Commentaires : Valoriser la saumure pour une désalinisation écolo?

Des chercheurs de l’Université de Stanford ont inventé un dispositif de dessalement, qui pourrait, à terme, rendre la conversion de l’eau de mer en eau douce rentable et bénigne pour l’environnement, grâce à la valorisation de la saumure.

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Les problèmes écologiques ne sont jamais réglés avant qu’on en tire un max de blé.

Mes barrages sont vides ,mes puits sont en baisse ,un forage me donnerait de l’eau saumatre .
Vivrai je assez longtemps pour profiter de cette avancée technologique?
L’installation de marais salants serait plus sûre ! avec recuperation de l’eau d’evaporation et valorisation du sel en fleur de sel .
Le peu d’eau récupéré devant suffire à la production d’herbes aromatiques pour mêler au sel.

Petite précision, on dit « ion chlorure » et non « ion chlore » :wink:

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Rien de nouveau. Beaucoup d’usines chimiques ont été construites près des mines de sel ou de potasse pour électrolyser la saumure et produire chlore, hydroxyde de sodium, hypochlorite de sodium, hydrogène et les très nombreuses substances utilisant ces produits de base (agrochimie etc). J’ai travaillé 35 ans dans une usine recevant la saumure par pipeline depuis une mine de sel à Bex (Suisse). Elle devait être purifiée avant électrolyse pour la débarrasser des traces de sulfate de calcium (gypse).
Les électrolyseurs étaient à cathode de mercure et anode en titane. Le sodium s’amalgamait avec le mercure et par lavage à l’eau distillée, se formait l’hydroxyde de sodium avec dégagement d’hydrogène. A l’anode, se dégageait le chlore qui était séché par lavage à l’acide sulfurique concentré (très hygroscopique).
Le courant pour les électrolyseurs était de l’ordre de plusieurs centaines de Kilos Ampères. Les électrolyseurs modernes n’utilisent plus le mercure mais un système à membrane.
Les marais salants avec perte de l’eau par évaporation pourraient avantageusement récupérer l’eau par condensation sur des toiles.
La Méditerranée étant une mer quasiment fermée, et l’évaporation étant supérieure à l’apport des fleuves (Rhône et Nil), la compensation est faîte par l’Atlantique, ce qui y augmente tranquillement la concentration saline.