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Réparabilité : les plans 3D pour imprimer des pièces détachées bientôt obligatoires?

Un amendement du projet de loi sur l’économie circulaire vient d’être adopté par la commission du développement durable.

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L’idee est louable, mais qui sera responsable lorsque la pièce imprimée sera la cause d’un accident alors que celle-ci respecte les quotes et plans?
Car les propriétés physico-chimiques des matériaux rentrent aussi en compte, comme les traitements de surface appliqués…

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Enfin, on avance intelligemment sur un sujet d’importance. Proposition pragmatique à noter, tellement c’est rare. Il restera en effet à en définir les contours mais oui ca reste de la réparation donc les propriétés des matériaux et les garanties qui en découlent est une chose à voir et il faudra aussi s’en prémunir et avertir les consommateurs.

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C’est une bonne initiative, reste à démocratiser les imprimantes 3D dans les magasins informatiques et de réparation de smartphones…

En magasin je ne vois pas l’intérêt.
L’intérêt de la chose c’est de pouvoir faire la réparation soi-même.
Si ta coque de smartphone est abîmée et que tu dois passer par un magasin qui va passer une heure à l’imprimer (ou plus) avec le tarif horaire qui va avec, autant acheter une vraie coque. La qualité sera incomparable et ce sera moins cher.
Par contre ce sera intéressant pour les arnaqueurs du bon coin et compagnie qui vont te vendre des trucs soit-disant en bon état alors qu’ils auront été réparés avec du plastique fondu.

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garantie??

il n’y en a déjà plus lorsque la pièce est imprimée.on peut imaginer …une poignée de lève-vitre d’une méhari.

quoi qu’il arrive,la pièce n’est pas trouvable neuve…alors ,qu’elle soit adaptable,imprimée ou d’occase.personne n’engagera sa responsabilité

Non, parce que dans une automobile très peu de pièces peuvent provoquer un accident. Elles sont d’ailleurs le plus souvent en métal embouti ou forgé. Ce n’est pas vraiment le type de pièce qu’on reproduira par impression 3D.

Au passage, la mesure ne concerne pas que les automobiles, mais de très nombreux objets. Et c’est une excellente chose.

Pour finir, il faut savoir que quand on imprime une pièce en 3D, cela ne veut pas dire qu’on va forcément reproduire la pièce d’origine à l’identique. Les plans d’origine peuvent faire gagner un temps précieux pour positionner les points d’interraction. Mais tout maker qui se respecte renforcera les pièces pour éviter qu’elle ne re-cassent et/ou pour s’adapter aux matériaux utilisés.

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Non, une imprimante 3D n’est pas une photocopieuse. Le mieux, c’est de s’en payer une et d’acquérir le savoir faire. Et aussi un peu de CAO.

Si les gens veulent garder leurs biens longtemps, il faudra qu’ils apprennent à être un peu bricoleur.

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Quand c’est une pièce de petite taille et sans besoin particulier de solidité, une imprimante à filament basique personnelle peut faire l’affaire (avec de la patience et quelques connaissances) pour un cout très faible (imprimante et filament). Mais en cas de contraintes de finition, de solidité ou de matière (pièces trop petites ou trop grosses, besoin de précision, pièces métalliques, …), il faut passer par un pro, difficile d’avoir une imprimante à 100000€ chez soi! :stuck_out_tongue:

Oui, il y a des cas ou l’impression 3D ne convient pas. Mais ce n’est pas pour autant qu’on ne peut pas s’en tirer.
Car l’imprimante 3D n’est pas la seule machine dans l’atelier d’un maker. Ni la seule technique que l’on peut utiliser pour reproduire une pièce.

Il faut savoir par exemple qu’on peut très bien tirer une pièce métallique à partir d’un objet imprimé en 3D par moulage au sable.

D’autres machines peuvent également être utilisés comme une CNC qui peuvent traiter du métal. Et de nos jours, cela se trouve à des tarifs à peine plus élevés qu’une imprimante 3D.

Enfin, pour la précision, une pièce, ça peut s’ajuster à la main.

Au bout du compte, je dirais qu’il est possible de s’en tirer dans beaucoup de cas. Mais pour aller plus loin, il faudra sans doute adopter des normes pour contraindre les industriels à produire des objets plus facilement réparables.

A la question « faudra t’il passer par un pro » ? Je pense que ça dépendra comme aujourd’hui des efforts que chacun d’entre nous est prêt à acquérir pour savoir faire soi même. Il y a des gens qui réparent leur biens eux même. Et les industriels ont tout fait pour leur compliquer la tâche. Et c’est ça qu’il faut changer.

