Brave brandit le RGPD contre Facebook et Google à la Commission Européenne

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Le 12 octobre 2018
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Le navigateur Internet Brave a adressé une lettre à la Commission de l'Union européenne, accusant Google et Facebook de violer le RGPD (Règlement général de la protection des données).

Dans un document daté du 28 septembre, le navigateur Internet Brave accuse Google d'agir contre les mesures détaillées dans le RGPD.

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Ainsi, la compagnie américaine (par l'intermédiaire de Johnny Ryan) s'adresse à la responsable en charge de l'anti-trust à la Commission européenne Margrethe Vestager. Dans sa lettre, le directeur de la politique et des relations de Brave, explique que le RGPD peut être utilisé comme une arme contre la politique anticoncurrentielle mise en place par Google et Facebook.

En effet, il juge que le principe de « limitation de la finalité » doit être mieux exploité afin de lutter contre la mise en place de ce type de pratiques. La finalité décrit la raison pour laquelle une entreprise collecte des données, ainsi que ce qu'elle va en faire. Celle-ci se doit d'être encadrée, communiquée à l'utilisateur et avoir une durée de conservation définie (et minimum).

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Pour rappel, Brave avait déjà accusé Google, indiquant que ce dernier continuerait de se servir des bid request, soit appels d'offres afin de recueillir les données personnelles des utilisateurs. Cette pratique serait toujours d'actualité malgré l'entrée en vigueur du RPGD.

Plus concrètement, les appels d'offres définissent des demandes d'enchères en temps réel. Lorsque l'utilisateur visite une catégorie de publicités spéciales, baptisée « annonces comportementales », Google utiliserait ces emplacements publicitaires pour recueillir des données personnelles sur ses utilisateurs, explique Zdnet. Ces dernières concerneraient l'adresse IP, la localisation, le type d'appareil de l'utilisateur, mais aussi ce qu'il lit ou regarde.

Pour Brave, cette pratique est illégale depuis l'entrée en vigueur du RGPD, qui impose une protection des données personnelles. De plus, il se pourrait que les informations récoltées par Google révèlent des éléments portant sur la sexualité, l'origine ethnique ou l'orientation politique d'un utilisateur. Brave ajoute : « Chaque fois qu'une personne visite un site Web et qu'une publicité 'comportementale' est diffusée sur le site Web, des données personnelles intimes décrivant chaque visiteur et ce qu'il regarde en ligne sont diffusées à des dizaines ou à des centaines d'entreprises ».

Brave s'associe à Qwant

Pour rappel, le moteur de recherche Qwant s'est associé à Brave, si bien que ce dernier fait désormais de français son moteur de recherche par défaut.

En effet, les deux entreprises souhaitent collaborer autour de leur objectif commun, soit la protection des données personnelles et de la vie privée des internautes.



Modifié le 11/10/2018 à 18h00
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