'est plus sous garantie. A moins bien sûr que vous ne connaissiez la personne (et sa méticulosité) qui vous vend le produit...

Ce qui est plus intéressant en revanche, ce sont les fins de séries d'appareils qui viennent d'être remplacés, mais qui sont encore commercialisés jusqu'à épuisement des stocks. Il faut bien sûr savoir ce qu'apporte le nouveau modèle et s'assurer que ce n'est pas précisément une caractéristique que l'on recherche.

En revanche le renouvellement des gammes va tellement vite (un an maximum sur le cœur des gammes de compacts, parfois deux ans sur les Reflex et compacts de niche) qu'il n'y a généralement pas d'évolution majeure entre un produit et son successeur direct. Si ce n'est que le prix du produit remplacé diminue fortement...

Au jeu des quatre familles, comment faire bonne pioche ?



Comme tout ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, démarrons ce dossier en détaillant ce qu'on entend communément par compact, bridge, hybride et Reflex.

La famille des compacts



La grande famille des compacts propose une gamme d'appareils photo numériques large. L'éventail de prix s'étend d'une petite centaine d'euros à plus de 4 000 € pour certains bijoux technologiques, tels que le Sony RX1R II ou pour le surprenant Leica Q Typ 116, tous deux équipés du très recherché capteur 24 x 36 mm.

Mais qu'entend-on par « Compact » ?

Par compact, il faut comprendre appareil monobloc (objectif non dissociable du boîtier) avec visée à l'écran, ou éventuellement via un viseur optique, de plus en plus rare. En effet, ce mode de visée propose ici une petite lucarne est trop peu confortable. Étrangement, les dimensions assez variables (mais presque toujours inférieures aux appareils des autres catégories) n'ont pas réellement d'impact sur l'appellation compact. Puisque les prix font le grand écart, et dans un souci de clarté, nous avons repris des sous-catégories plus ou mois formelles qui permettront à chacun de s'y retrouver.

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Kodak FZ53 ou le Polaroïd IX828. Les plus légers avoisinent les 100 grammes : des poids plumes dans l'univers de la photographie !

AW130, un tout terrain de 221 grammes qui offre l'avantage supplémentaire d'être connecté. Dans la même gamme, Canon, de son côté, propose le Powershot D30 à 218 grammes.

Le compact expert



L'offre montre ici d'un cran sur le plan de la finition des produits et de la qualité de prise en main. L'ergonomie devient « typée pro », en proposant plus de contrôles physiques (molettes, bagues, roues...) et photographiques (modes manuels, format RAW, réglages supplémentaires...). La qualité d'images évolue, de façon notable mais pas drastique, puisque les capteurs d'image embarqués sont légèrement plus gros.

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Le compact plein format



La crème de la crème des compacts. Sony a sorti en 2012 son RX1, le tout premier compact doté d'un capteur 24x36 mm. Ce type de capteurs plein format propose la meilleure résolution d'image possible. D'une qualité et d'une finition incomparables, ces compacts plein format affichent des prix supérieurs à 3 000 € voire supérieurs à 4 000 €. Leica s'est positionné sur ce créneau aussi, en proposant un superbe Q (Typ 116).

La famille des bridges



Les bridges sont des appareils de la famille des compacts au sens strict du terme. Leur taille correcte permet un bon compromis entre les compacts classiques, les hybrides ou les Reflex -dont les deux familles nécessitent de transporter, en plus des boîtiers, un objectif.

Le bridge est également caractérisé par une ergonomie avancée et un zoom optique surpuissant pouvant dépasser le facteur 45x (mais plus généralement autour des 40x). Il existe des zooms numériques, qui détériorent néanmoins la qualité de l'image. L'objectif n'est pas interchangeable, le capteur de même taille que sur la plupart des compacts standards. Cette catégorie d'appareils est en perte de vitesse.

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Outre le concept même du bridge qui a toujours été un peu bancal (encombrement proche reflex, mais qualité d'image de compact), la concurrence très forte des autres familles d'appareils, peut-être mieux pensées, ne laisse que peu de marges de manœuvre aux bridges. Le poids de ce type d'appareils est souvent supérieur à 350 grammes. Il est nécessaire de s'équiper d'un petit sac pour le transporter, car ce type d'appareils s'abime rapidement si l'on n'en prend pas soin.

La famille des hybrides



Cette famille est en fort développement et ne cesse de se perfectionner. Nous pouvons aujourd'hui réellement parler de véritable famille, qui propose chaque année plus de modèles. L'APN hybride est une véritable approche du concept de pont entre les compacts et les Reflex, plus qualitative que les bridges (mais moins polyvalente). Le gabarit du boîtier reste assez compact, fine et légère sans qu'aucune norme ne soit définie. L'appareil embarque un grand capteur (1 pouce chez Nikon, Micro 4/3 chez Panasonic, APS-C chez les autres), une monture d'objectifs interchangeables permet de changer d'optiques comme sur les reflex.

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Mais comme rien n'est parfait, la famille des hybrides comporte elle aussi ses défauts : encombrement supérieur à la plupart des compacts, gamme d'objectifs réduite (une quinzaine de références chez Nikon néanmoins et une dizaine chez Canon), nécessité de changer d'objectif, prix inspiré des reflex... Et attention : les montures des différentes marques d'hybrides ne sont pas les mêmes que celles des marques de reflex respectives.

En clair : un objectif pour un reflex Nikon ne se montera pas sur l'hybride Nikon, et inversement. Il en va de même pour tous les hybrides... Parfois des adaptateurs existent, parfois pas. Sony propose son mythique plein format A9 dans la gamme des hybrides, à un tarif avoisinant les 4 800 € à l'heure de la rédaction de ces lignes.

La famille des Reflex



Derniers mais pas des moindres, les Reflex constituent ce qu'il se fait de plus performant en matière de photographie numérique : qualité d'image (grâce à deux types de capteurs de grande taille et à des formules optiques pouvant être excellentes), réactivité, vitesse de mise au point et ergonomie (présence d'une vraie poignée).

L'atout phare du reflex, c'est sa visée, dite précisément Reflex. Elle renvoie la scène telle que l'œil la voit et telle que le capteur la verra. La couverture n'est pas toujours à 100 % du cadrage, la luminosité et la taille du viseur varient selon la gamme à laquelle appartient le boîtier, mais c'est incontestablement ce qu'il se fait de plus confortable et efficace.

