PC portables : les meilleurs ultrabook et hybrides

Aurélien Audy
04 mai 2016 à 16h00
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Dans un marché du PC globalement en déclin depuis 2014, certaines familles de produits tirent tout de même leur épingle du jeu. Les petits notebook pas chers, les ultrabooks premium et les hybrides se maintiennent, voire croissent avec des perspectives favorables pour les années à venir. Ce sont précisément ces trois catégories de machines que nous avons rassemblées dans ce guide d'achat, résolument tourné vers la mobilité.

Sauf besoins spécifiques (jeu vidéo, station de travail, etc), la traditionnelle - et encombrante - tour d'ordinateur séduit de moins en moins. Le déclin est sévère, il semble même inéluctable. Il faut dire que l'usage moderne de l'informatique a changé : toujours plus ancré sur des services et dépendant du Web, il réclame avant tout de la mobilité. Le smartphone est aux avant-postes de cette mutation. La tablette y a également participé mais ses ventes s'essoufflent, au profit d'ordinateurs portables qui ont réussi à s'adapter... et à redonner envie, comme les ultrabook.

Notre sélection des meilleurs PC portables légers et pas chers

Nombreux sont ceux qui ont cru en la tablette mais songent aujourd'hui à en revenir. La solution peut alors consister à trouver une machine légère, fine, dotée d'une bonne autonomie, d'un clavier confortable, et le tout, au prix d'une tablette. Voire nettement moins cher si on considère une tablette plus un clavier Bluetooth en option.

Peu puissantes, les machines qui rentrent dans ces critères ont toutefois l'avantage de se comporter comme des ordinateurs : on peut copier des fichiers dessus, installer des programmes (sous Windows) et surtout, on dispose d'un vrai clavier en dur et d'un écran plus grand que la moyenne des tablettes. L'essentiel de l'usage reste le Web, plus encore sur les Chromebook. Mais il n'y a pas grand-chose que l'on puisse faire sur tablette qui échappe à ces PC, et l'ergonomie sera bien souvent meilleure.

1. Asus C300 : le Chromebook 13 pouces autonome



Si l'autonomie est un critère réellement crucial pour vous, et que vous êtes prêt à accepter une qualité d'écran moindre, le Chromebook C300 d'Asus apparaît comme une bonne alternative à celui de Toshiba. Côté écran, c'est le plongeon : dalle TN avec des angles de visions limités, luminosité de 221 cd/m² seulement, point noir à 1,32 cd/m² (soit un taux de contraste très faible de 167 : 1), température froide (7 000 K), etc. Le seul bon point, c'est l'aspect mate. Mais pour un usage bureautique, rien de tout cela ne gêne réellement.

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Passé cette déconvenue, le reste donne plutôt satisfaction. Déjà la configuration est identique à celle du Chromebook de Toshiba, sauf qu'Asus implémente 32 Go de stockage au lieu de 16. Ensuite, le design coloré et arrondi fait plus moderne que l'imitation plastique des MacBook tentée par Toshiba. Le poids, 1,3 kg, ne bouge pas. Par ailleurs, webcam et haut-parleurs se révèlent aussi plus viables que chez le rival japonais.

Mais surtout, le C300 tient près de 10 h en lecture continue de vidéo, soit quasiment deux fois plus que le Chromebook 2 de Toshiba ! Une vraie force pour une machine mobile. Côté touchpad, rien à signaler : la glisse est là, avec une précision correcte. Quant au clavier, il offre une frappe confortable, même si pénalisée par la tendance du support de clavier à s'enfoncer dans le châssis. Course des touches et réponse sont bien dosées, heureusement.

Ceux qui ne voudraient pas avoir à choisir entre la qualité d'écran et l'autonomie pourront se tourner vers le Chromebook 13 de Dell, qui coûte néanmoins beaucoup plus cher (à partir de 526 €, hors livraison).

2. Acer Aspire ES1 : 500 Go de stockage pour 1,5 kg



Si vous préférez rester sur du Windows 10 mais avec suffisamment de stockage pour héberger vos données en local, l'Aspire ES1 d'Acer constitue une offre intéressante. Le châssis de 13 pouces est plus épais et lourd (1,5 kg), mais le gabarit reste très commode à transporter et surtout, pour 149 euros de plus que le Cloudbook 11 pouces du même constructeur, on profite d'une « montée en puissance » pas dénuée d'intérêt.

