Preview du Ricoh Theta : l'appareil photo à 360°

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le 05 septembre 2013
 

Preview du Ricoh Theta : l'appareil photo à 360°

Alors que l'IFA vient de débuter, Ricoh nous a proposé, une semaine avant l'annonce qui intervient aujourd'hui, de prendre en mains sa toute nouvelle création. Il s'agit du Theta (prononcez "téta" et non pas "séta" avec le phonème anglais de "the"). À l'heure où nous écrivons ces lignes, les caractéristiques techniques fournies par le constructeur sont incomplètes, les fonctionnalités logicielles non définitives. Mais nous avons pu manipuler le Theta, le décortiquer à notre sauce, et une chose est sûre : faire des panoramas sphériques n'a jamais été aussi simple ! Récit de cette première prise de contact.

Mise à jour du 10 septembre : Rentrés du salon berlinois, l'IFA, où a été annoncé le Theta, nous avons mis a jour l'application Theta officiellement disponible sur les stores Apple et Google. Peu de changements à souligner, sauf la langue évidemment, un réglage d'exposition disponible quand on pilote le Theta depuis le smartphone (mais sans prévisualisation, c'est embêtant) et l'arrivée des options de partage sur Facebook, Twitter et Tumblr. Après inscription sur le site www.theta360.com, il est alors possible de poster ses plus belles panoramiques sur les réseaux sociaux précités. Ca donne alors ce genre de résultats. Dommage, il est impossible (pour l'heure du moins) d'intégrer le code embed à son site personnel.

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Un appareil à nul autre pareil, voilà ce qu'est le Theta. Il faut dire que son unique vocation est pour le moins ciblée : faire des panoramas sphériques. Un usage de niche, devenu à la mode à force d'accessoires (chez Pixeet ou Kogeto), d'applications (Photosynth, 360 Panorama, etc.) et de fonctions intégrées aux appareils photo et smartphones, qui voit aujourd'hui naître un appareil entièrement dédié. Certes, nous avions découvert le Tamaggo au CES en 2012, mais depuis silence radio... Ricoh va donc prendre les rênes de ce marché, un tantinet difficile à quantifier.



Description du Theta

Le Theta a l'apparence filiforme d'une petite télécommande à un bouton, plus deux sur la tranche (alimentation et Wi-Fi, tous étant assortis d'une LED). Un design inhabituel pour UN appareil photo, mais logique pour CET appareil photo. Dans la zone supérieure, et de part et d'autre du boîtier, deux lentilles sphériques se tournent le dos. Le communiqué de presse assez imprécis évoque « un double-objectif ultra-petit propriétaire ». Ça nous laisse sceptiques. Ne serait-ce pas plutôt un double capteur d'image ? CCD ou CMOS, les paris sont ouverts (le communiqué ne dit rien). Sous la base du Theta, une fixation trépied et le port micro USB ; sur la tête des orifices de haut-parleurs. La finition de l'objet est soignée, plastique blanc doux et cerclage d'aluminium brossé se mariant parfaitement bien.

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Utilisation et résultats

L'approche est enfantine : il suffit de mettre le Theta sous tension, de brandir l'objet comme voulu et d'appuyer sur le déclencheur. La première vue est prise en à peine plus de 2 s (depuis l'allumage de l'appareil), elles peuvent ensuite s'enchaîner de façon tout à fait fluide (1,5 im/s) et la latence au déclenchement n'est que de 0,2 s. Des chronos que nous incendierions en temps normal, mais qui s'avèrent amplement suffisants sur ce type d'appareil. Le Theta ne fait pas de mise au point, ses petits capteurs combinés au fish-eye rendent de toute manière la profondeur de champ infinie.

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Utilisé seul, le Theta enregistre les images dans la mémoire interne, sans qu'on puisse les consulter. C'est en tandem avec un smartphone que le dispositif révèle tout son potentiel. Ricoh nous a prêté un iPod Touch de dernière génération, avec l'application Ricoh Theta pré-installée (vu qu'on teste sous embargo, l'application n'est pas encore publique). La marche à suivre est tout aussi simple : on active le Wi-Fi du Theta en appuyant sur le bouton dédié, on connecte l'iPod au réseau émis par l'appareil photo et on lance l'application. Cette dernière permet de déclencher à distance, mais surtout de voir les panoramiques sphériques assemblées. L'iPod peut être tenu à la verticale comme à l'horizontale, l'affichage s'adapte. Et comment tenir le Theta d'ailleurs ? Idem, à la verticale ou à l'horizontale, mais si possible droit. Les prises en biais déforment le fichier jpg qui est alors inexploitable tel quel (même si ce n'est pas l'usage voulu de toute façon).

Conclusion


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Les designs de Ricoh sont peut-être un brin passe-partout en termes d'apparence, mais ils sont en revanche plutôt audacieux en matière de concept. Ce Theta le prouve, tout comme les modules interchangeables GXR, lentille plus capteur, qui ont visiblement inspiré les QX fraîchement annoncés par Sony. La promesse de Ricoh, proposer un appareil qui sache faire des panoramas sphériques le plus simplement du monde, est entièrement tenue. Ce avec une qualité de résultats tout à fait satisfaisante, même si des points pourraient être améliorés (résolution, bruit numérique, dynamique). Mais les raccords sont parfaits, c'est là l'essentiel.

Restera à voir quelles possibilités Ricoh offrira dans les versions définitives de ses applications et de son firmware, en termes de partage, d'édition et de création. Enfin, sur la première mouture de cet article, avant que Ricoh ne communique le prix du Theta, nous écrivions ceci : « Et bien sûr, il demeure la question du prix, encore inconnu à cette heure. Parce que le Theta ne fait que des panoramiques sphériques : une hyper-spécialisation qui limite l'usage, donc contraint Ricoh à un positionnement tarifaire raisonnable pour espérer rencontrer le succès. Et ne pas devenir un « thetard mouillé »... » À 399 €, il est à craindre que l'on se dirige davantage vers la deuxième option.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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