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L'autre caractéristique du reflex, c'est qu'il dispose d'une monture spécifique pour les objectifs, permettant d'en changer selon ses besoins. Mais un reflex est encombrant, coûteux (encore que la volonté des constructeurs de proposer des Reflex grand public a considérablement fait baisser les prix), peu discret et sujet au risque de poussières sur le capteur (à chaque changement d'objectif)... En termes de prix, vous en aurez pour toutes les bourses : à partir de 300 € en moyenne pour un boîtier nu neuf entrée de gamme, toutes marques confondues jusqu'à presque 7 000 € pour le Nikon D5.

Ces quelques éclaircissements donnés, il faut maintenant bien garder à l'esprit que la notion de famille à moins de sens aujourd'hui que fut un temps. Les Reflex, le haut du panier en photo, se sont outrageusement simplifiés de sorte à séduire une clientèle toujours plus néophyte, tandis que les compacts tendent à se perfectionner toujours plus pour attirer des utilisateurs voulant faire moins de compromis sur la qualité d'image tout en restant sur du gabarit modeste. Ou pour des utilisateurs de reflex cherchant un complément plus facile à transporter. Et les hybrides viennent pile s'intercaler entre ces deux univers. Il y a donc plusieurs degrés dans la plupart des paramètres à prendre en compte, notamment la qualité d'image où tout ne se résume pas à Reflex = excellent, compact = moyen.

Les spécificités au crible du bon sens



Faisons maintenant un petit décryptage, pour comprendre comment se traduisent les principales caractéristiques des différents appareils photo numériques dans la pratique.

La fabrication



Tous les appareils photos numériques ne sont pas logés à la même enseigne en termes de fabrication. Choix des matériaux et résistance à l'humidité, aux micropoussières, etc. : certains appareils sont plus « étanches » que d'autres. A ce titre, on évoque la tropicalisation de l'appareil. Si un appareil est tropicalisé, cela signifie qu'il dispose d'une excellente étanchéité et qu'il a un très faible risque de développer des moisissures ou capter des poussières microscopiques. L'APN sera en métal et disposera d'excellentes finitions.

S'il n'est pas tropicalisé, l'appareil pourra développer des problèmes dans certains cas (des voyages dans des déserts de sable ou dans les pays tropicaux, d'où le terme tropicalisation). Cela représente un coût. Dans la famille des compacts, on compte nombre d'appareils photo étanches, qui permettent parfois de descendre jusqu'à 30 mètres de profondeur et photographier certains fonds marins.

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La visée



C'est un critère majeur dans le choix d'un appareil puisqu'il impacte directement le confort et la précision du cadrage et donc de la prise de vue. La visée peut être de quatre sortes :

  • Optique
Elle consiste simplement en une lucarne transparente déportée, qu'on ne trouve que sur certains compacts, de plus en plus rares, en complément de l'écran LCD. Elle présente l'avantage de rester utilisable en plein jour lorsque l'écran lui peut parfois ne plus être très lisible. Et en termes d'ergonomie, le fait de porter son œil contre l'appareil favorise la stabilité et la concentration du photographe. Mais la couverture du cadrage se montre trop partielle (80 % généralement), la fenêtre de visée trop petite.

Et le fait qu'elle soit déportée sur un côté de l'appareil engendre de la parallaxe, c'est-à-dire un décalage entre ce que l'œil voit et ce que le capteur enregistre. Bref, une relique de l'argentique guère utile sauf sur de très rares appareils l'ayant sublimé (Fujifilm X10 et surtout X100).

  • Ecran LCD
Il concerne la majorité des appareils, y compris un nombre croissant de reflex dotés de la fonction Live View. Le capteur renvoie l'image qu'il reçoit sur l'écran LCD situé au dos de l'appareil. Avantage : on cadre à 100 % et on bénéficie d'un panel conséquent d'informations pour assister sa prise de vue (réglages, grille, parfois histogramme, niveau électronique, etc.).

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L'écran est également supposé refléter exactement ce que sera la photo, en termes d'exposition comme de colorimétrie. Supposé seulement, parce que bien souvent ça n'est pas le cas : la luminosité peut être trompeuse, la colorimétrie hasardeuse. Si les constructeurs proposent aujourd'hui de superbes écrans (3.2 pouces et 2 359 000 pixels pour l'un des meilleurs APN Reflex du moment), le problème de la visibilité en plein soleil reste toujours d'actualité. Et la visée au bout de bras, appareil tendu devant soi, n'est pas franchement un modèle de confort et de stabilité. Ce problème de luminosité se retrouve particulièrement pour l'essentiel des compacts, qui ne sont pas dotés de système de visée.

Deux cas particuliers existent : les écrans articulés et ceux tactiles. L'articulation est un petit plus, puisqu'il permet de trouver des angles de cadrage qu'un écran fixe n'autorise pas forcément. Néanmoins, cela demandera une certaine maîtrise et de nombreuses heures de pratique pour pouvoir cadrer à l'endroit ce que l'écran affiche à l'envers. De plus en plus d'appareils disposent de cette articulation. Pour ce qui est des écrans tactiles, c'est histoire de goût. Il est possible sur de nombreux appareils d'effectuer les réglages directement via l'écran LCD mais les puristes n'aiment pas. Cela peut avoir un aspect pratique mais les véritables experts et professionnels préfèrent le réglage à l'ancienne. Pensez néanmoins à protéger votre écran LCD, dans tous les cas, et plus encore si votre APN est doté d'un LCD tactile.

  • Reflex
C'est le nom de la visée qui donne aujourd'hui, par raccourci, l'appellation de l'appareil. Le nom « Reflex » vient de la conception même de ce type d'appareil photo, où l'objectif joue un triple rôle : calculer la mesure d'exposition pour permettre à l'utilisateur de réussir sa photo, amener la lumière vers le capteur pour la prise de vue finale et produire l'image issue de la visée. Dans le cadre de la visée, la lumière - qui passe par l'objectif dans tous les cas - est renvoyée dans le viseur grâce à un miroir et un prisme (ou plusieurs miroirs). Cette méthode permet à l'utilisateur de voir exactement et en temps réel ce qu'il photographie (avec une couverture du cadrage plus ou moins proche de 100 % selon l'appareil). Cette visée est aussi appelée TTL (pour Through The Lens).

La taille du viseur, le facteur de grossissement et la luminosité sont les trois facteurs à surveiller, qui s'améliorent en même temps qu'on monte en gamme. La visée reflex est rapide, agréable et utilisable en toutes circonstances. Mais elle occasionne un encombrement supplémentaire (dû au prisme), fait du bruit (lorsque le miroir se lève puis s'abaisse au moment du déclenchement) et sale la facture. Et comme c'est un élément purement optique, elle ne donne aucune information sur comment le capteur, élément numérique, rendra la photo. Un mauvais réglage de balance des blancs ne se verra pas dans le viseur, par exemple.