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Le processeur reste un Celeron N3050 double cœur cadencé à 1,6 GHz, mais on passe ici sur 4 Go de RAM et un stockage de 500 Go sur disque dur (5 400 RPM seulement). La connectique s'étoffe quant à elle d'un port Ethernet RJ45. Enfin l'écran s'agrandit à 13,3 pouces de diagonale, mais toujours en dalle TN et en résolution 1366 x 768 pixels. Pas de quoi flatter les pupilles mais bon, à 350 euros...

Le design est plutôt soigné, la finition honorable. Et le tandem touchpad / clavier fonctionne bien. Mais la webcam et les haut-parleurs ne font pas mieux que sur le Cloudbook. Ca reste un bon rapport qualité/prix.

Notre sélection des meilleurs ultrabooks premium

Les ultrabook sont à l'heure actuelle les machines les plus attrayantes du marché : ultra fines et légères, bien finies, capables de tourner longtemps sans passer par la case recharge, équipées de bons composants (processeur Intel Core i ou m de 6e génération, dite Skylake, support de stockage rapide SSD, quantités généreuses de RAM, etc.), et avec des écrans globalement de bonne qualité. Les constructeurs se sont inspirés assez largement des MacBook Air d'Apple, un bon exemple à suivre en matière de design et de finition.

La seule ombre au tableau, c'est que ces PC ultra mobiles par excellence ne sont pas donnés. Le premier prix de notre sélection se situe à 600 euros environ, avec une machine en écran HD seulement. Il faut plutôt prévoir autour de 800 euros pour se faire plaisir, et facilement 1 000 euros et même 1 500 euros pour accéder à la crème des ultrabook.

3. HP Envy 13 : un look de MacBook à moins de 800 €



Le plastique ne vous convient pas ? HP nous propose là un premier châssis tout aluminium fort séduisant avec son Envy 13. Il ne pèse que 1 244 g, c'est une des machines les plus légères de notre sélection. Elle est également très fine et bien dessinée, même si les bordures autour de l'écran sont encore assez grandes. La configuration reçue embarque un processeur Core i5 6200U, 4 Go de RAM, un SSD de 128 Go et un écran 13,3 pouces Full HD en dalle IPS mate. Cette dernière constitue un véritable point fort de la machine puisqu'elle est lumineuse (351 cd/m²), juste (6 546 K et delta E moyen de 3,6) et contrastée (1 032 : 1). Parmi ce qu'il se fait de mieux. Dommage que le réglage de la luminosité soit aussi peu précis : disons qu'on aurait aimé avoir un peu plus de paliers...

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La connectique est un peu plus chiche que sur les modèles plus épais (la contrepartie de l'extrême finesse du produit) mais elle compte tout de même un port HDMI, un USB 3.0, 2 USB 2.0, une prise jack combo micro et un lecteur SD. Pas de type C ici, ni d'ailleurs de Wi-Fi i802.11ac : HP s'est étrangement limité à un contrôleur b/g/n (sur notre version en tout cas). Le Bluetooth 4.0 complète cette connectivité. A noter par ailleurs : HP intègre sur cette machine un lecteur d'empreintes digitales.

Sur l'Envy 13, le touchpad est particulièrement large mais pas bien haut : question ergonomie, nous préférons les modèles plus carrés que rectangulaires. Et surtout la gestuelle à plusieurs doigts n'est pas toujours bien précise. Rien de catastrophique, mais il y a mieux. Le clavier se caractérise par des touches lisses à l'aspect plastique qui contraste un peu avec le reste de la machine. C'est notamment souligné par le rétroéclairage. Les touches sont assez rapprochées, toutefois la course et la réponse bien dosées prodiguent une frappe agréable. La webcam est correcte (HD mais avec une netteté relativement moyenne), les haut-parleurs se révèlent très cristallins et propres mais dépourvus de basses.

Côté performances, PCMark 8 (test Home Conventional 3.0) nous ressort un score logique et confortable de 2 591 mais une autonomie de seulement 3 h 12. C'est le réel point noir de l'Envy 13. Heureusement, l'adaptateur secteur n'est pas trop encombrant.

