Commentaires : Télescope : ce qu’il faut savoir pour débuter et choisir un modèle

Vous désirez observer la Voie Lactée, votre curiosité est attisée par des objets célestes en particulier, sachez que l’observation astronomique n’est pas seulement réservée aux initiés et autres professionnels !

Excellente idée que cet article, le débutant étant souvent un peu perdu.

Pour les débutants, j’ai l’habitude de dire que le tube représente 1/3 du système optique, le 1/3 suivant étant l’occulaire, et le dernier 1/3 le ciel lui même).
Avec un très bon ciel (transparent et sans turbulence) vous pourrez faire des observations mémorables avec de simples jumelles. Inversement un ciel médiocre sera une usine à déception avec un gros tube (disons plus de 300 mm).
Quand au choix de la gamme d’oculaires il est tout aussi important que celui du tube lui-même (le choix de l’un pouvant conditionner l’autre et vice versa). On peut résumer la relation entre les deux par le grossissement et par le diamètre de la pupille de sortie (la tâche lumineuse par laquelle on observe). Si ce diamètre est trop grand (disons plus de 6 à 4 mm selon votre âge), ou bien s’il est trop petit (disons submillimétrique selon la qualité de votre instrument), non seulement cela n’apporte rien mais en plus cela dégrade l’image. Dit autrement, cela conditionne la plage de grossissement utile, et donc les objets observables. C’est une raison (parmi d’autres) qui fait que certains instruments sont plutôt dédié à l’observation planétaire (souvent des lunettes apochromatiques), et d’autres à l’observation du ciel profond (souvent des gros Dobson). Et entre les deux, on trouve des instruments bons en tout mais excellents en rien :slight_smile:
Ah et si vous êtes du genre “plus c’est gros plus c’est beau”, sachez que l’on a toujours besoin d’un plus petit que soit pour pouvoir observer les grands objets du ciel profonds dans leur ensemble (par exemple les Dentelles du Cygne), le gros tromblon ne permettant que d’observer les détails.
En cas de doute, il existe des logiciel permettant de simuler le champ de vision de votre binôme tube/oculaire.

Bonjour
Inititive très intéressante, surtout à l’approche des beaux jours.
Se lancer comme débutant en achetant une lunette ou télescope est une mauvaise idée, car on ne se sait pas se repérer dans le ciel. Pour débuter en astronomie, il ne faut ni une lunette, ni un télescope, il faut simplement une bonne paire de jumelles ! Qui plus est pour un prix nettement inférieur. Le but est dans un premier temps de se familiariser avec le ciel, ses objets, et savoir s’orienter. Une paire de jumelles diam 60mm et grossissement x12 ou x20 permet déja d’observer des centaines d’objets, avec une qualité parfois supérieure à celle d’une lunette. Dans un 2ème temps, une fois qu’on a accroché, il convient d’investir dans un télescope. Et là on saura l’utiliser car on a déja une première expérience du repérage. Et même quand on sait utiliser un télescope, une paire de jumelles est toujours utile pour repérer rapidement un secteur.

Autre solution : rejoindre un club proche de chez vous. Ils seront vous proposer des activités de débutant, vous prodiguer des conseils pour progresser, et d’achat.

Une dernière chose à ne pas négliger : la qualité du ciel. Et là pour trouver un ciel correct en France, il faut s’accrocher ! Mission impossible j’ai presque envie de dire, même en montagne bien isolé. En Lozère il y a encore des possibilités, et ils font tout pour les préserver d’ailleurs.

PS : bientôt 40 ans d’astronomie au compteur :smiley:

Juste une petite précision en ce qui concerne le rapport F/D. Seule l’image au foyer (et donc l’astrophotographie au foyer) est impactée. Pour l’observation visuelle (et la digiscopie) c’est le diamètre de la pupille de sortie (c’est à dire le diamètre du faisceau de lumière qui rentre dans l’œil) qui importe. L’image la plus lumineuse étant obtenue par le grossissement qui donne une pupille de sortie égale (ou légèrement inférieur pour des raisons de contraste) à celle de la pupille de l’observateur. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, il y a quand même une limite (disons F/D=10), au delà de laquelle on ne trouvera plus d’oculaire bon marché capable de fournir ce grossissement équipupillaire. Et bien sûr, un F/D modéré est moins encombrant à diamètre égal, ce qui n’est pas rien. Avec, là encore, une limite (disons F/D=5) en dessous de laquelle l’usage du correcteur de champ devient nécessaire pour les Newtons. Cela rajoute du poids au porte oculaire mais allège le portefeuille :slight_smile:

Dans le fin fond du Queyras et de l’Ubaye ont arrive encore à se faire plaisir, même si on est cerné par Turin, Grenoble et Nice.

Bonjour Clubic,
Bel article, toutefois une erreur à corriger

“le télescope Omegon Pro Astrograph, un instrument recommandé pour l’astrophotographie, possède un diamètre de 1 200 mm pour une longueur focale de 304 mm”

Vous avez inversé le diamètre et la longueur focale.

Mais comme je l’ai déjà lu au dessus, le top pour commencer c’est une bonne paire de jumelle.

A titre perso j’avais une 10x50mm acheté pas trop cher (20 ou 50€ je sais plus, c’était prévu pour de l’astro), j’ai pu faire mes premières observation avec et j’hésitais à prendre du 20x80mm.

Mais, depuis j’ai récupéré un 114/900mm à l’agonie (trépied cassé, pas entretenu du tout) que j’ai réparé (avec une imprimante 3D), nettoyé, collimaté, j’ai pu profiter cette hiver de la nébuleuse d’Orion et autre.

Je verrais plus tard pour prendre mieux, mais la pollution lumineuse m’aide pas trop à me décider.

Et on peut ajouter qu’une lunette basique permet de ne pas basculer du coté (obscur?) des “platistes” dès les premières observations! On peut s’appercevoir rapidement que les planètes sont parfaitement visibles et se déplacent bien comme prévu dans le système solaire, qu’une monture équatoriale est très pratique car la compensation de la latitude et de la rotation de la terre est casse-pied à gérer à la main sur deux axes.
Rien que ça, c’est une grande victoire! :smiley: