Quantum Break : entre jeu vidéo et série télé, la déroutante expérience de Remedy

01 avril 2016 à 10h18
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Un gameplay intéressant...

Commençons par ce qui intéresse forcément en premier dans un jeu : son gameplay. Celui de Quantum Break mélange combats, exploration et plateforme, le tout étant conditionné par les pouvoirs temporels de Jack Joyce. Ceux-ci se déclinent en plusieurs propositions : la possibilité d'accélérer ou ralentir le temps, de se protéger des ennemis avec un bouclier temporel, de les figer un court instant, ou encore, de voir à travers les murs (un peu sans rapport avec le reste). Des pouvoirs utiles durant les combats, même si ce sont finalement les traditionnelles armes à feu qui viennent à bout des ennemis.

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Un combat réussi s'avère être la somme des deux : une bonne gestion des armes à feu, combinée à une maîtrise des pouvoirs qui gagnent en puissance tout au long du jeu, permet de sortir des nombreux gunfights sans trop de problème. Il en va de même pour les phases de plateforme : Jack doit évoluer dans un environnement au temps détraqué, où les « bugs temporels » nécessitent une utilisation des pouvoirs avec un timing précis pour traverser les zones sans encombres.

... mais pas vraiment original

Les joueurs ayant déjà touché aux précédents jeux de Remedy ne sont pas vraiment déroutés par le gameplay, qui s'avère finalement être la somme de ce que proposait Max Payne et Alan Wake. La première fois que l'on voit Jack plonger sur le côté au ralenti, tout en tirant sur un ennemi, on pense forcément au fameux bullet time devenu un classique depuis le premier Max Payne. Quant à Alan Wake, on le retrouve dans la combinaison des pouvoirs et des armes à feu : l'écrivain devait, de son côté, composer avec la lampe de poche capable de ralentir ses ennemis, tandis que son pistolet était essentiel pour les achever.

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On perçoit également des traces d'Alan Wake dans le côté exploration, très présent dans Quantum Break. Chaque chapitre contient un lot important d'objets et documents à lire, ce qui contribue à étoffer l'histoire, tout en développant la durée de vie à travers l'aspect « collection ». Il y a d'ailleurs un côté très « méta », qui ne manquera pas d'interpeller les fans des jeux du studio finlandais.

Remedy exploite donc ici, plus que jamais, un savoir-faire déjà bien développé dans les précédents jeux. Sachant que c'était déjà une réussite dans Max Payne 1 et 2 ainsi que dans Alan Wake, le résultat s'avère convaincant. Oui, mais... on était en droit d'espérer un peu plus de la part du studio, qui livre finalement un gameplay relativement conventionnel et attendu, misant par ailleurs sur le classique déblocage de la puissance des pouvoirs en collectant des Chronons tout au long des niveaux. Pour peu qu'on s'attarde sur ce point, on devient vite très puissant et on roule littéralement sur les ennemis.

Le sentiment qui prédomine ici, c'est que Remedy ne voulait pas nécessairement mettre l'accent sur cette partie du jeu. La seconde partie, celle qui se concentre sur la narration, les choix et l'aspect « série », est-elle la vraie révélation de Quantum Break ? C'est en tout cas la plus intrigante.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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