La majorité des écrans LCD permet néanmoins aujourd'hui d'avoir un aperçu du résultat final en fonction des réglages : il suffit donc d'activer le LCD avec les valeurs choisies et vérifier. Si vous choisissez de modifier les réglages pour diverses raisons, l'écran LCD ne s'actualise pas automatiquement.

  • Electronique
C'est un mix de visée reflex et d'écran LCD. Pour être plus précis, c'est une visée TTL où le jeu de prisme + miroirs est remplacé par un écran LCD logé dans le viseur. L'idée étant de concilier le confort de la visée reflex avec le rendu de l'écran LCD et sans l'encombrement du reflex. C'est traditionnellement la visée qu'on trouve sur les bridges. Les appareils compacts à être dotés de ce système de visée restent rares.

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Les constructeurs ont majoritairement abandonné l'idée des viseurs optiques « trous de serrure », tellement petits qu'il était difficile de les utiliser. Jadis, ces EVF (Electronic View Finder) souffraient d'une définition quelconque et d'un rafraîchissement trop lent pour éviter les saccades d'affichage. Ils sont aujourd'hui beaucoup plus performants et lisibles : jusqu'à 1,4 million de pixels dans le viseur !

Au point où depuis quelques temps, la visée électronique a gagné toute une famille de reflex Sony, dits SLT (Single Lense Translucent) à miroir semi-translucide. Quelques points négatifs demeurent : ils sont généralement plus petits que les viseurs de reflex (en particulier sur les bridges) et ils engendrent une surconsommation électrique. Le fameux Leica Q (Typ 116) est doté d'un système de visée électronique et d'un de 3 pouces pour 1 040 000 pixels.

C'est en partie une question de goûts et d'habitudes mais clairement, quelqu'un qui souhaite s'adonner aux joies de la photo aura tout intérêt à privilégier les visées plus précises que sont celles reflex et électroniques.

Le capteur



Votre capteur est la pièce maîtresse de tout appareil avec l'objectif : c'est lui qui capte la lumière, et la photographie est une affaire de lumière. Nous devons associer le capteur numérique à la pellicule des appareils photos argentiques -qui revient à la mode aujourd'hui. A cette époque pas si lointaine, la photographie était captée sur une pellicule, dont le format exposé était de 24x36 mm (ce qui donne par extension un rapport hauteur/largeur de 1,5, d'où le format photo papier de 10x15 cm).

Aujourd'hui, les capteurs des APN sont équipés de photosites - des cellules photo-électriques qui s'activent avec une exposition à la lumière. Le capteur, toujours plus performant, est la pièce essentielle de votre APN. Sans lui, vous ne pourriez pas faire de photo numérique.

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Trois paramètres sont à observer :
  • Le type : il peut être CMOS, CCD (DTC en Français) ou CMOS rétro-exposé (dits CMOS BSI pour Back-Side Illumation). Ces CMOS BSI, lancés en 2006, sont des capteurs dont la quantité de lumière reçue est triplée par rapport à un capteur CMOS basique. Aujourd'hui, les CMOS BSI équipent la plus grande partie des appareils du marché, et à juste titre puisque ce sont les capteurs qui gèrent le mieux les hautes sensibilités tout en étant aussi les plus rapides. Privilégiez donc ces capteurs sur les compacts, même s'ils sont très nombreux encore à être équipés en CCD/DTC, dont le coût de production est moindre. Côté hybride et reflex, on trouve aujourd'hui quasi exclusivement du CMOS. Le CCD/DTC a un effet pervers : l'image est rapidement détériorée en fonction de l'augmentation de la température. Le bruit électronique parasite double tous les 6 à 8 °C. Elle aura néanmoins valu aux inventeurs le Prix Nobel de Physique de 2009 pour cette invention remontant à 1969.
  • La taille : ce critère est le plus important de tous ! Par taille, on entend dimension physique du composant. Elle est généralement notée par un ratio 1/x qui se mesure en pouces et décrit la diagonale du cercle d'image, plus grande que celle du capteur (qui n'en occupe en général que les 2/3). Les capteurs de type 1/2,3'' (6,1 x 4,5 mm) et inférieurs sont ceux que l'on trouve dans la plupart des compacts et bridges. Les compacts experts peuvent eux recevoir des capteurs de 1/1,7'' (7,4 x 5,6 mm) voire 2/3'' (8,8 x 6,6 mm). Ceux dits à grand capteur commencent à 1'' (13,2 x 8,8 mm), puis 1,5'' (18,7 x 14 mm) sur le G1X de Canon, jusqu'à l'APS-C (23,4 x 15,6 mm environ). Même chose en hybride, où on démarre de 1'' (série hybride Nikon 1) jusqu'au format plein format (24 X 36 mm) de Sony, en passant par le format Micro 4/3 de Panasonic et Olympus (17,3 x 13 mm). Enfin l'univers des reflex est peuplé de capteur APS-C jusqu'au plein format, comme l'ancêtre argentique. La taille est déterminante dans trois domaines fondamentaux : la profondeur de champ, la dynamique et la propreté du signal, notamment dans les hautes sensibilités. De manière générale, nous pourrions dire que plus le capteur est grand, mieux c'est. Mais ne généralisons pas : tout dépend de votre pratique de la photographie. C'est à partir de 1'' que la différence se voit vraiment. On peut alors avoir une profondeur de champ plus courte (premier plan net, arrière-plan flou), une dynamique accrue (capacité à enregistrer un maximum d'informations et dans les zones d'ombre et dans celles lumineuses) et une image très propre quand la lumière ambiante est faible, sans utiliser de flash (un conseil par ailleurs : n'utilisez jamais le flash en faible lumière ou en soirée, à moins de maîtrisez votre flash : le résultat est toujours affreux sur les peaux, sur les yeux y compris sur les paysages car votre flash intégré n'illumine qu'à quelques dizaines de centimètres au mieux). En revanche, qui dit capteur plus gros dit optique et donc appareil plus volumineux. C'est pour ça qu'on ne peut raisonnablement pas concevoir un zoom 30 X sur un reflex en APS-C sans construire un bazooka... Sur les appareils à grand capteur, les optiques sont ainsi limitées à une amplitude de 3 X en moyenne. Le record noté aujourd'hui est de 25 X, avec un objectif transtandard 16-400 mm f/3.5 -6.3 de chez Tamron. Néanmoins, une plage focale aussi large aura forcément des inconvénients de détérioration d'image. Les objectifs en focale fixe sont réputés pour produire de meilleures images (50 mm f/1.8 par exemple).
  • La résolution : c'est la quantité de pixels que contient le capteur, qu'on compte en dizaines de millions (chez Clubic, nous avons pris l'habitude de la noter Mpx). Ce qu'il faut bien avoir à l'esprit, c'est que pour 90 à 99% des utilisateurs de compacts, une résolution de plus de 10 Mpx (et encore pour être généreux) ne sert à rien, voire est un handicap. Or la plupart des compacts dépassent allègrement les 14, 16 voire 20 Mpx ! Une forte résolution sert à capturer davantage de détails d'une scène, ce qui in fine permet soit des recadrages importants, soit des tirages très grands formats. Mais surtout pour bien alimenter tous ces pixels en lumière, il faut un très bon objectif, ce que de rares compacts possèdent. Ensuite, ces appareils ont des capteurs de petites dimensions, qui se comportent d'autant plus mal dans les hautes sensibilités qu'on les gave des pixels. Enfin, grosse résolution rime avec poids supérieur de fichier et ralentissement de l'appareil. La problématique est la même pour les reflex, sauf qu'avec une utilisation potentiellement plus poussée, des objectifs de meilleure qualité et des capteurs plus gros, 20 Mpx ou plus n'est pas forcément dénué de sens. Le très récent et largement plébiscité Nikon D850 offre une résolution de 45,7 Mpx, ce qui ne laisse plus aucune place à la moindre erreur. Avec de telles résolutions, l'objectif de qualité est absolument indispensable. En tout cas, ne prenez jamais la résolution comme un argument décisif dans le choix d'un appareil !


