A Stanford, on sait « refocaliser » les images

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Le 23 novembre 2005
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Des chercheurs de l'université de Stanford (Californie), viennent de réaliser un prototype d'appareil atypique. Cet appareil, un Contax 645, a été équipé d'un dos Megavision FB4040 de 16 millions de pixels « bricolé ». Cette équipe est parvenue avec lui à un résultat vraiment intéressant : permettre de modifier la mise au point après la prise de vue. L'appareil photo dont ils se sont servis, qualifié de « plénoptique », dispose d'une série de lentilles intercalées entre l'objectif normal et le capteur. Chacune de ces lentilles mesure la quantité de lumière qui arrive le long des différents rayons, et permet ainsi d'imaginer leur prolongement si les réglages au moment de la prise de vue avaient été différents.

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En prolongeant les rayons lumineux, on peut modifier après coup la mise au point.


Il est ainsi possible notamment de « refocaliser » l'image, sans avoir à réduire l'ouverture. L'avantage est alors double : on peut augmenter la profondeur de champ en évitant les conséquences « indésirables » d'une petite ouverture, à savoir, exposition longue (difficile à tenir à main levée) et montée du bruit numérique. Autant de bénéfices que les amateurs de macrophotographie notamment (confrontés à une profondeur de champ souvent trop courte, et ne pouvant pas adopter une petite ouverture qui allongerait leur temps de pose), risquent d'être impatients de pouvoir exploiter.

L'étude complète est accessible depuis ce lien, et des visuels sur cette page et des vidéos sur celle-ci.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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