4. Dell XPS 13 : le plus compact des 13 pouces



Ce PC portable n'est pas donné, puisque le ticket d'entrée est fixé à 1 249 euros par Dell - et le modèle testé pas nos soins est à 1 549 euros. Mais l'américain peut se targuer de fabriquer le châssis le plus compact du marché, et de loin ! La prouesse se matérialise grâce à des bordures d'écran quasi insignifiantes, là où les autres constructeurs laissent 1,5 à 2 cm de cadre autour de leurs dalles. Avec 30,4 x 23,5 cm (et 1,5 cm d'épaisseur au maximum), l'XPS de 13,3 pouces est quasiment de la taille des ultrabook rivaux en 11,6 pouces ! Le tout avec une masse de 1 242 g pesée sur notre balance. La finition, métallique à l'extérieur et avec en sandwich de la fibre de carbone à l'intérieur, est à la hauteur du standing.

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Qui dit XPS dit performances. Aussi la première configuration démarre sur un Core i5 6200U, 8 Go de RAM et un SSD en PCI Express de 256 Go sur un écran mate Full HD. C'est à notre sens la machine la plus intéressante pour un bon compromis ressources / mobilité. Dell nous a toutefois envoyé un modèle au-dessus, qui exploite un Core i7 6500U cadencé à 2,5 GHz, avec un circuit graphique intégré Intel Graphics 520 et une dalle brillante QHD+ (3200 x 1800 pixels) tactile. Une configuration de test un peu différente de celle répertoriée sur le site de Dell (avec Core i7 6560U et circuit graphique Iris 540), mais qui s'en rapproche beaucoup.

Cette dalle IPS est bien contrastée (1 095 : 1), mais moyennement lumineuse (252 cd/m²) : en plein soleil ça risque d'être un peu juste. L'affichage est en revanche très précis puisque le delta E moyen plafonne à 2,7 et que la température avoisine les 6 300 K. La dalle Full HD mate testée par certains confrères ne serait pas plus lumineuse mais davantage contrastée. Côté connectique, Dell mise sur demain avec un port Thunderbolt 3 au format type C, deux USB 3.0, la prise combo casque/micro et un lecteur de carte SD. La connectivité sans fil comprend Wi-Fi i802.11ac et Bluetooth 4.1.

Le touchpad se montre précis et confortable, le clavier rétroéclairé délivre une frappe particulièrement bien dosée. Côté haut-parleurs, le portable fournit un bon volume mais tend à grésiller à fond. La webcam, que Dell a dû loger près de la charnière d'écran capture une assez belle image. Côté performances, on monte d'un bon cran grâce au Core i7, avec un score PCMark 8 (Home Conventional 3.0) de 2 867. L'autonomie se maintient malgré tout plutôt bien (pour ce niveau de performances) puisque le benchmark tourne pendant 3 h 50. Si l'autonomie est un critère prépondérant pour vous, mieux vaudra opter pour la version en Core i5 et dalle Full HD, un tandem nettement moins énergivore. Un châssis vraiment singulier dans le paysage des ultrabook !

5. MSI GS40 : l'ultrabook pour gamer



Dans un registre bien différent des autres ultrabook de ce dossier, il nous est difficile de passer à côté de la version gamer proposée par MSI. Le GS40 est plus épais (22,8 mm) et lourd (1,6 kg) que la moyenne des ultrabook retenus ici, mais à sa décharge c'est un 14 pouces et surtout, c'est une véritable bête de course ! Le modèle reçu pour test intègre un Core i7 6700HQ (quadruple coeur cadencé entre 2,6 et 3,5 GHz), la bagatelle de 16 Go de RAM, un SSD en PCI Express de 128 Go et un disque dur 7 200 RPM de 1 To ainsi qu'une carte graphique dédiée GeForce GTX 970M avec 3 Go de GDDR5 ! Une configuration à 1 800 euros tout de même, qui existe également avec 8 Go de RAM pour 1 500 euros.