L'objectif



C'est l'autre pièce maîtresse de l'appareil photo, formant un tandem indissociable avec le capteur. L'objectif -que l'on appelle parfois zoom à tort- va être caractérisé principalement par la plage de focales qu'il couvre, sa luminosité (ses ouvertures maximum) et son éventuelle stabilisation.

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  • La focale
Elle se mesure en millimètres et indique l'angle qui sera embrassé. Pour éviter toute confusion, on se réfère toujours à la focale « équivalente à celle d'un capteur 24x36 mm », la taille de capteur qui sert de référence. Plus la focale est petite, plus l'angle est grand. À 28 mm et en dessous, on parle de grand angle. Au-delà de 100 mm, on passe sur du téléobjectif. L'écart entre la plus petite et la plus grande focale que couvre un zoom constitue la plage de focales, le ratio 10x par exemple signifie alors que la première est 10 fois plus courte que la seconde. Plus ce ratio est grand, plus l'appareil est dit polyvalent, parce qu'il pourra photographier des scènes proches avec très peu de recul comme des scènes très éloignées. Aujourd'hui, certains compacts atteignent un ratio de 30x, atteignent les 60 X (le Panasonic Lumix FZ82) !

Comme pour les résolutions exorbitantes, nous serions tentés de dire : « A quoi ça sert ? » La réponse est dans la question... Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il existe certaines focales clés pour des usages donnés. Le grand angle pour des paysages, de la photo d'intérieur ou des scènes urbaines, le 35 mm pour une forme de polycalence (portrait large, scènes urbaines, paysages), de 50 à 80 mm pour faire du portrait plus ou moins serré et de la macro, et au-delà pour de l'animalier, du graphisme (en isolant des détails avec tassement des perspectives) ou de la photo de sport.

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Néanmoins, dans la pratique, il est intéressant d'utiliser n'importe quel objectif pour faire n'importe quel type de photos. Certains photographes n'hésitent pas à se mettre des contraintes particulières, en shootant des paysages ou des photos d'architecture au 300 mm. Les photographes chevronnés tendent à se spécialiser dans certains domaines plus à leurs goûts que d'autres, et partent alors sur du reflex avec deux ou trois objectifs qui couvrent leurs besoins. C'est plus coûteux, mais nettement plus qualitatif. Car le dicton « qui peut le plus peut le moins » se fait au détriment de la qualité d'image en photo. Le must quand on est fixé consiste donc à travailler avec des focales fixes, c'est-à-dire sans zoom.

Notez que pour faire de la macro, seul un reflex avec un objectif dédié macro (ratio de 1:1, c'est-à-dire que la portion cadrée fait la même taille sur le capteur) donne de véritables résultats. Les compacts annoncent tous une prise de vue macro à quelques centimètres, mais c'est en fait de loin, avec un téléobjectif macro qu'on réalise les plus beaux clichés. Parce que collé à son sujet, l'appareil fait de l'ombre et le sujet, s'il est vivant (insecte ou animal), prend peur ! Il existe également quelques astuces qui peuvent permettre de dépenser moins... pour créer davantage et à moindre coût.

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  • La luminosité
La notion de luminosité est liée à la capacité du diaphragme de l'objectif de s'ouvrir plus ou moins grand. On parle donc d'ouverture, qui se note f: ou f/ accompagnée d'un chiffre. Plus ce dernier est petit, plus l'ouverture est grande, plus il sera lumineux, plus il sera rapide. L'ouverture n'a de réel impact que sur certains compacts avancés qui ouvrent à moins de f:2,8, avec un capteur un peu plus grand que la moyenne. Sur les autres compacts, les valeurs d'ouverture, au grand angle comme au téléobjectif, sont peu ou prou toutes les mêmes, quelconques.

Une grande ouverture permettra à l'appareil de capter plus de lumière donc d'atteindre des temps de pose plus rapides pour une lumière ambiante donnée. C'est particulièrement appréciable en intérieur, de nuit ou pour des photos de concert par exemple. Cette notion de luminosité est très intrinsèquement liée à deux notions essentielles : la vitesse et la profondeur de champ. Plus le diaphragme a la capacité d'être ouvert (f/1.8 ou f/1.4 voire plus encore dans des cas extrêmes et très coûteux), plus un objectif est lumineux, plus il sera rapide et plus il permettra de fixer un mouvement. En outre, une grande ouverture permet une meilleure gestion du flou. Un diaphragme à pleine ouverture aura une plage de netteté réduite, donc une forte zone de flou. C'est de cette manière que vous pourrez avoir un joli flou d'avant ou d'arrière-plan.

