Affaire Facebook / Cambridge Analytica : et maintenant ?

02 mai 2018 à 17h35
0
En 2014, des chercheurs du Centre psychométrique de l'université de Cambridge développent une méthode permettant d'analyser le profil psychologique d'un utilisateur en fonction de ses interactions sur le réseau social.

Lorsque Cambridge Analytica est informée de la pratique, elle enjoint les chercheurs à travailler à ses côtés, ce que tous refusent. Enfin, presque tous, puisqu'un homme du nom d'Aleksandr Kogan accepte la proposition de la compagnie anglaise. Grâce à sa société Global Science Research (GSR), il conçoit conjointement avec Cambridge Analytica une application baptisée « ThisIsYourDigitalLife », au mois de juillet 2014.

Mais qu'est-ce que Facebook alla donc faire dans cette galère ?

Sous prétexte d'une étude académique, l'application propose de rémunérer les utilisateurs en échange de leurs réponses à un simple test de personnalité. Par la suite, les données des utilisateurs sont revendues à Cambridge Analytica par la société du Dr. Kogan. Selon les contrats signés entre les deux entités, la pratique aurait permis à Aleksandr Kogan de gagner près d'un million d'euros.

Pour ce qui est du nombre d'utilisateurs ayant téléchargé l'application et participé à la prétendue étude, il s'établit alors à 270 000. Si le chiffre en lui-même est déjà relativement impressionnant, il augmente rapidement puisque l'application ne se contentait pas de siphonner les données des participants au test, mais également celles de tous leurs amis Facebook. De fait, le nombre d'utilisateurs victimes de l'application s'élève alors à 50 millions de profils collectés entre l'année 2014 et 2015.

nuage de mots facebook cambridge analytica


Mark Zuckerberg en défensive

Si Facebook aurait pu se targuer de n'être au courant de rien, il s'avère que le réseau social était au courant des activités de Cambridge Analytica depuis la fin de l'année 2015. À l'époque, The Guardian avait publié plusieurs articles mettant en cause l'origine de données liées à certains politiciens.

Néanmoins, la plateforme de Mark Zuckerberg avait indiqué « enquêter avec soin », mais n'avait fait que suspendre l'application concernée sans se soucier des données personnelles. Les profils collectés par l'entreprise britannique sont donc en sa possession depuis plus de deux ans. Le 16 mars, un jour avant que le scandale ne soit rendu public par The Guardian et The New York Times, Facebook annonçait dans un billet qu'il suspendait désormais Strategic Communication Laboratories (SCL), la société mère de Cambridge Analytica, et cette dernière de sa plateforme.
Modifié le 01/05/2019 à 14h44
Soyez toujours courtois dans vos commentaires
et respectez le réglement de la communauté.
0
0

Actualités récentes

Soldes Amazon et Cdiscount : le TOP des promos high-tech ce soir !
La France va dédier 1,8 milliard d'euros sur cinq ans aux technologies quantiques
Soldes AliExpress : notre sélection des promos high-tech à ne pas manquer
Soldes : l'excellent casque à réduction de bruit Bose Headphones 700 est à prix cassé chez Amazon
G-Sync Ultimate : NVIDIA réduit ses exigences pour les écrans de demain... bonne ou mauvaise nouvelle ?
L'excellent Huawei P30 Pro est proposé à prix cassé chez Rue du Commerce
Test Realme Watch S : une première montre connectée sympathique et abordable
Solde Fnac : pack gamer avec PC Asus Strix G15 (i7 10870H, RTX 2060) à prix cassé
Ce pack Philips Hue + Echo Dot est à près de -50 % sur Amazon
Haut de page