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De quoi jouer aisément en résolution native (Full HD) et réglages au maximum sereinement. 3D Mark (test Sky Diver) nous retourne un score musclé de 19 252, avec 30,79 FPS au pire sur le test physique, 114 FPS en moyenne sur la partie graphique et 79,23 FPS en mode combiné (physique et graphique). PCMark 8 restitue quant à lui un score de 3340 sur le test Home Conventional 3.0. Le revers de la médaille, disons-le tout de suite, c'est l'autonomie qui dégringole à 3 h. Attention, le bloc d'alimentation est conséquent pour un ultrabook. Et contrairement aux autres ultrabook, tous silencieux, ici le PC souffle - et chauffe - copieusement quand on tire sur la corde.

Esprit gamer oblige, le clavier de conception Steelseries profite d'une course un peu plus haute que la moyenne et d'une réponse plus ferme : un régal, y-compris quand on ne joue pas. Et le rétroéclairage est rouge. Le touchpad n'a malheureusement pas bénéficié du même soin (les gamers jouent avec une souris) : la glisse n'est pas optimum et surtout, le périphérique Elan n'offre pas les gestuelles tactiles de Windows 10 (nouveau bureau, fenêtres ouvertes, etc.), comme tous les autres ultrabook testés.

La dalle mate IPS Full HD de 14 pouces est lumineuse (350 cd/m²), correctement contrastée (900 : 1), parfaitement positionnée à 6 500 K mais avec une légère dérive colorimétrique (delta E moyen de 4,9 et pic à 9,8). MSI a profité de « l'embonpoint » de son châssis pour loger un maximum de connectique : USB 3.1 type C, HDMI, mini Display Port, 2 USB 3.0, prise casque combo S/PDIF (avec DAC ESS Sabre compatible 7.1), prise micro, port Ethernet Gigabit et lecteur de cartes SD. Bluetooth 4.1 et Wi-Fi ac sont également de la partie. La section audio est plutôt bonne même si la restitution manque de basses, et la webcam Full HD donne satisfaction. Le GS40 est une machine sacrément typée, mais pas aussi mobile que les autres.

6. Apple MacBook Pro 13 : l'ultrabook (presque) originel



On ne le présente plus, le MacBook Pro 13 pouces en version Retina est à nos yeux l'ultrabook le plus réussi d'Apple. Nous avons précisé « presque originel » parce que le premier ultrabook de la firme californienne est en fait le MacBook Air. Mais c'est le Pro que nous préférons. Son écran IPS brillant de 13,3 pouces affiche 2 560 x 1 600 pixels, une définition confortable et moins gourmande en ressources que le QHD+ de certains PC Windows. La luminosité dépasse les 340 cd/m², le taux de contraste les 1 100 : 1 et la colorimétrie est correctement calibrée.

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Ce MacBook Pro, c'est surtout le fameux châssis unibody (d'un seul tenant) en aluminium, un clavier rétroéclairé super agréable et un touchpad immense avec Force Touch. Cette technologie Apple permet de simuler un véritable clic grâce au retour de force (légère vibration quand on touche le trackpad). Force Touch est exploité de différentes manières (plusieurs sensibilités de clic) au sein de l'interface et des logiciels. Peut-être la principale nouveauté de ce cru 2015.

La version testée, avec Core i5 5257U (double coeur de cinquième génération cadencé à 2,7 GHz), 8 Go de RAM et SSD de 256 Go en PCI Express, est proposée à 1 649 euros sur le site d'Apple. C'est toujours aussi cher - si on s'arrête strictement au matériel - par rapport à un XPS 13. Mais c'est la politique d'Apple qui ne semble pas gêner ses clients. La connectique n'a pas évolué : 2 USB 3.0, 2 Thunderbolt 2.0 au format mini Display Port, une sortie HDMI, un mini jack et un lecteur de cartes microSD.

Il n'empêche, les performances sont au rendez-vous tandis que l'autonomie en usage normal assure 7 à 8 heures de tenue (benchs différents de ceux effectués sous Windows 10, pas comparables).

Notre sélection des PC hybrides et convertibles

Les ordinateurs portables hybrides incarnent assez bien le sursaut du PC que les spécialistes observent aujourd'hui. Aussi appelée convertible ou 2-en-1, cette famille rassemble des machines qui font à la fois PC et tablette. Une réconciliation de deux univers qui impose quelques prérequis pour être possible : un écran de bonne qualité et tactile (donc brillant), des composants assez puissants pour assouvir les besoins de type PC, un châssis fin, léger et autonome pour l'usage tablette.