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  • La stabilisation
Il existe trois procédés de stabilisation. Numérique (à proscrire), mécanique (pas mal) et optique (le meilleur). La stabilisation consiste à rendre mobiles des éléments de l'appareil (le capteur pour celle mécanique, une lentille de l'objectif pour celle optique) de sorte à compenser les tremblements du photographe, notamment sur les poses longues ou les photos prises au téléobjectif à mains levées (le téléobjectif allongeant les temps de pose). Sur un compact à zoom puissant, c'est un incontournable !

Avec un reflex, tout dépend des focales visées. Un zoom grand-angle 17-35 mm ne sera jamais stabilisé. Notez que certains boîtiers intègrent une stabilisation de capteur qui s'applique alors à tout objectif monté.

Nota bene : les utilisateurs qui seront tentés d'opter pour un reflex doivent savoir que chaque marque utilise sa propre monture. Pour faire simple, il s'agit de la vis de fixation de l'objectif sur le boîtier (EF chez Canon, F chez Nikon, A chez Sony, K chez Pentax...). Il faut donc quand on veut effectuer cette transition explorer les parcs d'objectifs proposés par chaque constructeur avant de choisir son boîtier. Et éventuellement voir s'il n'y a pas de vieux objectifs récupérables à droite à gauche. En d'autres termes, un objectif Nikon ne s'adaptera pas sur un boîtier Canon, et inversement pour toutes les marques.

Une monture c'est un peu comme une écurie de Formule 1. Une fois qu'on a investi dans plusieurs objectifs, il devient délicat de changer de marque de boîtier... Enfin, il existe un vrai marché de l'occasion pour les objectifs, avec de bonnes affaires à la clé.

La sensibilité



La sensibilité est un paramètre artificiel qui va doper les pixels du capteur pour les rendre plus sensibles à la lumière, afin de maintenir des temps de pose rapides quand la luminosité baisse. Elle se mesure en ISO. Chaque fois que l'on double la sensibilité ISO, cela équivaut à doubler la quantité de lumière reçue par le capteur. Cela permet donc de diviser la vitesse d'obturation par deux et d'obtenir des images plus nettes, diminuant par conséquent le flou de mouvement.

Plus on monte en sensibilité, plus l'appareil peut faire face à l'obscurité, mais aussi plus la qualité d'image va se dégrader. Toute amplification de signal électrique génère des parasites. C'est comme en audio lorsqu'on pousse un ampli, le son chuinte et fini par distordre. En argentique déjà, la pellicule était plus ou moins sensible à la lumière. Pour simplifier, on parlait alors de sensibilité ASA.

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Ceux qui photographient par conditions difficiles (photos de soirées, d'intérieur, de concerts, de paysages nocturnes...) devront particulièrement prêter attention à ce paramètre. Et dès lors savoir que les compacts ne sont globalement pas très doués dans ce domaine (800 ISO maximum généralement), sauf le haut du pavé. Encore une fois, ça tient essentiellement à la dimension du capteur. Et ce n'est pas le flash, frontal et sous-dimensionné, qui va aider à produire de belles images...

Ce conseil sera répété une seconde fois dans ce guide : ne flashez jamais en condition de basse lumière. Le flash ne servira à rien et rendra votre photographie de basse qualité. Avec un hybride ou un reflex, c'est autre chose ! Sur un boîtier débutant ou amateur, on monte aisément à 800 ISO sans dégradation de l'image, voire au-delà sans se soucier de la qualité des résultats. Sur des boîtiers experts, pro et haut-de-gamme, le bruit devient un sérieux problème à partir de 3 200 voire 6 400 ISO.


La réactivité



Il y a deux types de réactivité : celle de l'appareil (temps d'allumage, délai entre deux images, fluidité des opérations dans le menu, recyclage du flash, etc...) et celle de la mise au point (vitesse de l'autofocus). Dans un exercice professionnel, il peut être très intéressant de pouvoir déclencher plusieurs fois par seconde et les constructeurs tendent à chercher à augmenter ce nombre de déclenchements.

Dans tous les cas, les reflex dépassent de très loin leurs petits semblables, y compris les hybrides. Certains compacts (de polyvalents à experts) parviennent à offrir une bonne réactivité d'appareil, suffisante pour un usage bloc-notes ou photos prises sur le vif. Idem pour les hybrides.

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Mais dès qu'on rentre dans des considérations de photos de sport, seuls les reflex proposent la nervosité attendue pour photographier confortablement. La différence tient dans le mode de mesure de la mise au point, par détection de contraste sur les compacts, bridges et hybrides, qui ne fait pas le poids par rapport à la détection de phase des reflex. Là aussi, le nombre de points AF a tendance à augmenter avec l'élévation dans la gamme : une meilleure réactivité de l'autofocus se paie forcément.

L'encombrement



Attention, cette donnée n'est pas à sous-estimer ! On n'imagine pas à quel point le poids et les dimensions d'un produit peuvent vite devenir une vraie contrainte. L'utilisateur qui souhaite s'équiper d'un reflex comme seul appareil pour tout photographier (essais artistiques, vacances, soirées, etc.) au quotidien doit savoir que transporter son matériel partout avec soi exige une motivation sans faille, qui peut être là au début, mais risque de faiblir à la longue. C'est encore plus vrai quand on s'exerce avec plusieurs objectifs et pourquoi pas un flash. Avec à terme l'écueil du boîtier qu'on laisse au placard par flemme.

Sachez par ailleurs qu'un reflex n'est pas très discret, tant visuellement qu'acoustiquement. Quand on photographie des gens à leur insu, ou du moins sans leur demander leur autorisation, ça passe nettement moins bien avec un reflex qu'avec un petit appareil. Oui, le reflex, à plus fort titre s'il est grippé, a quelque chose d'oppressant pour le(s) sujet(s).

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Et si on prend le problème dans l'autre sens, la disponibilité immédiate et permanente d'un appareil photo peut nourrir une certaine créativité, ou du moins combler un opportunisme photographique qu'il ne faut pas négliger. Tout dépend bien sûr de la démarche de chacun. Il y a un peu de vécu dans ces propos, si ça peut aider...

D'où l'intérêt du multi-équipement, qui permet de scinder les utilisations avec deux appareils adaptés (ou plus). Un reflex et un petit compact bloc note, un compact polyvalent et un modèle étanche (le pack spécial vacances), etc.

Enfin, pour les utilisateurs de reflex : ne négligez pas la besace que vous allez utiliser pour transporter votre matériel. Un sac mal étudié fait mal au dos, protège plus ou moins bien son contenu et donne un accès variablement aisé au boîtier. Ça paraît anecdotique, mais ça ne l'est pas...

