Commentaires : Greenly lance une offre de cashback pour récompenser vos achats éco-responsables

Greenly lance une nouvelle offre de cashback en France, avec Naturalia.

Eco-responsables, recyclables…
Ou comment faire du marketing vert déculpabilisant/déresponsabilisant…

L’important n’est-il pas d’aller dans la bonne direction ? Car espérer que tout soit parfait tout de suite c’est impossible et ce serait bien pire si personne ne faisait rien non ?

Tout dépend.
Si les gens se disent: " C’est bon on peut acheter ça, c’est recyclable donc c’est écologique" ou « On peut prendre ça parce que c’est éco-responsable donc écologique »…On ne s’en sortira pas.
Ce qui me fait peur, c’est que ces arguments marketing encouragent les gens à continuer d’acheter autant voire davantage. Au lieu d’amener une réflexion à moins consommer et/ou consommer autrement (occasion, prêt, location…).
C’est un peu comme l’alimentation bio. Du miel bio qui vient du Mexique…Oui c’est bio (à contrôler tout de même vu les différences de réglementation entre pays) mais bon…Il a traversé la moitié de la planète.

si les gens achètent c’est qu’ils le veulent bien et comme tout repose sur la consommation c’est soit consommé et avoir de l’emploi soit l’inverse :slight_smile:

Ce n’est pas aussi simple.
De plus, les emplois peuvent très bien ne pas se résumer à la seule fabrication d’objets à consommer.

Là aussi ce n’est pas si simple. Vouloir acheter. Avoir besoin de l’objet ou en avoir envie. Achat librement consenti ou achat provoqué par les subtiles manipulations marketing qui existent et sont là pour cela?

Effectivement nous sommes dans un monde de consommation. Mais nous ne sommes pas obligés d’y rester. C’est n’est pas blanc/noir ou 1/0.

Pas obligé d’y rester… Remplacer par quoi concrètement ? Et qui va payer celui qui ne travaille pas à la production ?

Celui qui ne bosse pas à la production (industrielle) peut être dans:

  • soin (physisque et psy)
  • bien-être (vaste)
  • enseignement
  • culture
  • science dure ou science molle
  • hébergement
  • restauration
  • production de nourriture
  • construction/architecture
  • activités numériques (très vaste)
  • artisanat (très très vaste)
  • médiathèques/ludothèque etc…en dur avec bâtiments ou sous forme de services en ligne
    Etc…

Il n’est pas question d’arrêter toute la production mais une très grosse partie. Et surtout de remplacer l’industrie du consommable/jetable par de l’industrie durable (ce qui est lié aux emballages plastiques par exemple).
On aura toujours besoin de médicaments, de produits d’hygiène et d’entretien (mais pas besoin de 80 gels douche avec 80 parfums/couleurs).
Il faudra toujours produire du papier, des stylos etc…
Pour beaucoup de choses, on pourrait revenir à plus de sobriété au moins dans les quantités de choix proposés.
On peut imaginer produire des biens électroniques beaucoup durables dans le temps et très facilement réparables. Ce qui créera toute une chaîne d’emplois. Il faut prévoir les usines pour qu’elles puissent passer d’un type de production à un autre.
Pour moi, se dire, si on arrête de consommer, on arrête de produire donc il n’y a plus d’emploi donc il faut continuer à consommer, et bien cela va nous mener tout droit dans le mur.
L’humain a toujours consommé. Comme tout être vivant. Consommer de quoi se nourrir, se loger, se vêtir, se défendre, se chauffer. Il y aura toujours de la consommation. Il va juste falloir qu’elle prenne une autre forme et que, pour les biens matériels à faible durée de vie et sans véritable intérêt (subjectif j’en conviens) il y ait une sérieuse remise en question.
Les modes inutiles du type hand spinner ou des paquets de 20 pains au chocolat avec emballage individuel etc…je ne pense pas qu’on pourra se les permettre très longtemps encore.

Mais, comme toujours, ce n’est que mon point de vue. Et non une vérité absolue à imposer à tous.

1 J'aime

Ton propos est raisonnable et je le comprends, ce que je ne comprends pas c’est comment payer ces métiers non productifs car s’il est question d’arrêter une grosse partie de la production j’ai beau cherché je ne vois pas de solution (réaliste), pendant le confinement nous avons tous beaucoup moins consommé et le résultat va se traduire par des brouettes de chômeurs supplémentaires déjà que structurellement parlant c’est un fléau… à un moment il faut que quelqu’un paye pour que les gens puisssent vivre et comme personne ou pas grand monde ne veut retourner travailler la terre ca va être compliqué

Non productifs en terme d’objet? Un enseignant fait un métier non productif. Pourtant il est essentiel. Pareil pour un plombier. Dans l’absolu, il ne produit rien. Et pourtant, lui aussi est essentiel. Et les deux sont payés.

Le confinement de peut servir d’exemple ou de référence. Durant ce dernier, nous sommes avons juste fait une pause dans notre société de consommation. En gros, la machine a été arrêtée pour maintenance pour deux/trois mois. Et revenir à son fonctionnement initial semble compromis.

Ce dont je parle, ne se fera pas en 6 mois ou 5 ans. C’est tout un modèle à revoir. Un changement de paradigme. Et il va falloir quelques décennies pour prévoir ces nouveaux métiers, mettre en place les formations etc…Ce sera très long d’un point logistique, infrastructure etc. Mais le travail sur les mentalités peut commencer très vite. En donnant une volonté, un cap. Et une échéance. Pour cette dernière, le risque est que les gens ne se sentent pas concernés ou que les différents gouvernements sabordent ce qui a été démarré par le précédent.

Un gros point noir pour moi, c’est que nous sommes également devenus une société de plaisirs et loisirs (dans les pays riches en tout cas). Donc, clairement, certains domaines auront du mal à recruter (travail de la terre comme tu le signalais) car beaucoup trop dur physiquement.