Disons-le tout de suite : le produit parfait n'existe pas. En effet, l'ergonomie idéale d'une tablette n'est pas du tout la même que celle d'un PC. C'est pourquoi nous avons préféré mêler deux sortes d'hybrides pour répondre plus largement aux besoins de chacun : ceux en un seul morceau avec une charnière à 360°, qui sont avant tout des PC et pourront servir ponctuellement de grosse tablette ; et ceux en deux morceaux, qui s'apparentent plus à des tablettes auxquelles on adjoint un clavier pour les transformer en petit ultrabook.

Notre premier prix ici, c'est 900 euros. Les tailles d'écran oscillent entre 12 et 14 pouces. Il y en a des plus petits (10 pouces par exemple), mais l'usage PC est alors trop anecdotique. Toute notre sélection repose sur Windows 10.

7. HP Spectre X2 : un rival sérieux à la Surface Pro



Le style hybride détachable avec des véritables composants de PC a été poussé par Microsoft et sa gamme de Surface, afin de donner un sens matériel au système d'exploitation Windows 8. Depuis, les Surface se suivent et s'améliorent constamment (tout comme Windows d'ailleurs), mais elles ne sont pas connues pour être des machines abordables. Des brèches que d'autres constructeurs se font un plaisir de combler, comme HP et son séduisant Spectre X2. L'hybride repose sur un écran Full HD de 12 pouces, un processeur Core m3 6Y30 (cadencé entre 0,9 et 2,2 GHz), 4 Go de RAM et un SSD de 128 Go, en tout cas sur la version que nous avons reçue. Ce n'est pas beaucoup moins cher que l'entrée de gamme Surface Pro 4 me direz-vous ? Si, parce qu'ici le clavier (vendu 150 € par Microsoft) est fourni.

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La Spectre X2 profite d'une belle finition métallique, et elle se caractérise par un système de béquille encastrée dans le châssis et qui s'escamote grâce à un bouton glissière. Bien ferme, elle pivote sur 150° pour assurer une position idéale ainsi qu'une bonne tenue. Malin ! Le système aimanté du clavier permet une pose à plat ou légèrement inclinée, selon les préférences. Et surtout, le clavier est ici rigide et recouvert de feutrine au dos. Il s'agit d'un vrai clavier mécanique rétroéclairé avec un touchpad digne de ce nom, toujours extra large comme les aime HP mais proportionnellement pas très haut. C'est peu ou proue la même expérience que sur l'ultrabook Envy 13, avec un support de clavier un peu moins ferme tout de même. L'ensemble pèse 1 214 g, la tablette seule 798 g.

La partie clavier - touchpad ne dispose ni de connectique, ni de batterie : tout est dans l'écran - PC - tablette. On trouve deux USB 3.0 de type C (un adaptateur USB standard est fourni), une prise combo casque/micro et un lecteur de cartes SD. Cette partie du Spectre X2 abrite également un bouton marche/arrêt et deux de volume, pour faciliter l'usage tablette. L'écran est lumineux (368 cd/m²), assez contrasté (836 :1), à la bonne température (6 654 K), mais pas tout à fait juste sur la plan colorimétrie (delta E moyen à 6,7 avec une grosse dérive à plus de 20).

La webcam 5 mégapixel est de très bonne facture, l'appareil photo dorsal - beaucoup plus quelconque - est équipé de la technologie 3D RealSense, dont la portée reste pour l'heure très limitée. Les deux points qui peuvent décevoir sur cette machine sont l'autonomie, de 3 h 58 « seulement » sur le test Home Conventional de PCMark 8 (ensemble de tâches bureautiques et multimédia, avec un peu de casual gaming), et la qualité audio des haut-parleurs pourtant « certifiés » Bang & Olufsen. Notez que le score de performances sous ce même test de PCMark 8 est plutôt correct pour un Core m3 : 2 214. Au globale, ce Spectre X2 reste tout à fait attrayant.

8. Microsoft Surface Pro 4 : l'authentique PC hybride



A la copie, on peut vouloir préférer l'originale. Et un des principaux intérêts de Surface Pro 4, c'est que Microsoft la décline en de nombreuses moutures, y-compris des bien puissantes. En Core m3 sur l'entrée de gamme, elle va jusqu'au Core i7. Les prix s'emballent alors considérablement, mais si on reste plus sage sur une version en Core i5 avec SSD de 256 Go et 8 Go de RAM (ou même la version un cran en dessous), on redescend un peu plus sur Terre.