L'ergonomie



Prise en main de l'appareil, présence de touches de raccourcis, possibilité de personnalisation des boutons, visibilité de l'écran, qualité de l'interface sont autant de critères sur lesquels un photographe averti cherchera son bonheur. Et ça n'est pas avec la famille des compacts experts (éventuellement quelques appareils dits polyvalents) qu'il le trouvera...

Un appareil qui donne de bons résultats, mais qui s'avère pénible à utiliser restera un appareil pénible. Même si on s'habitue à tout. Parce que l'ergonomie qu'il procure va permettre au photographe d'arriver plus ou moins vite et facilement à ses fins, un critère de temps qui aura nécessairement un impact sur le résultat final.

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La miniaturisation est dans ce domaine assez pénalisante, sauf à ne laisser qu'un déclencheur et une manette de zoom pour un compact point and shoot.

A l'inverse, un reflex second de gamme et plus constitue ce qu'il se fait de plus stable, confortable, pratique et personnalisable. Nous précisions bien second de gamme et plus parce que l'entrée de gamme reflex est souvent très dépouillée au niveau des commandes.

Il faut alors passer sur le modèle au-dessus pour retrouver tous les détails qui vont bien : une molette de réglages à l'avant, une autre à l'arrière et un écran de contrôle sur le dessus du boîtier.

L'évolutivité



À part des convertisseurs d'angle (grand angle ou télé) qui donnent des résultats variables, sachez-le, un appareil photo compact ne présente aucune évolutivité. Quelques modèles experts et bridges dotés d'une griffe porte-flash pourront vous permettre d'explorer d'autres sentiers mais les possibilités restent limitées.

Mais tout cela n'est rien à côté de l'évolutivité d'un hybride, et surtout d'un reflex.
Grip de batteries, large choix de flashs, micro (la griffe-flash étant de plus en plus souvent griffe porte-accessoires), module GPS, module de synchro, déclencheur distant, multiples filtres (colorés, polarisants, UV, gris neutre...) et bien sûr, un parc conséquent d'objectifs, très variés côté reflex.

Les hybrides plus récents et dotés d'une monture spécifique n'ont encore que peu de choix en matière d'objectifs dédiés, puisque ce marché est tout juste naissant. Mais il existe des bagues adaptatrices sur certains modèles permettant de monter à peu près tout, généralement en perdant l'autofocus (la mise au point automatique).

Sur les reflex, en particulier chez Canon et Nikon, le parc d'objectifs est massif. On trouve de tout, du fisheye (photo circulaire à 180°) au super téléobjectif (jusqu'à 800 mm) en passant par des zooms courts ou longs, des focales fixes lumineuses, des optiques macro et des objectifs à décentrement. De quoi couvrir tous les besoins, avec une qualité incomparablement supérieure.

LE bémol en revanche, c'est que tout ça à un coût, qui peut devenir monumental si vos exigences vous orientent vers des objectifs « pro », régulièrement à 2 000 € pièce, voire plus ! N'oublions pas les marques dédiées à l'optique, qui produisent aujourd'hui des objectifs de qualité et plus abordables, tels que Sigma ou Tamron.

Les fonctionnalités



Outre les modes panorama ou photo de nuit à mains levées qui font fureur en ce moment, et c'est au passage mérité, la fonctionnalité assez décisive aujourd'hui c'est la vidéo. Et pour le coup, sauf à opter pour quelques onéreux reflex de référence, c'est du côté des hybrides, bridges et de certains compacts qu'on trouve le plus de belles choses à des prix raisonnables. En partie parce que la mise au point par détection de contraste s'avère plus efficace en vidéo.

Plusieurs modèles proposent de filmer en 4k, voire en 8k. A noter : si vous tombez sur un compact qui filme en 720 px, fuyez-le. Le Leica Q (Typ 116) filme en full HD (1 920 x 1 08 px) mais a l'inconvénient de ne pouvoir dépasser les 20 minutes de film. Nul n'est parfait. N'oublions pas néanmoins que les Réflex se sont considérablement améliorés à ce sujet, et ce depuis une dizaine d'années.

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Le GPS tend à se démocratiser sur les compacts polyvalents orientés voyage, mais aussi des fonctionnalités sans fil via Wi-Fi, notamment chez Samsung. Notez que la plupart des utilisateurs de compacts se contentent du mode tout automatique, qui convient dans la plupart des situations. Trop de fonctions et de réglages tendent à faire peur et à complexifier les interfaces. Prudence donc si vous êtes néophytes : ne partez pas d'emblée sur un compact expert ou un gros reflex.

Pour les photographes amateurs ou ceux désireux de se former à la pratique, il est important de disposer de modes débrayables A (priorité ouverture), S (priorité vitesse) ou M (tout manuel). D'autres réglages comme le bracketing, la puissance du flash, la balance des blancs, la mesure d'exposition ou la mise au point manuelle seront également appréciables pour explorer les arcanes de la photo.

Et l'accès au format RAW (brut, non compressé) permettra aux photographes les plus pointilleux de post-traiter dans les meilleures conditions qui soient. A noter que le développement des formats RAW se passe par des logiciels spécialisés dont l'achat de licence peut représenter un surcoût non négligeable.

Evidemment, n'oublions pas d'évoquer la connectivité des appareils photos. La quasi-totalité des boîtiers récents disposent d'une connexion Wifi. Les photos peuvent ainsi se télécharger directement sur votre ordinateur ou sur votre support de stockage à l'aide des logiciels fournis lors de l'achat.

Autre fonctionnalité de plus en plus appréciée, le pilotage de l'APN via le mode de communication NFC ou les systèmes en Bluetooth, qui relient un smartphone à l'appareil photo (Camera Connect de Canon, SnapBridge de Nikon, etc.). Même si ces fonctionnalités rebuteront de nombreux professionnels, elles présentent l'intérêt de pouvoir partager sans attendre ses photos sur les réseaux sociaux ou autres sites web.

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Car, oui, notre rapport à la photographie a beaucoup évolué ces dernières années avec l'arrivée des smartphones. Nous évoquerons cette particularité dans une partie dédiée ultérieure.

Cas particuliers : les hybrides, les smartphones



Les hybrides



Ils sont nés dans le but de concilier compacité (boîtier au format compact) et qualité d'image (capteur de reflex). Sur le papier, ça ressemble bien au meilleur compromis imaginable. Ces appareils sont en effet beaucoup plus petits que leurs ainés reflex et ils sont capables de résultats nettement plus qualitatifs que leurs cadets compacts.

