Doom VFR / Skyrim VR : Bethesda en (grande) forme sur le PlayStation VR

le lundi 18 décembre 2017
Depuis quelques jours, le PlayStation VR de Sony permet de s'essayer à Skyrim VR, ainsi qu'à une version spécialement repensée de Doom.

Doom et Skyrim en force en cette fin d'année 2017


Lancé en fin d'année dernière, le casque PlayStation VR de Sony s'est rapidement imposé comme un élément clé de la communication du géant nippon, avec un joli succès commercial puisque 2 millions de casques ont d'ores et déjà trouvé preneurs. Rappelons que le PlayStation VR fonctionne de concert avec une PS4, que celle-ci soit classique, slim ou Pro. Evidemment, la PS4 Pro permet de profiter d'une expérience VR plus fine, avec un rendu plus agréable et plus net dans le casque. Une section VR qui compte environ 150 jeux/expériences, et qui vient tout juste d'accueillir deux poids lourds de l'industrie vidéoludique : Doom et Skyrim.

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Deux licences signées Bethesda, qui refont doublement parler d'elles en cette fin d'année, puisqu'après les version Nintendo Switch, c'est donc le PlayStation VR qui s'offre ces deux jeux phares du catalogue de l'éditeur. Ils ont évidemment bénéficié d'une refonte complète pour s'adapter au mieux à ce nouveau format VR. A noter que le PC a également droit depuis quelques jours à une version VR de Fallout 4, toujours chez Bethesda.

Un Doom VFR intelligemment repensé pour la réalité virtuelle


Ainsi, du côté de Doom VFR, on retrouve l'esprit du (très réussi) Doom paru l'an dernier, mais il ne s'agit pas de proposer une version VR à l'identique de cet opus. Avec Doom VFR, Bethesda propose donc un opus original, qui place très rapidement le joueur dans le bain, après avoir été annihilé par l'un des nombreux monstres du jeu. Les premières minutes du jeu vont donc servir de tutoriel géant, afin d'apprendre au joueur les nouvelles mécaniques de gameplay de cet épisode résolument à part.

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A ce sujet, il est bon de souligner que Doom VFR peut se pratiquer à la Dual Shock 4, mais également aux PS Move. Evidemment, les PS Move se chargent de symboliser à l'écran les mains du héros, et si le côté immersion est très réussi, c'est le gameplay qui est très fortement impacté ici. En effet, dans Doom VFR, impossible de se déplacer comme dans un FPS standard, Bethesda imposant par défaut une maniabilité à base de rotations par segments (pour éviter la nausée) et de téléportation. Via la croix directionnelle de la Dual Shock 4, on peut aussi faire se déplacer de quelques pas son héros virtuel. Autant d'éléments absents de la jouabilité aux PS Move, dénués de croix directionnelle comme de stick analogique. Il faudra alors tenter d'apprivoiser le gameplay disposé sur les différentes touches, mais celui-ci est loin d'être instinctif, si bien que l'on revient rapidement à cette bonne vieille Dual Shock 4.

Là, les sensations sont nettement plus agréables, même s'il faut quelques minutes pour dompter ce gameplay si atypique pour un FPS. Rapidement, on parvient à maitriser le système de téléportation, qui permet de se rendre à peu près n'importe où, ce dernier venant habilement remplacer une commande de saut absente ici. Certes, on perd le côté immersif des PS Move, mais on prend enfin du plaisir à canarder la nombreuse vermine de l'enfer présente à l'écran, avec un même un certain sadisme parfois.

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On l'a dit, ce Doom VFR est une vision "light" et revisitée du Doom classique, et quelques éléments de gameplay manquent à l'appel, pour se focaliser sur l'essentiel. Certes, on peut toujours améliorer ses armes et ses capacités, récupérer ça et là quelques bonus, mais le style se veut résolument plus arcade. Graphiquement, l'ensemble est très correct, avec même quelques jolis effets par moments, en plus des nombreux ennemis que l'on peut enfin admirer de très (très) près. Le jeu s'étend sur 8 chapitres, soit environ 3 à 5 heures de jeu, avec quelques passages un peu retors, qui demanderont pas mal de patience et de précision. A noter que l'on peut également revisiter l'ancestral Doom en VR si le coeur nous en dit. Enfin, il est important de souligner que dans sa configuration de base (avec les commandes par défaut) ce Doom VFR ne distille (presque) pas le moindre effet de nausée, et il nous a été possible d'enchainer les parties sans sourciller, contrairement à d'autres productions. Bref, une très bonne expérience VR qui, certes propose une version très allégée de Doom, mais qui a le mérite d'avoir parfaitement été taillée pour convenir au mieux à cette technologie.

Skyrim se re(re)relance en VR


Outre la très bonne surprise Doom VFR, le détenteur d'un PlayStation VR peut également s'offrir en cette fin d'année la version VR de l'increvable Skyrim. Ici, contrairement à Doom, il ne s'agit pas de retrouver une version allégée du jeu paru en 2011, mais bien de Skyrim dans son intégralité, avec en prime les différents DLC déjà disponibles. Une sacrée promesse donc, étant donné que le jeu n'a aucunement été pensé pour la VR en son temps.

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De cette manière, Bethesda promet au joueur de revisiter Bordeciel avec une toute nouvelle perspective, celui-ci étant totalement immergé dans cet univers on ne peut plus riche. Toutefois, autant l'avouer d'emblée, les premières minutes passées en compagnie de ce Skyrim VR laissent rapidement percevoir l'ancienneté du jeu, avec quelques textures limites, des animations d'une autre époque et une modélisation des personnages forcément datée. Autant d'éléments qui peuvent passer au second plan sur une version Nintendo Switch par exemple, mais qui sautent aux yeux ici, notamment lorsque l'on « admire » ses compagnons d'infortune dans la petite chariote du prologue, comme si ces derniers étaient réellement face à nous. A cela s'ajoutent également les concessions graphiques effectuées par les développeurs pour convenir au casque de Sony.

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Toutefois, après quelques minutes plutôt difficiles pour les yeux, la VR parvient à faire son petit effet, bien aidée par cette immersion qui fait de vraies merveilles. Un peu vétuste techniquement parlant, Skyrim VR bénéficie en revanche d'une animation à 60 fps, avec là encore des déplacements par segments et un système de téléportation (modifiable dans les options), afin d'éviter au maximum le syndrome de motion sickness. Comme dans Doom VFR, on préférera jouer à la Dual Shock 4 qu'avec les PS Move, décidément bien mal à l'aise lorsqu'il s'agit de déplacer un personnage... A cela s'ajoutent également quelques bugs et autres incohérences liés aux PS Move, notamment lors du maniement des armes lourdes.

Côté immersion, difficile de prendre à défaut ce Skyrim VR donc, qui permet d'apprécier Bordeciel comme jamais auparavant. On pestera en revanche face à une interface générale assez lourdingue, à base de menus flottants parfois très difficile à distinguer, pour une ergonomie forcément compliquée. En ce qui nous concerne, l'expérience reste globalement intéressante, même s'il est assez difficile parfois de ne pas pester face à un énième bug d'affichage, ou à cette interface totalement inadaptée. De même, côté motion sickness, ce Skyrim VR nous a un peu plus secoué que Doom VFR, qui semble clairement avoir été mieux pensé pour convenir (presque) parfaitement à la VR. Pour autant, il constitue un « vrai » grand jeu jouable intégralement en VR, d'une richesse assez incroyable, et c'est un vrai plaisir que de pouvoir s'immerger de la sorte dans Bordeciel.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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