Enfin, voici une chaine youtube que j’aime bien : https://www.youtube.com/channel/UC64FbxoHfUWd5hykYk5_BvQ

Elle montre comment dans d’autres pays plus pauvre on répare des camions. On voit qu’ils réparent quantité de choses qu’ici on changerait sans s’emmerder. Et souvent de manière très artisanale.

Ok, tu penses au coté bricoleur avancé! Tout le monde n’a pas un mini tour, une mini fraiseuse numérique et une perceuse colonne à disposition! :smiley:
Je pense que l’idée de la loi est plus de prolonger la disponibilité de pièces après l’engagement du constructeur (en général de 10 ans, souvent de l’ordre de 25 ans pour l’automobile).
Si tu as pas mal d’outils comme ceux cités plus haut, tu dois probablement être capable de modéliser toi-même ta pièce, voir de la mouler, tu as probablement quelques notions de RDM, bref tu n’as pas besoin de cette loi… C’est loin d’être le cas de la majorité des gens. C’est pour ça que je vois plus un service proposé clé en main (enfin « pièce en main ») pour réparer et prolonger la vie d’un objet de valeur. Encore faut-il que tout l’objet soit conçus pour durer et être réparable, la réparation n’est que pour une pièce d’usure, une erreur d’utilisation ou un problème accidentel.

Ok, tu penses au coté bricoleur avancé! Tout le monde n’a pas un mini tour, une mini fraiseuse numérique et une perceuse colonne à disposition!

Alors justement, il y a les Fab Labs dont le but est de pouvoir mutualiser les machines les plus onéreuses et/ou volumineuses.

Je pense que l’idée de la loi est plus de prolonger la disponibilité de pièces après l’engagement du constructeur (en général de 10 ans, souvent de l’ordre de 25 ans pour l’automobile).

Dans ce cas, ils auraient pu faire des loi ciblant uniquement ce domaine, comme ils l’avaient fait déjà par le passé (Dans l’automobile, il y a déjà pas mal de refab et de pièces alternatives). Je pense que le but est au contraire de ratisser plus large et d’étendre cette logique à l’électroménager.

Si tu as pas mal d’outils comme ceux cités plus haut, tu dois probablement être capable de modéliser toi-même ta pièce, voir de la mouler, tu as probablement quelques notions de RDM, bref tu n’as pas besoin de cette loi… C’est loin d’être le cas de la majorité des gens.

Certes, mais ce sont des compétences que j’ai acquis. Et qu’il ne tient qu’aux gens d’acquérir à leur tour. Etre ignare en réparation, ce n’est pas une fatalité. Il existe des clubs ou l’on peut tout apprendre.

Il faut réaliser que si les générations d’aujourd’hui ont de très faibles compétences en réparation, c’est parce qu’ils ont vécu une « ère du gaspillage » unique dans l’histoire de l’humanité. Une période de « bien pas cher et jetable » ou l’on ne prends même plus la peine de réparer.

Mais les choses sont en train de changer. D’abord du fait les contraintes écologiques qui vont mettre un coup d’arrêt définitif à cette logique. Ensuite parce que le futur de la France n’est plus d’être un pays riche. L’artefact monétaire qui permet aujourd’hui l’import massif de biens pas chers ne peut perdurer dans le temps.

La seule question c’est de savoir si on préfère prendre les devants ou attendre de se retrouver un beau matin avec l’obligation de réparer soi même… alors qu’on y connait rien.
Avec la paupérisation, c’est déjà le cas de beaucoup de gens. Avec le cas typique de la voiture qui tombe en panne alors qu’elle est indispensable pour aller travailler…

C’est pour ça que je vois plus un service proposé clé en main (enfin « pièce en main ») pour réparer et prolonger la vie d’un objet de valeur.

C’est le cas pour toutes les pièces qui demandent un processus complexe. Mais encore faudra t’il que leur production soit rentable.

Mais si les pièces demandent une simple imprimante 3D, autant les faire sois même. C’est même plutôt conseillé si tu veux que ça soit bien fait.

Encore faut-il que tout l’objet soit conçus pour durer et être réparable, la réparation n’est que pour une pièce d’usure, une erreur d’utilisation ou un problème accidentel.

Clairement.

Et c’est dans ce domaine qu’il faudrait édicter des normes pour améliorer les choses.

Cela ne serait pas si compliqué dans le mesure ou quand on démonte un appareil, il est assez facile de déterminer concrètement les points qui ont compliqué la tache et donc les pratiques qu’il faudrait interdire.

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