Ils peuvent ainsi séduire les utilisateurs de compacts ou bridges cherchant quelque chose de plus performant sans s'encombrer d'un reflex, tout comme les utilisateurs de reflex voulant un appareil plus transportable et discret sans tomber dans la qualité d'image assez uniformément moyenne des compacts.

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Les dernières générations d'hybride offrent parfois des capacités supérieures, en termes de qualité d'image et de rendu final, aux boîtiers Réflex entrée de gamme. Certains hybrides haut de gamme sont même équipés du capteur plein format 24 x 36 mm et résistent parfaitement aux conditions de basse luminosité (haute sensibilité ISO).

Oui, mais il reste des contre-indications :
  • La taille : si le boîtier est souvent très petit, les objectifs que l'on greffe dessus, et notamment les zooms, sont eux assez volumineux. Surtout sur les hybrides qui utilisent un capteur APS-C. Selon la configuration choisie, l'appareil ne se glissera pas dans une poche comme un compact. Les constructeurs d'hybrides proposent tous des focales fixes très fines, mais c'est alors une autre utilisation qui se profile, il faut en avoir conscience...
  • Les objectifs : en janvier 2018, le constructeur Olympus dispose d'un parc de 25 objectifs dédiés à la pratique hybride, avec plusieurs gammes (dont une gamme professionnelle). De leur côté, Nikon propose 13 références d'objectifs pour sa famille d'hybrides quand Canon en propose 7, et une bague d'adaptation pour les objectifs Réflex EOS M. Sony voit loin et met à la disposition de ses clients un parc d'une soixantaine d'objectifs. Pour finir, le constructeur Panasonic dévoile 27 objectifs spécialisés. Notons qu'Olympus et Panasonic proposent la même monture. Le parc d'objectifs pour hybrides permet désormais à chacun de laisser parler sa créativité. Et selon l'optique montée, beaucoup plus grosse qu'une optique dédiée équivalente, l'hybride deviendra aussi encombrant qu'un reflex... en moins agréable à manipuler. Par ailleurs, qui dit objectifs interchangeables dit logistique (dès qu'on en a plusieurs), contrainte (quand on change d'objectif pour accéder à d'autres focales) et poussières (à chaque changement).
  • Le coût : un boîtier hybride coûte le prix d'un reflex d'entrée de gamme, voire beaucoup plus pour certains hybrides haut de gamme. Le fameux Sony A7 II, consacré par de nombreuses critiques comme le meilleur hybride à ce jour, est équipé d'un capteur plein format. Il est affiché au prix de 1 400 € environ. Et les objectifs viennent copieusement grever le budget : comptez au bas mot 200 € pièce, souvent 300 à 500 €, et parfois jusqu'à 1 000 €. Il n'y a pas de haut de gamme aussi coûteux que dans les parcs d'optiques pour reflex mais tout de même !
  • L'ergonomie : le boîtier étant petit, on ne retrouve pas la bonne prise en main des reflex mais plutôt celle d'un compact expert. Des poignées, facilitant la prise en main, ont tendance à se développer mais elles sont très minoritaires dans le parc global. Mais ces poignées sont tellement anecdotiques que nous n'en parlerons pas davantage. Dans tous les cas, cette absence de poignées est un compromis à faire pour bénéficier d'un encombrement réduit. Mais il ne faut pas croire qu'un hybride peut totalement remplacer un reflex !


Les smartphones



Nous les avons évoqués à plusieurs reprises et pour cause : les smartphones ont désormais toute leur place quand on évoque des sujets autour de la photographie. Hé oui ! ils correspondent de manière parfaite aux nouveaux usages que l'on fait tous de la photo.

Est-ce à dire qu'ils répondent à un besoin ou que le besoin a été fabriqué de toutes pièces avec l'apparition des smartphones à la fin des années 2010 ? Nous ne pourrions répondre à cette question. Néanmoins, la certitude est que la technologie s'est fortement développée et améliorée ces dernières années.

Leur principale force, c'est une disponibilité incomparable. Dans l'absolu, il vaut mieux une photo de qualité moyenne mais dans la boîte que pas de photo du tout. Le smartphone est disponible, toujours à portée de mains. Il suffit de dégainer et shooter ce que l'on voit.

Mais, sur les smartphones à prix élevés, la qualité est vraiment étonnante. Evidemment, du fait de la miniaturisation de l'objet, il est compliqué de le doter de capteurs plein format, APS-C. D'autant qu'un smartphone est, désormais, souvent doté de deux capteurs, voire de trois : un ou deux sur l'arrière et un sur l'avant.

Le Samsung Galaxy Note 8, considéré comme l'un des meilleurs en photographie actuellement, est équipé d'un capteur frontal et deux capteurs photos dorsaux : un 1 /3.6 pouce de 12 Mpx et un 1 /2.55 pouce de 12 Mpx. Cette tendance, initiée en 2014 par HTC, se développe à toute vitesse en ce moment. Ces doubles capteurs dorsaux permettent de formidables effets au niveau de la profondeur de champ.

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Les effets de bokeh -flou d'arrière plan- sont désormais possibles avec un smartphone. Mais plus généralement, cette double monture permet d'obtenir de meilleurs détails sur les clichés et une perspective surprenante, car les deux images sont réassemblées par le logiciel interne.

Il convient d'y mettre le prix pour avoir des photographies de qualité mais des smartphones milieu de gamme, à 200 €, permettent d'avoir des clichés instantanés raisonnables. Et ils offrent évidemment l'atout majeur d'être hyper-connectés.

Leur deuxième atout tient évidemment à l'univers connecté du smartphone : sitôt photographié, sitôt publié. Ces deux points en font un outil redoutable pour produire de la photo d'humeur, celle qui inonde les réseaux sociaux. De très nombreuses applications ont été développées pour partager ses photos, de leur ajouter des filtres - Instagram en tête.

Les smartphones se positionnent désormais très clairement au-dessus de bon nombre de compacts entrée de gamme. Certains, haut de gamme, atteignent même le niveau et la qualité de certains Réflex bas de gamme, offrant en plus la garantie de presque toujours réussir ses photos.

Dernièrement, de nombreux modèles ont été équipés d'options pouvant approcher de réglages manuels -toute proportion gardée évidemment en regard de véritables réglages manuels que l'on peut retrouver sur les « véritables » APN.

De petits accessoires (des objectifs notamment) ont même été développés. Ils se clipsent directement sur l'ouverture du capteur. Ils n'offrent pas des clichés de qualité, mais on l'intérêt de booster là-encore la créativité des utilisateurs.