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L'autre atout majeur de cette Surface Pro 4, c'est son écran de 12,3 pouces, en 2 736 x 1 824 pixels. La dalle IPS est lumineuse (plus de 360 cd/m²), contrastée (environ 1 000 : 1) et calibrée d'office (delta E moyen insignifiant). Un vrai bonheur ! Le design n'a pas fondamentalement changé au fil des versions - la tablette en magnésium s'est affinée et allégée : on notera simplement que le kickstand est suffisamment articulé pour assurer une tenue correcte sur les genoux, même si toujours en retrait par rapport à un véritable ultrabook. Tant qu'on est dans cette comparaison, il nous faut ici déplorer que Microsoft ne fournisse pas de clavier de base. Et il vend son périphérique pour la somme astronomique de 150 euros : quand bien même il s'est amélioré, il n'égale pas pour autant en confort et précision ceux des ultrabook. Le stylet, lui, est livré avec toutes les Surface Pro 4.

Côté connectique, Microsoft a fait dans l'épuré : un port USB 3.0, un mini Display Port, une prise casque et un lecteur de cartes microSD. C'est un peu léger... Wi-Fi i802.11ac et Bluetooth 4.0 sont de la partie, ainsi qu'une webcam de 5 mégapixels satisfaisante. Séduisante bien qu'imparfaite, la Surface Pro 4 de Microsoft met tout le monde d'accord en matière d'autonomie (10 h en lecture continue de film) et de performances, pour le coup dignes d'un ultrabook.

9. Toshiba Portégé Z20t : le record d'autonomie, orienté pro



Pour ceux qui ont un usage professionnel à satisfaire, ou qui recherchent une autonomie monstrueuse, le Portégé Z20t-C de Toshiba a de solides arguments. Il s'agit d'un châssis détachable, avec un écran de 12,5 pouces Full HD mate (vitre renforcée, traitement anti-empreintes et reflets). Le bloc inférieur abrite un clavier rétroéclairé à la frappe ultra confortable, un touchpad qui mêle ancienne école (avec deux vrais boutons cliquables) et gestuelles multitouch de Windows 10 avec beaucoup d'efficacité, un pointeur joystick dit AccuPoint (comme ceux des Thinkpad de feu IBM). Mais aussi une partie de la connectique (Kensington, VGA, HDMI, 2 USB 3.0, Ethernet) et une batterie, qui vient doubler la capacité - et donc l'autonomie - de la tablette. Tout cela a un poids : la tablette pèse 730 g, l'ensemble 1,5 kg. Faites la soustraction.

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Les deux parties se séparent par le biais d'une attache mécanique (bouton glissière) : cette charnière ne nous convainc guère. D'abord, elle est branlante, et ensuite le poids de la tablette tend à facilement faire basculer l'ensemble en arrière. Les systèmes aimantés, avec une béquille arrière, nous semblent plus stables et équilibrés. La tablette loge quant à elle un port USB 3.1 type C, une sortie micro HDMI, une prise casque combo micro, un lecteur microSD, un petit stylet (en plus du stylet numériseur en option) et un slot pour carte SIM ! Et bien sûr une webcam Full HD en façade et un appareil photo 5 mégapixels au dos de la tablette.

Le bon point du produit (Core m7-6Y75, 8 Go de RAM, SSD de 256 Go), c'est qu'il délivre de bonnes performances (2 344 sur PC Mark 8 Home Conventional 3.0) et surtout pendant longtemps : le même test en mode autonomie a obtenu un score de 8 h 08 ! Une durée à diviser par deux sans le clavier. Le mauvais point, c'est que l'écran certes lumineux (377 cd/m²) n'est pas juste (delta E moyen de 7,3 avec un pic à 24,6, un gamma à 2,7 et une température de 5 619 K) ni très contrasté (754 : 1). On pourra également citer les haut-parleurs qui grésillent ou encore la main lourde de Toshiba sur les logiciels préinstallés (16 rien que pour le constructeur, plus d'autres tiers). Enfin ce champion de l'autonomie coûte tout de même entre 1 700 et 2 200 euros !

