Commentaires : L'aventure Sea Launch, des lancements orbitaux depuis l'océan

Faire décoller de grands satellites de télécommunications depuis une plateforme pétrolière modifiée au milieu de l’océan ? Ils l’ont fait !

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« J’aime le danger »

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Au début les haters prédisaient que SL allait tuer Ariane … Ce sont aujourd’hui les mêmes qui prédisent depuis 5 ans que SpaceX va tuer Ariane.
Ce sont des experts visionnaires …

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C’est vrai qu’en regardant la carte la Russie n’a pas d’acces a l’equateur. Ca doit se jouer sur la difference de carburant necessaire pour lancer d’une base au sud de la russie VS en mer plein equateur

Les opérateurs aiment les marchés ouverts, la concurrence et la diversité des accès ^^

SL offrait des prix contrôlés à un moment où Ariane pouvait proposer à peu près n’importe quoi, ça a aidé à avoir un truc global un peu plus équilibré. Après les russes et ukrainiens en ont bien vécu entre SL et ILS avec Proton. C’est juste que ces solutions ne se sont jamais renouvelées. Ariane 5 a évolué (en physique mais aussi et surtout sur les contrats) et Ariane 6 est dans les bacs.

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Il ne faut pas non plus oublier la législation américaine, qui a “Huaweié” les lanceurs russes et chinois (comme l’interdiction pour ces lanceurs de transporter des satellites exploitant des brevets américains sensibles ou encore l’interdiction de commercialiser sur le sol américain les services de satellites qui auraient fait le voyage avec ces lanceurs).
Elle pourrait très bien faire de même pour Ariane qui, avec sa qualité de service (Dv = 1500 m/s et Di <= 5°) , rafle toujours le gros des contrats GTO ouverts à la concurrence internationale.

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Non, la législation américaine n’a pas fait ça.
Les satellites des opérateurs commerciaux américains peuvent toujours décoller sur Proton (avec ILS) comme ils pouvaient le faire avec Sea Launch. Par exemple Northrop Grumman a lancé son satellite MEV-1 avec Proton l’an dernier, et il n’était pas ITAR free ^^ Ce n’est pas ça qui a stoppé l’aventure.

Bon c’est un peu plus compliqué maintenant que Sea Launch est totalement russe, mais quand l’entreprise était une joint-venture avec des américains dedans, ça ne posait aucun problème.

Ça passe peut-être pour un MEV (via un lanceur russe, sûrement pas chinois), mais toutes ces réglementations (il n’y a pas que l’ITAR) sont bien réelles… D’ailleurs les russes et les chinois ne partagent pas vraiment ton optimise :grinning:

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Non mais la Chine c’est un autre problème et une législation particulière de la part des Etats-Unis. L’article parle bien de Sea Launch avec Zenit, et pas de la Chine.

La Russie est dans un rôle particulier, avec de grosses restrictions depuis la crise de Crimée, mais qui n’affectent pas ou peu les entreprises communes USA-Russes. C’est toujours le cas pour ILS, qui est dans une position commerciale pourrie à cause de choix qui ne sont pas les leurs (le prix de Proton et surtout sa fin de vie au profit d’Angara).

Ok, je ne critiquais pas ton article. Je tempérais juste l’excès de confiance de Fulmlmetal puisque les USA peuvent couler Ariane d’un simple claquement de doigts…

A te lire, on a l’impression que les lanceurs russes sont accessibles par défaut !!! Sauf que la réglementation impose l’obtention d’une licence d’exportation qui n’a rien, mais alors rien du tout, d’une formalité !!! Il y a donc forcement eu une négociation de haut niveau avec les autorités américaines et une ch’tite compensation sur un autre marché.

En France, on connaît bien ce problème. Depuis 2014, je n’ai sais pas combien de fois ce pauvre Le Drian a dû aller en catastrophe à Washington pour que des satellites d’Airbus DS ou d’ATS puissent être lancé comme prévus par leurs lanceurs russes. En retour, cela nous a fait perdre quelques exportations d’armes, … en faveur de la concurrence américaine évidement (oh, un rafale qui se transforme en F-15, comme c’est magique :grinning:) !!!

Il faut arrêter de croire que tout se règle en dessous de table et en « chtites compensations ». Oui il y a des négociations commerciales, et non lancer sur Proton n’est pas tant un problème (plus depuis 2014 mais ça n’est pas un gigantesque frein). C’était même encore plus facile pour Sea Launch, basée aux USA avec un siège aux USA. Que le lanceur soit russe, ça n’y changeait pas grand chose avant 2013-14.

Le seul exemple d’aller retour de Le Drian concernant des lancements que j’ai en tête concerne le contrat pour les Emirats Arabes Unis (Falcon Eye), et il a décollé sur Vega. Pour le reste, bon nombre des satellites lancés par ILS ont été assemblés par Maxar ou Northrop Grumman, même depuis 2014.
(Les rafales ne se transforment pas non plus en F15 pour cause de satellites décollant sur lanceur russe)

« le contrat pour les Emirats Arabes Unis (Falcon Eye) » ==> bien vu (je l’avais oublié celui là), ça m’a permit de dénicher cet article de 2014 qui résumait bien la situation : Pourquoi la crise ukrainienne menace les champions européens du spatial (rien que dans cet article c’est trois satellites qui ont connus les affres de l’administration).

Pour les rafales je caricatures évidement, mais ayant été très directement impacté dans mon boulot d’ingénieur par cette réglementation, disons qu’il vaut mieux en rire (mais pas au point de se vautrer dans la naïveté - rien n’est gratuit ici-bas).