A noter que des professionnels de la photographie n'hésitent plus à sortir leur smartphone, dans certaines circonstances. Il existe même des formations à la photographie au smartphone, afin d'en tirer le meilleur.

A l'usage, ces clichés peuvent être imprimés sur un format standard 10x15cm sans trop de pixellisation.

Autre point fort des smartphones, leurs incroyables vidéos qui ont parfois un rendu exceptionnel avec un capteur aussi « minuscule ». Certains permettent même des effets d'accélération ou de ralenti assez bluffants. Le nerf de la guerre est, là aussi, le budget.

Nul doute que la qualité des photographies des smartphones sera encore améliorée avec le temps.

Résumé par profil d'utilisation



L'idée maintenant est de synthétiser tout ce qui vient d'être dit en fonction de différents profils d'utilisation, pour que chacun puisse s'orienter plus facilement vers le type d'appareil qui conviendrait le mieux.

Vous êtes un parfait débutant en photographie et ne souhaitez pas vous investir dans cette pratique ? Vous souhaitez pouvoir faire des photographies souvenir, dans de nombreuses situations à condition d'avoir votre AON sous la main ? Ce profil devrait vous conduire vers un compact d'entrée de gamme, à moins de 200 € dans quasiment tous les cas.

Si vous vous considérez également comme un débutant mais que vous souhaitez avoir de belles images dans de nombreuses situations, deux choix s'offrent à vous. A noter que la seconde solution vous permettra une réelle évolution si la pratique de la photographie vous plaît :
  • le compact expert, le compact à grand capteur voire un bridge de qualité si vous ne souhaitez pas vous encombrez d'objectifs ;
  • l'hybride ou le réflex, entrée de gamme, devraient vous convenir si vous êtes prêt à subir un encombrement plus ou moins conséquent.

Pour parer à toutes les situations, et pour sa polyvalence incontestable, le smartphone (milieu à haut de gamme) vous conviendra parfaitement. Les smartphones entrée de gamme ne disposent pas de capteurs d'assez bonne qualité pour pouvoir vous satisfaire de manière incontestable.

Si vous êtes un débutant qui souhaite apprendre la photographie et progresser dans sa pratique, le réflex d'entrée de gamme est le must ! Il est même très éclairé de prendre le moins cher de la gamme actuellement en vente. Accompagnez-le de 3 objectifs (un 18-55mm f/3.5-5.6, un 70-300 mm f/4-5.6 et une focale fixe 50 mm f/1.8) et vous serez paré pour toutes les situations. En vous débrouillant bien et en cherchant dans votre entourage des objectifs inutilisés, ou sur le marché de l'occasion, vous pouvez vous en sortir pour 600 à 700 €.

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Vous avez forcément une connaissance qui s'y connaît en photo : demandez-lui des conseils supplémentaires. N'oubliez pas que vous n'êtes pas obligés de tout acheter au même moment ! Pourquoi le choix du réflex au lieu de l'hybride ? Simplement car, si la pratique vous plaît, vous passerez au Réflex et vous devrez réinvestir dans un réflex et son lot d'objectifs qui ne s'adaptent pas sur les montures hybride.

Les hybrides et réflex milieu et haut de gamme vous dégoûteront de la photographie, si vous débutez tout juste. Leurs multiples fonctionnalités, les boutons avec lesquels il faudra sans cesse jongler, qu'il faudra paramétrer en fonction du moment, ne cadrent simplement pas avec votre pratique ! Cela vous permettra d'éviter de dépenser des milliers d'euros dans un appareil photo numérique qui restera au placard, jusqu'à ce que vous ne l'oubliiez.

Conclusion



Nous en avons fini avec ce guide, qui n'a aucune valeur de vérité absolue, mais simplement de tamis à interrogations. Il a pu ouvrir des portes, vous apporter des réponses mais également apporter d'autant plus d'interrogations que les technologies évoluent très vite et que des nouveautés inondent le marché de manière très régulière.

N'hésitez pas à vous renseigner plus encore afin de trouver toutes les réponses à ces questions qui vous bloquent encore dans votre achat. Il n'y a jamais une seule réponse aux questions que l'on se pose, le problème consiste donc à les départager. Il faut déjà se fixer un budget, avec une marge assez généreuse en prévision des accessoires à envisager (carte mémoire, housse ou sac de transports, filtres, etc.) et des éventuels revirements au moment de prendre la décision pour un modèle un cran au-dessus.

Et il faut également évacuer cette idée angoissante du « si je me trompe, c'est le drame » qui peut paralyser le cheminement de la réflexion. Vous avez 14 jours pour changer d'avis dans le code de la consommation (en cas d'achat sur Internet) et il reste le marché de l'occasion dans le pire des cas pour éviter d'y laisser trop de plumes.

Entre les compacts basiques et les reflex, il n'y aura pas d'hésitation. Le principal blocage se situe plus loin, entre compacts experts, compacts à grand capteur, bridges, hybrides et reflex. Les budgets serrés éviteront tout ce qui marche avec monture d'objectifs interchangeables : pour pleinement en profiter, il faut investir, il y a donc risque de frustration. Le critère de l'encombrement devra également peser dans la balance : un appareil que vous trouverez trop gros est un appareil qui aura des chances de rester au placard.

Reste l'important paramètre qualité d'image, qu'il est difficile de jauger quand on ne connait pas exactement quel type d'appareil produit quoi. Les reflex conservent là un léger avantage, mais ils sont talonnés désormais par des hybrides en plein essor et des compacts dont les capteurs tendent à s'agrandir.

Là, vous devrez vous poser la question de ce que vous voulez faire avec vos images : de la publication Web, des tirages, des agrandissements, des expos ? Votre créativité est la seule limite, et c'est en produisant et en se documentant que l'on booste sa créativité. Vous pouvez aujourd'hui parfaitement réaliser des œuvres d'art avec un simple smartphone. Qui l'eût cru, à peine une décennie en arrière ?!

Nous fermerons cette page en évoquant le retour en force de l'argentique dans les sphères professionnelles et/ou artistiques. La bonne vieille pellicule photo, que l'on croyait pourtant définitivement révolue, retrouve un public séduit par les nombreux avantages -mais aussi les inconvénients- qu'offrait cette pratique photographique pourtant jugée trop contraignante.

À l'image des platines vinyles, l'argentique pourrait bien, finalement, ne pas avoir dit son dernier mot.
Modifié le 18/01/2019 à 13h32
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