10. HP Spectre x360 : l'ultrabook contorsionniste



En matière d'ultrabook hybride, le constructeur qui a frappé un grand coup dernièrement sur le plan du design, c'est HP. Son Spectre x360 profite en effet d'un châssis aluminium unibody qui n'a rien à envier aux MacBook d'Apple. La coque de l'écran bénéficie de la même finition, le système de charnière à 360°, à la dureté bien dosée, se manipule sans problème. Si HP avait pu se dispenser de la ventilation (qui souffle facilement) et de la chauffe du châssis (inconfortable lorsque la machine est sur les genoux), ça aurait été parfait. Notre exemplaire de test est équipé d'un processeur Intel Core i7 5500 de 5e génération, 8 Go de RAM et d'un SSD de 256 Go : dommage que HP ne nous ait pas envoyé une configuration plus récente, comme le Spectre x360 13-4138nf en génération Skylake...

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Il n'empêche que l'on peut se faire une bonne idée de la qualité du châssis, qualité qui se retrouve sur la balance avec une masse de 1 450 g. La machine dispose d'un écran QHD (2 560 x 1 440 pixels) tactile de 13,3 pouces. Il est moyennement lumineux (265 cd/m²) et très brillant, mais correctement contrasté (913 : 1) et plutôt fidèle (Delta E moyen de 3,3, température de 6 880 K). Le portable dispose de trois ports USB 3.0, de sorties HDMI et mini Display Port, d'une fiche jack combo casque/micro et d'un lecteur de cartes SD. Wi-Fi ac et Bluetooth 4.0 concluent, en sans fil, l'inventaire des moyens de communication. En mode tablette, on peut utiliser les boutons de volume ou la touche physique Windows, situés sur une tranche. Attention en revanche à ne pas actionner par erreur le bouton d'alimentation situé lui sur la tranche opposée.

Côté clavier, les doigts profitent de grandes touches rétroéclairées, avec une bonne course et une réponse suffisante. La frappe est toutefois pénalisée par un espacement des touches moindre que sur les autres ultrabook de même gabarit. Et les quatre flèches de direction sont horriblement tassées. Côté touchpad, c'est la démesure : 14 cm de large, mais que 6,5 cm de haut. La glisse se révèle précise et agréable.

Ce Spectre x360 a obtenu un score de 2 326 sur PCMark 8 (test Home Conventional 3.0), c'est modeste au vu de la configuration. Le même scénario en génération Skylake se serait sûrement rapproché des résultats du Dell XPS 13. Idem pour l'autonomie, ici de 3 h 13 seulement. C'est pourquoi nous vous conseillons plutôt le Spectre x360-4124nf, avec Core i5-6200U et dalle Full HD pour assurer davantage vos déplacements.

11. Lenovo Yoga 900 : le contorsionniste ultrabook



Dernier mais pas des moindres, le Yoga 900 est l'hybride le plus évolué du constructeur Lenovo. Il reprend la charnière atypique « inspirée d'un bracelet de montre » déjà vue sur le Yoga 3 Pro. Originale, mais elle manque un peu de fermeté. L'ultrabook est fin (14,9 mm) et très léger (1,3 kg) pour un modèle hybride. La finition, avec coques métalliques et intérieur de clavier en matériau synthétique type simili-cuir, est soignée. Notre modèle de test embarque un Core i7 6500U, 16 Go de RAM, un SSD de 256 Go et un écran 13,3 pouces IPS QHD+ (3200 x 1800 pixels), rien que ça ! Une configuration qu'on ne trouve qu'avec 8 Go de RAM dans le commerce pour 1 400 euros environ.

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L'écran, pièce maîtresse sur ce genre de produit, délivre une belle colorimétrie (Delta E moyen de 4 avec pic à 9, température de 6 421 K) et une luminosité confortable (369 cd/m²). En revanche, il n'est pas bien contrasté (462 : 1) et fort sensible aux reflets. Le touchpad se montre tout à fait fluide et précis, mais un peu sensible aux traces de doigts. Côté clavier, l'agencement des touches est parfait (vraies flèches, touche début, forme et espacement bien dosés, etc.), la frappe un peu sèche mais confortable. Le tout est rétroéclairé. La webcam fait correctement son travail et la section audio assurée par JBL se montre pour une fois presque « réaliste ».

