I, Dracula Genesis : un roguelite twin stick shooter du feu de dieu !

Nerces
Spécialiste Hardware et Gaming
09 juin 2020 à 17h01
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Afin de ne plus nécessairement attendre la sortie du jeu pour vous parler d'un projet qui nous tient particulièrement à cœur, Access Granted viendra évoquer le cas de tel chantier en accès anticipé, de telle production que nous avons eu l'occasion de découvrir en avant-première... Histoire de vous mettre l'eau à la bouche.

Avec ses faux airs de Chaos Engine – les plus âgés comprendront – il nous était difficilement possible de passer à côté d’I, Dracula Genesis. En accès anticipé depuis quelques semaines, ce roguelite twin-stick shooter est un violent appel au meurtre pour tous les fans d’action débridée, de difficulté relevée et de gore assumé. Impressions.

Nous sommes en 420 « a.c. » ce qui dans la mythologie I, Dracula Genesis correspond à un peu moins d’un demi-millénaire après le « Cataclysme » sans que l’on sache bien de quoi il retourne. Une chose est cependant certaine : le monde tel qu’on le connaît a vécu. La Terre de nos ancêtres appartient au passé et les lois de la physique ne semblent plus valoir grand-chose. Plus angoissant encore, notre planète semble le théâtre d’invasions « alieno-robotico-démoniaques » de la pire engeance. Dans cet environnement pour le moins hostile, il n’y a point de salut pour le quidam lambda et les seuls capables de survivre sont ceux que l’on appelle les hunters. Ça tombe bien, nous incarnons l’un d’eux.

Roguelite oblige, la mort finira tôt ou tard par nous rattraper et il faudra repartir de zéro.

Il faudrait des canons sciés pour ces affaires-là

I, Dracula Genesis affiche un univers en perspective axonométrique. On y contrôle un tas de pixels qui possède une bête arme « de base » sans limite de munitions. Cela dit, le bonhomme est un costaud et on voit déjà qu’il est possible d’élargir son arsenal avec un maximum de trois armes principales, autrement plus dévastatrices, mais aux munitions limitées. Mieux encore, au fur et à mesure de nos progrès dans le jeu, il sera possible d’obtenir des modifications que l’on pourra équiper sur telle ou telle arme. Des modifications aux effets très variées couvrant le simple boost de dégâts, l’ajout de dommages électrique / de feu, la capacité vampirique, des projectiles rebondissants et bien d’autres choses.

Petite balade dans la peau de Telza, « le Prof »

Notre valeureux hunter peut également compter sur une arme spéciale capable d’effets encore plus étranges et deux pouvoirs magiques conférant des facultés diverses comme la tornade de feu – ma préférée – pour laquelle il n’est, je pense, pas utile de vous faire un dessin. Enfin, on peut également ramasser des compétences passives pour notre héros et divers consommables destinés à remonter nos points de vie, notre mana ou le niveau des différentes munitions. Vous l’aurez compris, dans I, Dracula Genesis, il y a quantité de choses à récupérer sur des cartes organisées en « salles » reliées par des ponts de téléportation.

Ce faisant, le principe du jeu est désarmant – sans mauvais jeu de mots – de simplicité. Il s’agit de progresser de « salle » en « salle », d’île en île afin de combattre des créatures plus vilaines les unes que les autres et de récolter divers bonus. Notre exploration doit nous permettre de découvrir l’accès vers une île « de boss » où un combat sensiblement plus costaud que les précédents a lieu. Triomphant, notre hunter peut récupérer quelques babioles et, surtout, la fameuse clé ouvrant la voie à la suite de nos formidables aventures. Roguelite oblige, la mort finira tôt ou tard par nous rattraper et il faudra repartir de zéro. On profitera alors de certains éléments débloqués lors de nos précédents.

Le vaisseau des marchands regorge d'accessoires fort utiles... mais payants !

Plus de 1200 objets divers, 160 ennemis à dessouder et pas moins de 20 boss.

Bon sang ne saurait vampire

I, Dracula Genesis ne réinvente donc pas la roue. Ses développeurs exploitent des mécaniques de jeu que les amateurs maintes fois observées, mais ils le font avec brio. Déjà, l’aspect pixel-art de l’ensemble est une petite merveille. Nous parlions en introduction de Chaos Engine, il faut reconnaître qu’effectivement, il y a du Bitmap Brothers chez Moregames. Certains personnages et certains bonus comme les pièces de monnaie sont directement issus de ce mémorable jeu des années 90. Autre bonne surprise, la bande-son est enjouée, dynamique et les bruitages illustrent bien nos actions avec des signes distinctifs immédiatement reconnaissables pour chaque pétoire du jeu… et il y en a des pétoires !

Évoquons effectivement maintenant la très grande richesse de contenu pour un jeu encore en accès anticipé avec des flingues dans tous les sens, un choix parmi déjà quatre classes de personnages pour notre héros et un bestiaire tout bonnement hallucinant. Nous sommes loin de les avoir tous rencontrés, mais les développeurs évoquent les chiffres de plus de 1200 objets divers, 160 ennemis à dessouder et pas moins de 20 boss avec ce que vous pouvez imaginer de techniques de combats / d’approches diverses pour en venir à bout. Non, il faut admettre que pour un jeu vendu moins de 15 euros, le contenu est réellement très impressionnant.

Un boss qui va très vite comprendre qu'il ne faut pas jouer avec mes lasers

Mais et c’est là le plus important, ce contenu ne vient qu’appuyer la justesse du gameplay. Bon après de nombreuses heures de jeu, j’ai toujours du mal à maîtriser mes sauts, mais c’est la seule critique que l’on faire à ces mécaniques de jeu parfaitement ajustées. Dans la majorité des cas, les combats sont nerveux, l’action frénétique. Il arrive toutefois que d’autres îles fassent davantage appel à notre jugeote. Nous rencontrons régulièrement des PNJ qui proposent divers échanges comme par exemple troquer un peu de notre santé pour du mana et certaines salles sont l’occasion de plus importants bonus… mais au prix d’une malédiction que vous devinez bien lourdingue.

Entre les choix de classes de personnage, les innombrables armes et les divers bonus / compétences que l’on peut acquérir, I, Dracula Genesis autorise des dizaines d’approches différentes. De fait et même s’il ne renie évidemment pas son style de jeu, il permet quelques variations de bon aloi. Nous avons vivement apprécié sa richesse de contenu et la justesse de ses contrôles… tout ça alors que – répétons-le encore – le jeu n’est en accès anticipé que depuis trois semaines. À moins de 15 euros, c’est vraiment l’excellente surprise de cet été qui s’annonce et un défouloir comme nous n’en avions pas connu depuis un petit moment. Pourvu qu’il se bonifie encore d’ici la sortie officielle !

Salle secrète pour ambiance shoot fort réussie

Preview réalisée à partir d'un code fourni par le studio.

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