Lenovo propose une connectique moderne (comprendre « à l'ère des ports multiusages ») à défaut d'être généreuse, avec 2 USB 3.0, un USB 3.0 type C servant aussi de sortie vidéo, un USB 2.0 partagé pour l'alimentation, une fiche jack combo micro et un lecteur de cartes SD. Wi-Fi i802.11ac et Bluetooth 4.0 complètent l'ensemble.

Que donne le Yoga 900 quand on le sollicite ? La machine est parfaitement fluide (avec 16 Go de RAM en même temps...), toutefois le PCMark 8 (test Home Conventional 3.0) n'a donné qu'un score de 2 317, c'est peu pour un Core i7. Il faut vraisemblablement mettre en cause la mauvaise gestion thermique qui impose à la machine de faire du throttling, c'est-à-dire de limiter la fréquence du processeur pour éviter la surchauffe. Un problème que nous avions déjà constaté sur le Yoga 3 Pro.

L'avantage, c'est que l'autonomie parvient à un score honorable, de 4 h 32 sur le même test de PCMark 8. Encore une fois, pour un ultrabook, il est préférable de rester sur un Core i5 de 6e génération pour trouver le meilleur rapport performance/autonomie, et si possible en dalle Full HD. Ce Yoga 900 n'en reste pas moins un convertible séduisant !


Les critères de sélection



Qui dit mobilité, dit ordinateurs légers et petits. Mais pas trop petits non plus, sinon on retombe dans le format tablette, pas commode dans certains usages comme la navigation Web ou la saisie de texte. Entre 11,6 pouces (29,5 cm) et 14 pouces (35,6 cm), avec une préférence pour le meilleur compromis - selon nous - entre mobilité et confort, à savoir 13,3 pouces (33,8 cm). A partir de là, l'idée c'est de trouver un bon équilibre entre puissance et autonomie, en fonction de ses besoins.

Dernier point à noter : nous avons choisi de mettre en avant des machines, celles que nous avons testées ou que nous trouvons équilibrées, mais c'est avant tout le châssis qui importe. Et pour un châssis donné, il existe de multiples configurations possibles, pas toujours les mêmes selon les boutiques. A vous de jauger les différentes offres pour coller au mieux à vos besoins et votre budget : un meilleur processeur et un peu moins de stockage par exemple...

  • Le poids et le prix sont deux attributs difficiles à concilier sans condamner l'équipement et les performances. A la frontière du netbook et du notebook - sous Windows 10 - en passant par le Chromebook, on trouve tout de même des machines recommandables. Les prix s'échelonnent ici de 199 à 350 euros environ.
  • Le haut de gamme : Autrefois vitrine haut de gamme du savoir-faire des fabricants en matière de miniaturisation, les ultrabook sont aujourd'hui plus abordables (600 à 800 euros sur les premiers bons ultrabook). Ce label poussé par Intel désigne des PC portables fins, légers, qui s'allument rapidement et peuvent parfois se montrer très puissants. Les finitions sont souvent très soignées, le coup de cœur est facile. Mais attention, sur les configurations les plus évoluées, on peut dépasser les 2 000 euros.
  • Les hybrides et convertibles : PC 2-en-1, hybrides, convertibles ou encore « multimodes », les appellations ne manquent pas pour désigner cette nouvelle génération de machines nomades cherchant à réunir le meilleur de deux mondes : ordinateurs portables et tablettes. Toutes sont nécessairement tactiles : certaines restent en un morceau mais avec une charnière spéciale permettant à l'écran de basculer, d'autres peuvent se détacher en deux morceaux. Le ticket d'entrée de notre sélection, c'est 800 euros.




Plus que jamais, le PC portable s'impose comme l'outil informatique de nos foyers, mettant aux oubliettes la bonne vieille tour fixe et permettant une utilisation plus polyvalente. De nombreuses catégories et caractéristiques existent, mais la rédaction vous guide pour trouver l'ordinateur convenant à vos usages et votre budget.

Découvrez notre comparatif des meilleurs pc portables en 2019



Vous pouvez également consulter les tests d'ultrabook suivants :


Modifié le 22/01/2019 à 16h30
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